16 décembre 2013

Se préparer à la retraite

Partir à la retraite est souvent vécu comme une onde de choc. Tout change. Les repères habituels disparaissent. Une nouvelle façon de vivre s’installe, pas toujours facile à gérer. Voilà pourquoi on doit se préparer à partir à la retraite, psychologiquement et mentalement.



La retraite, certains en rêvent comme d’un moment de grâce où, enfin, ils vont pouvoir cesser « d'aller au travail à reculons ». D’autres la craignent parce qu'ils ne savent pas quoi faire de cet ennui qui les guette. Certains s'inquiètent de perdre une forme d'utilité sociale. Et plus on monte dans la hiérarchie, plus l'inquiétude est grande de ne plus se sentir indispensable.
Seule solution pour bien vivre ce moment : s’y préparer longtemps à l'avance ! « C’est une rupture brutale sur le plan social et psychologique », prévient la psychologue Claudine Badey-Rodriguez, « alors autant l'anticiper ! »

Faire son deuil de son ancienne vie

Inévitablement, le retraité va se retrouver confronté au regret de son ancienne vie. Il doit faire son « deuil ». On trouve d'ailleurs de plus en plus de formations qui proposent des stages de 2 ou 3 jours pour les futurs retraités, juste pour amortir le choc, leur faire entrevoir ce qui les attend, et parfois même leur faire découvrir ce qu'ils ne veulent pas voir ! « Je l'ai vraiment vécu comme ça » raconte Josée, infirmière retraitée de 64 ans qui habite la Nièvre. « Je n'avais pas anticipé, j'adorais mon métier, j'ai voulu le vivre à fond jusqu'au dernier jour d'activité, ne pas penser aux lendemains, quand tout s'arrête... J'ai eu tort, car je me suis retrouvée toute seule chez moi avec mon mari, et j'ai fait une dépression... »

La retraite se prépare à 50 ans

« La retraite se prépare dès la cinquantaine »
, avertit Claudine Badey-Rodriguez. « D’abord en assumant son âge. Car derrière la difficulté à accepter la retraite, il y a la difficulté à accepter le temps qui passe. » Selon elle, le meilleur moyen, c'est de cultiver son optimisme. « Ce n’est pas un trait de caractère dont on hérite à la naissance », poursuit-elle. « C’est une tournure d’esprit à exercer, il faut forcer un peu tous les jours son optimisme... » Bien avant l'âge de la retraite aussi, il faut prendre le temps de se poser les bonnes questions. Qu’est-ce que j’aime? Qu’est-ce qui m’intéresse en dehors de mon travail ? Qu’est-ce qui va donner du sens à ma vie? « Les réponses ne sont pas évidentes », constate Sophia, elle aussi à la retraite depuis peu. « Certaines de mes collègues aides soignantes avaient des passions depuis toujours, comme la musique ou l’humanitaire, mais moi, pas du tout ! » «Faire le point sur son passé, mettre des mots sur ses rêves et déterminer ses valeurs essentielles permet de construire un nouveau projet de vie », répond Claudine Badey-Rodriguez. Enfin, bien vivre sa retraite, c’est aussi soigner son corps en mangeant équilibré, en faisant de l’exercice physique, et en veillant à entretenir ses relations sociales. « Cette période est idéale pour développer son cercle d’amis », considère Claudine Badey-Rodriguez. On dit que plus on vieillit, moins on se fait d’amis. C’est faux ! » 

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Pour en savoir plus sur des sujets liés à la vie quotidienne, consultez les articles suivants :
Vivre autrement grâce au « cohabitat »
Bouger tout au long de sa vie pour vivre mieux à la retraite

1 commentaire :

  1. Comme nous vivions notre vie tout en travaillant, nous vivons notre retraite, même s'il y a un deuil à faire...Les deuils font déjà parti de la vie! Il
    Les envies, les désirs, les motivations à gouter et à partager avec enthousiasme la Vie qui continue est le fil rouge à poursuivre! tout est possible si nous nous en donnons non pas "la peine" mais le plaisir!

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