21 janvier 2016

Le niveau de vie des retraités devrait baisser dès 2025 !

Selon le Conseil d’Orientation des Retraites (COR), depuis une vingtaine d’années, les retraités ont un niveau de vie moyen supérieur à celui du reste de la population. Mais cette situation ne devrait pas durer ! Selon le rapport publié par le COR en décembre 2015, le niveau de vie des retraités devrait baisser continuellement entre 2025 et 2060... Et la tendance ne risque pas de s’inverser !

Dans son rapport publié en décembre 2015, le COR écrit : «Les ménages retraités ont en moyenne, actuellement, un niveau de vie légèrement supérieur aux autres ménages, un niveau de consommation à peu près égal, et un niveau de patrimoine supérieur… » Par exemple chez les retraités, le taux de pauvreté est de 8 % contre 14 % dans l’ensemble de la population. Ils possèdent en moyenne un patrimoine plus important que le reste de la population. Plus souvent propriétaires de leur résidence principale, ils possèdent aussi en moyenne plus de biens immobiliers et de placements financiers, susceptibles de leur apporter des revenus du patrimoine, et ils ont moins d’emprunts à rembourser. Résultat : alors que le patrimoine moyen de l’ensemble de la population était de 114 000 euros en 2010, celui des retraités s’élevait à près du double, 224 000 euros.
Mais cela ne va pas durer.

En 2025, les seniors qui ont pris leur retraite vont voir leur niveau de vie se dégrader

Si ce niveau de vie est «assez stable depuis 20 ans et devrait rester supérieur ou égal à 100 % dans les dix prochaines années», il devrait être inférieur après le milieu des années 2020 et diminuer jusqu'en 2060, à législation inchangée », précise le rapport du COR.
Autrement dit, à partir de 2025, les seniors qui ont pris leur retraite vont voir leur niveau de vie se dégrader. Et en 2040, leur niveau de vie sera inférieur à celui des actifs. Comment expliquer cette dégradation du niveau de vie des retraités ?

Cette baisse aurait notamment pour origine l'indexation des pensions sur l'évolution des prix et non plus sur les salaires. Avant 1987, l’augmentation des pensions dépendait de l’évolution des salaires. Dans le secteur privé, depuis une réforme de 1987, l’augmentation des pensions dépend désormais de l’augmentation des prix.
La loi de 2003 a étendu ce nouveau système à la fonction publique. Le but était clairement de limiter l’augmentation des pensions et cela a plutôt bien fonctionné !
Car les prix augmentent globalement moins vite que les salaires ! Et depuis les années de crise, les prix n’augmentent même presque plus ! Donc les pensions suivent la même courbe… désespérément plate !

La tendance serait aussi liée à une baisse, au fil des générations, des « taux de remplacement » : c’est le rapport entre les anciens revenus et la pension qui démarre. Pour un agent hospitalier, le taux de remplacement est environ de 40 % en moyenne. En clair, cela signifie qu’entre le montant du dernier traitement et celui de la première pension, la chute de revenus est de 40 % en moyenne. Et avec les réformes des retraites successives, ce taux de remplacement ne va pas aller en s’améliorant.

Le niveau de vie des retraités baisse partout dans le monde !

La tendance observée par le Conseil d’Orientation des Retraites n’est pas spécifique à la France. Une étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publiée en 2015, dans ses 34 pays membres (Europe, Asie, Amérique, Océanie), montre que « le taux de pauvreté parmi les retraités pourrait augmenter sensiblement ». Partout, l'âge de départ à la retraite a nettement augmenté depuis les années 2000, « 67 ans devenant la norme dans de nombreux pays », relève encore l'étude de l’OCDE.
L'évolution du marché du travail et l'accélération du vieillissement de la population auront des effets sur les retraites. « Bon nombre des retraités actuels ont occupé des emplois stables (...), mais un emploi pour la vie pourrait être l'exception et non plus la règle pour ceux qui entrent aujourd'hui dans la vie active » prévient encore ce rapport… Résultat : dans de nombreux pays de l’OCDE, il va devenir de plus en plus difficile de cotiser suffisamment pour prétendre à la pension minimale. Donc les pensions vont baisser mécaniquement et mathématiquement !
L’étude prévient : « L'indexation sur les prix (comme c'est le cas en France) est une solution attrayante pour les pouvoirs publics confrontés à des contraintes budgétaires, mais elle risque d'alimenter la pauvreté parmi les retraités… »
Voilà pourquoi il est indispensable de prendre ses dispositions le plus tôt possible et de penser très vite à des revenus de complément. C’est tout l’enjeu des complémentaires retraites et notamment de la CRH (Complémentaire Retraite des Hospitaliers) proposé à l’ensemble des agents hospitaliers.

Pour toute information complémentaire, rendez-vous sur le site de la CRH  pour les hospitaliers : http://crh.cgos.info/


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