25 août 2016

Les retraites de nouveau gelées jusqu’au 1er octobre ?


Avec les réformes successives des retraites, les pensions n’augmentent plus. Cette année encore les retraites seront gelées. Les seniors perdent du pouvoir d’achat. Du coup l’écart se creuse de plus en plus avec les actifs dont les salaires continuent légèrement à augmenter.
Explications. 

Pour les anciens salariés du privé, jusqu’à la réforme des retraites de 1993, les pensions de retraite évoluaient en fonction du niveau des salaires des actifs. En clair : elles augmentaient au même rythme ! Quand les salaires augmentaient, les pensions augmentaient d’autant. Mais depuis la réforme de 1993, elles sont désormais indexées sur l’augmentation des prix à la consommation.
Pour les fonctionnaires, la réforme des retraites de 2003 a instauré le même système : l’indexation des pensions de retraites sur les traitements des actifs a été remplacée par l’indexation sur l’indice des prix hors tabac, comme pour les salariés du privé.
Tant que les prix augmentaient d’une année sur l’autre, les pensions augmentaient dans les mêmes proportions. Mais aujourd’hui ? L’indice des prix mesuré sur les 12 derniers mois est en baisse… Ce qui veut dire qu’au 1er octobre 2016,  les pensions vont certainement faire du « sur place » après avoir été quasiment gelées en octobre 2015 (+0,1%).
Cette situation intervient après d’autres réformes qui ont largement contribué, ces dernières années, à faire reculer le pouvoir d’achat des retraités : en 2009, les pouvoirs publics ont décalé de janvier à avril la date de revalorisation des pensions. En 2014, cette date a encore été déplacée, cette fois d’avril à octobre, tout en gelant le montant des pensions pendant un an. Il n’y a donc pas eu d’augmentation en 2014, ni pendant les 9 premiers mois de 2015. Seuls les retraités modestes, dont les pensions étaient inférieures à 1200 euros mensuels ont bénéficié d’un coup de pouce mensuel de 40 euros. La dernière vraie revalorisation des retraites de base date donc d’avril 2013 : + 1,3 %.

Des pensions qui décrochent par rapport aux salaires


Du coup, on assiste à un véritable « décrochage » des pensions de retraites par rapport aux salaires, qui, eux, augmentent.
Dans le secteur privé, au premier trimestre 2016, le rythme de progression du salaire moyen est de +1,8 % alors que celui de l’indice des prix hors tabac régresse : - 0,1 %. Le pouvoir d’achat des retraités est donc clairement en baisse.
Pour les fonctionnaires, après 5 années sans augmentation, les 5,4 millions de fonctionnaires actifs bénéficient cette année d'une augmentation de 1,2 % du point d’indice, en deux fois : 0,6 % le 1er juillet 2016 et 0,6 % le 1er février 2017. Alors que les retraités, rappelons-le, devraient connaître une augmentation de leurs pensions proche de zéro, l’indice des prix étant stable, et affichant même une légère baisse. Les retraités commencent à contester de plus en plus ce système, car certains tarifs, comme par exemple ceux des billets SNCF ou des transports urbains, continuent à croître.
Des perspectives qui devraient inciter toutes les personnes en activité à réfléchir : pour un agent hospitalier, au moment du départ à la retraite, la baisse de revenu se situe autour de - 40 %. Les années suivantes, on sait que les pensions ne vont quasiment pas évoluer quand les traitements des actifs vont progresser, même légèrement. Mieux vaut penser maintenant à des compléments de revenus qui viendront compenser en partie cette perte au moment du départ à la retraite. La Complémentaire Retraite des Hospitaliers, dont le C.G.O.S est l’association souscriptrice, peut vous y aider !


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