12 janvier 2017

Préparer sa retraite dès le début de carrière !


Pour faire face à une perte de revenus de plus de 40 % pour les agents hospitaliers à la retraite, et prévenir la forte augmentation de certaines dépenses (santé, aide aux enfants en difficulté), il faut s’y préparer dès l’entrée dans la vie active.


Une chute de revenus considérable
Pour les agents hospitaliers, les revenus chutent en moyenne de 40 % au moment du départ à la retraite, car dans le calcul de la pension de retraite, les primes ne sont quasiment pas prises en compte. Pour les agents de la fonction publique, c’est un vrai handicap. Ce chiffre va d’ailleurs s’aggraver : avec les réformes des retraites qui se succèdent et la baisse programmée des pensions, le niveau de vie des retraités devrait baisser continuellement entre 2025 et 2060, selon le Conseil d’Orientation des Retraites (COR).
A salaire équivalent et carrière égale, la génération qui à 30 ans aujourd’hui touchera, au moins, 10 à 15% de moins que celle de ses parents !
Autre handicap : le temps partiel. Si vous travaillez une partie de votre vie à 80 %, vous cotisez en proportion du temps de service effectué. Votre pension sera réduite au prorata de votre durée effectivement validée.

Des dépenses qui vont augmenter
Si vous vous sentez actuellement en pleine forme, une fois à la retraite, votre poste de dépenses de santé va augmenter. Hospitalisation, optique, ou prothèses auditives : un couple de retraités dépense en moyenne chaque année 1860 euros pour ses dépenses de santé, contre 1138 euros pour un ménage non retraité.
Selon une étude de l'UFC-Que Choisir, les mutuelles réservées aux séniors coûtent en moyenne 2,5 fois plus cher que celles proposées au  reste de la population. Et si l'Assurance Maladie continue à se désengager, les cotisations des séniors pourraient croître de 6,7 à 8,2% par an, d'ici à 2020.
Avec la crise, les seniors sont amenés, de plus en plus, à aider leurs proches. Selon un sondage TNS SOFRES de février 2016, 78 % des Français affirment avoir concrètement aidé au moins une fois un membre de leur entourage. Un jeune qui ne trouve pas de travail n’a pas d’autre choix que d’habiter chez ses parents. Quand on perd son travail, même à 45 ans, il n’est pas rare de retourner chez son père et sa mère, avec femme et enfants, au moins provisoirement. Ce retour au bercail pèse forcément sur le budget des retraités. Ils se retrouvent d’ailleurs à la croisée des chemins. Car à cause de l’augmentation de l’espérance de vie, ils sont aussi de plus en plus sollicités financièrement par leurs propres parents qui vivent de plus en plus longtemps. Depuis 1975, le nombre de centenaires croît en moyenne au rythme de 8% par an en France.

Anticiper dès maintenant l’heure de la retraite
Pas facile, quand on est jeune, d’imaginer la vie que l’on aura à 65 ans. Mais face à toutes ces incertitudes, mieux vaut anticiper dès le début de carrière. Selon la dernière étude COHDA réalisée en octobre 2015 pour le C.G.O.S, seuls 38 % des agents hospitaliers ont commencé à le faire. C’est trop peu. Il est plus que jamais nécessaire de prendre les devants en épargnant, à titre individuel, pour vous assurer un complément de revenu au moment du départ à la retraite.


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