Métiers et Carrières

Ambulancier diplômé d’Etat  : quel rôle à l’hôpital  et quelle évolution possible ?

29 septembre 2017
Etre ambulancier à l’hôpital c’est assurer le transport des patients sous l’autorité des médecins et des infirmiers. Pour exercer, il faut obligatoirement être titulaire du Diplôme d’Etat d’ambulancier (DEA). Pour ceux qui travaillent en SMUR ou au SAMU, une formation complémentaire est indispensable. Un ambulancier dans la fonction publique hospitalière est un agent de catégorie C. Un débutant est rémunéré 1616,68 euros bruts par mois (2ème grade) et termine sa carrière à 2183, 69 euros au même grade. Au sein de l’hôpital, un ambulancier a la possibilité de devenir aide-soignant au terme d’une formation complémentaire de 8 mois.


Une mission de contact avec les patients sous l’autorité des médecins et des infirmières.

Dans la fonction publique hospitalière, c’est l’ambulancier qui fait souvent le lien entre l’hôpital et le patient. Il transporte les malades, les blessés, les femmes enceintes, les personnes handicapées ou âgées d'un établissement de soins (hôpital, maisons de retraite…) à un autre, ou les ramène chez eux après une hospitalisation. Il travaille avec des médecins et des infirmiers qui lui transmettent les consignes concernant le confort, la surveillance et la sécurité du patient.
Lorsqu'il intervient au sein d’un SAMU ou d’un SMUR, il doit aussi savoir gérer les situations d’urgence au volant et il peut même apporter les premiers soins : il désinfecte les plaies, met un pansement, rassure la victime, dresse un premier bilan sur l'état du patient. Lors des interventions d'urgence, il est sous les ordres du médecin urgentiste. Il s'occupe de l'évacuation du patient en s’adaptant à son état de santé et au lieu de l'accident (chaise, brancard)
Entre les interventions, le conducteur ambulancier lave l'intérieur et l'extérieur du véhicule, le désinfecte, remplace la literie, vérifie le matériel de premiers secours, surveille l'entretien mécanique. Il remplit aussi et tient à jour les documents administratifs et le dossier de transport.

L’intérêt du métier, c’est d’abord le contact avec les patients (malades, personnes blessées ou handicapées) et le travail en équipe (médecins, infirmiers, aides soignants, services administratifs...). La difficulté : il est soumis à une fatigue physique et nerveuse quotidienne et ses horaires de travail sont souvent très variables (week-end, jours fériés, nuits).

Une formation initiale commune et une formation complémentaire pour les ambulanciers du SMUR/ SAMU

Le Diplôme d'État d'Ambulancier ou DEA (anciennement Certificat de capacité d’ambulancier) est délivré après une formation de trois mois (cours théoriques et stages), délivrée dans des centres agréés par le Préfet de région (DRASS).
Dans la fonction publique hospitalière, les ambulanciers titulaires du DEA doivent obligatoirement suivre une formation complémentaire s’ils veulent intégrer un service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR, SAMU). Cette formation comprend notamment un stage de sécurité routière et de conduite en état d’urgence. Elle prépare aussi le candidat aux situations d’exception. Les Instituts de Formation d'Ambulanciers (IFA), présents dans les grands hôpitaux, assurent généralement la sélection et les formations des futurs ambulanciers.

A noter : l’auxiliaire ambulancier (non détenteur du DEA) travaille surtout dans le secteur privé. Il est l'unique membre d'équipage du véhicule sanitaire léger (VSL) et peut transporter, en position assise uniquement, jusqu'à 3 patients autonomes. Mais il peut être le second membre d’une équipe constituée de deux personnes dont le responsable est au moins titulaire du Diplôme d’État d’Ambulancier.

Le conducteur ambulancier occupe un emploi de catégorie C

Dans la fonction publique hospitalière, le conducteur ambulancier est un agent occupant un emploi de catégorie C (niveau CAP-BEP).

Le corps des conducteurs ambulanciers se décompose en 2 grades :

Rémunération d’un conducteur ambulancier rémunéré sur l’échelle C2 (chiffres 2017) :

tableau-remuneration-conducteur-ambulancier-echelle-c2

Rémunération d’un conducteur ambulancier principal rémunéré sur l’échelle C3 (chiffres 2017) :

tableau-remuneration-conducteur-ambulancier-echelle-c3

Source : http://infosdroits.fr/conducteur-ambulancier-dans-la-fonction-publique-hospitaliere/

Du métier d’ambulancier à aide-soignant

Les ambulanciers, qui souhaitent être davantage intégrés aux soins des patients, peuvent devenir aides-soignants au sein de l’hôpital. Pour cela, ils doivent suivre une formation complémentaire. Ils sont alors exemptés de passer le concours d’entrée en école d’aide-soignant. Ils sont aussi dispensés de certaines unités de formation. Ils suivent au total 9 semaines d’enseignement théorique et 6 stages de 4 semaines chacun, soit une formation totale de 33 semaines. Ils peuvent aussi tenter la voie de la validation des acquis et de l’expérience (VAE) en fonction de leur parcours professionnel antérieur (notamment pour les ambulanciers hospitaliers ayant travaillé ou travaillant en SMUR et/ou dans un service d’urgence).

Pour plus de renseignements sur la formation ambulancier d'Etat, c'est ici.