Santé et Forme

Bien choisir sa mutuelle santé quand on a moins de 30 ans !

13 août 2015
C’est la rentrée et c’est le moment pour vous de choisir une complémentaire santé, peut-être pour la première fois ! Cruel dilemme : quand on démarre dans la vie, on n’a pas forcement les moyens de payer le prix fort. Pas question pour autant de négliger la sécurité et la qualité de sa couverture santé. Les frais liés à une hospitalisation, un accident ou une maladie peuvent rapidement faire exploser le budget. Voilà pourquoi il est indispensable de bien choisir sa mutuelle.
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Les dépenses de santé ne sont pas les mêmes à 25 ans, à 45 ans avec une famille et à 75 ans. Les mutuelles en tiennent compte et proposent des niveaux de garanties différents. La complémentaire santé « pour les jeunes » est destinée aux moins de 30 ans, qu'ils soient étudiants, jeunes actifs, à la recherche d'un emploi, célibataires ou en couple.

Compléter l'assurance maladie

Elle intervient en complément de l'assurance maladie. Elle est souvent appelée « mutuelle jeune », car les garanties et le prix sont très souvent adaptés au budget serré des jeunes (entre 7 et 35 euros par mois). Les formules proposées selon les mutuelles sont souvent des contrats « à la carte » et c’est à vous de choisir vos options en fonction de votre état de santé et de vos besoins. Inutile par exemple pour un jeune actif de payer une cotisation pour l’optique s’il n’a aucun problème de vue. Le prix de la cotisation diminue si on réussit à ne cotiser que pour les garanties qui nous concernent et pas pour un forfait qui engloberait tout ! Les contrats de base proposés correspondent aux demandes les plus fréquentes chez les moins de 30 ans. Ils couvrent ce qu’on appelle les soins de ville (médecine, générale ou spécialiste, pharmacie, radiologie, analyses en laboratoire). Ces contrats sont, en général, fixés sur un taux de remboursement de 100 % à condition de se rendre chez un médecin conventionné. Ce qui veut dire en clair que le remboursement peut aller jusqu’à 100 % de la dépense à condition de faire appel à un médecin qui s’est engagé à pratiquer les tarifs fixés par la Sécurité Sociale. Par exemple, un généraliste conventionné facture une consultation 23 €. La Sécurité Sociale va rembourser 70 % du tarif fixé. La mutuelle prendra en charge les 30 % restants donc vous serez bien remboursé à 100 % (-1 euro prélevé sur toutes les consultations). A l’inverse, un médecin non conventionné fixe ses propres tarifs, il peut par exemple vous facturer 30 € pour une consultation. C’est ce qu’on appelle un dépassement d’honoraire. La Sécurité Sociale remboursera toujours 70 % de 23 euros et la mutuelle fera de même, vous assumerez donc un coût de 7 euros. Si votre assurance santé complémentaire annonce un remboursement « 100 % » d’un acte (par exemple une consultation), cela signifie qu’elle complète le remboursement de la Sécurité Sociale à hauteur de 100 % du tarif de convention. Pour que les « dépassements d’honoraires » soient pris en charge par votre mutuelle complémentaire, il faut que votre contrat précise un remboursement supérieur à 100 % : 200 %, 300 % etc. Soyez vigilants aussi sur les conditions de remboursement de l'optique (montures, verres, lentilles éventuellement). Certaines mutuelles ne remboursent qu’un prix forfaitaire souvent très éloigné des dépenses réelles, notamment pour les verres dits « amincis » proposés par votre opticien ou pour les lentilles… Les contrats incluent aussi tous les soins dentaires (dentiste, prise en charge d'éventuelles prothèses…). Là aussi, le taux de remboursement proposé sur ce poste sera souvent de 100%, à condition de consulter un dentiste conventionné… Pour l'hospitalisation, la « garantie jeune » typique fixera un remboursement à 100% du tarif de la Sécurité Sociale, pour être sûr qu'en cas de séjour à l’hôpital, vous puissiez être pris en charge dans un établissement de santé sans avoir aucune dépense.

Des garanties adaptées à l’âge comme le remboursement des contraceptifs

En dehors du contrat de base, la plupart des mutuelles jeunes proposent aussi des garanties adaptées à l’âge : par exemple le remboursement du moyen de contraception (pilule, stérilet) ou les garanties remboursant les actes de prévention, comme les dépistages ou le sevrage tabagique. D’autres se calent sur les pratiques des moins de 30 ans : certaines mutuelles proposent par exemple un « forfait automédication ». Elles intègrent le fait que les jeunes se rendent rarement chez le médecin pour un rhume ou un mal de gorge sans gravité et proposent ainsi de rembourser sous la forme d’un forfait les médicaments sans ordonnance ou non remboursés par la Sécurité Sociale (jusqu’à 30 euros par an). Si vous consultez un ostéopathe, un acupuncteur, un chiropracteur, un diététicien ou un pédicure (non remboursés par la sécurité Sociale) certaines mutuelles proposent aussi un forfait annuel pour participer aux frais (jusqu’à 100 € par an), mais ce type de forfait fera grimper votre cotisation annuelle.

Si votre mutuelle propose le tiers-payant, vous n’avancerez pas l’argent

Au moment de choisir votre mutuelle, vérifiez également que vous bénéficiez du tiers-payant chez le pharmacien. C’est un système qui vous permet d’être dispensé d’avancer les dépenses, la Sécurité Sociale et votre mutuelle réglant directement au pharmacien le coût des médicaments. En général, la plupart des complémentaires santé destinées aux jeunes ont prévu cet élément indispensable pour eux, car ils n'ont souvent pas beaucoup de moyens et n'aiment pas avancer l'argent. Prenez garde également au délai de carence : il s'agit de la période avant que la prise en charge par votre mutuelle soit effective. Optez plutôt pour celle qui propose une prise en charge immédiate ! Et n’hésitez pas à choisir celle qui garantit des délais de remboursement rapides (48 heures maximum). Pour trouver une bonne mutuelle pas chère avec des garanties minimales, et surtout être sûr de ne pas être déçu ensuite, rien ne vaut la comparaison sur Internet via un comparateur mutuelle jeune. Ainsi vous obtiendrez de nombreux devis et pourrez alors choisir le meilleur contrat au meilleur tarif.

Le 1er janvier 2016, les entreprises devront obligatoirement fournir une mutuelle santé à leurs salariés.

C’est l'une des mesures phares de la loi de sécurisation de l'emploi du 14 juin 2013. Elle ne s’applique pas à la Fonction Publique, les agents hospitaliers ne vont pas en bénéficier, mais votre conjoint qui travaille dans le privé est peut-être concerné. A cette date, toutes les entreprises (de la plus petite à la plus grande) devront proposer une complémentaire santé à leurs salariés. "Jusqu'à présent, il n'y avait aucune obligation pour les entreprises de fournir une mutuelle à leurs salariés même si plusieurs grandes structures le proposent déjà comme une sorte "d'avantage"", explique Claude Deruelle, expert-comptable. Le dirigeant ne pourra pas choisir n'importe quelle formule. Le décret prévoit ainsi que la complémentaire mise en place corresponde à "un panier de soins minimal de 125% du tarif de la Sécurité sociale pour les prothèses dentaires et de 100 euros par an pour l'optique." Elle doit aussi couvrir "l'intégralité du ticket modérateur à la charge des assurés sur les consultations, actes et prestations remboursables par l'assurance maladie obligatoire, le forfait journalier hospitaliers." Le coût de la mesure par entreprise est estimé à vingt euros par mois et par salarié mais pourra évoluer en fonctions de la localisation et du contrat choisi.