Conso et Bons Plans

Achats sur internet : la loi impose désormais la transparence des commentaires

28 décembre 2017

A compter du le 1er janvier 2018, les sites internet doivent donner davantage d’informations sur les avis des consommateurs mis en ligne. L’objectif : démêler le vrai du faux parmi les milliers de commentaires, encadrer, et faire en sorte que la concurrence ne soit plus faussée. Comme 80 % des acheteurs disent tenir compte des avis donnés sur internet, les pouvoirs publics ont décidé de les aider à y voir plus clair. Désormais, à coté de chaque commentaire, les entreprises doivent indiquer les procédures de contrôle qui ont été mises en place, pour éliminer au maximum les « faux avis ».  
transparence commentaires achats internet

Quand vous achetez sur internet, les sites publient systématiquement des commentaires d’autres clients qui sont toujours très positifs. Ils sont présentés comme des avis positifs émanant d’utilisateurs « particulièrement satisfaits » ! Pas facile de s’y retrouver entre les vrais commentaires et ceux « imaginés » par le vendeur pour tenter de vous convaincre !

Voilà pourquoi, à compter du 1er janvier 2018, des obligations de transparence sont imposées aux sites internet. Elles s’inscrivent dans le cadre de la « Loi pour une République numérique » votée il y a un an et dont le décret d’application vient d’être publié.

Un modérateur capable de débusquer les « faux avis »

Ce qui change

Regardez bien :  à côté de chaque avis ou commentaire, le site internet doit préciser quelle procédure de contrôle a été mise en place pour tenter de s’assurer que les commentaires postés sur le site sont fiables. Il doit vous informer de la mise en place d’un « modérateur », un collaborateur capable de débusquer les faux avis. Encore plus utile : le site doit désormais vous indiquer comment a été organisé l’ordre et le classement des avis donnés. Il doit expliquer, en toute transparence, si la personne qui a écrit son commentaire a été rémunérée ou non pour le faire. Cette pratique existe depuis longtemps mais jusqu’à maintenant, rien n’obligeait le vendeur à révéler que les commentaires positifs étaient en fait rémunérés. Certains sites qui comparent des voyages proposent par exemple à leurs clients que leurs avis positifs soient « remontés » contre rémunération. Si c’est le cas, il faudra, là encore, le préciser.

Si l’avis n’est pas anonyme, il a forcément plus de poids

Doivent aussi être renseignés : le délai maximum de publication et de conservation d’un avis et la possibilité, le cas échéant, de contacter le consommateur auteur de l’avis. Si l’avis n’est pas anonyme, il a forcément plus de poids.

« Il faut que le consommateur ne soit pas trompé et que la concurrence ne soit pas faussée », explique Loïc Tanguy, de la Direction Générale de la concurrence, de la consommation, et de la répression des fraudes.

L’idée est de placer le client « en position d’arbitre », afin qu’il évalue « par lui-même le degré de confiance qu’il est à même d’accorder aux avis mis à sa disposition et, par extension, au site qui les publie ». Et il ajoute : « dans tous les cas, mieux vaut éliminer les avis trop enthousiastes ou trop négatifs et privilégier les avis argumentés… »

En règle générale, plus il y a d’avis sur un produit ou un service, moins il y a de risques de se tromper !