Métiers et Carrières

Agent de service hospitalier (ASH) : des passerelles pour devenir aide-soignant

22 juillet 2019

La propreté des chambres des patients, des locaux de soins ou d’opération, l’hygiène à l’hôpital, c’est lui ! Qu’il soit agent de bio-nettoyage, agent d’entretien, ou agent d’entretien polyvalent, il doit aussi appliquer toutes les mesures de prévention pour lutter contre les maladies nosocomiales. Selon sa grille indiciaire, l’agent de nettoyage démarre sa carrière avec 1527 euros mensuels bruts et la termine avec un traitement de 1719 euros (classe normale).
Depuis 2007, il est intégré au même corps que les aides-soignants, ce qui favorise les passerelles : avec 8 ans d’expérience professionnelles, les ASH peuvent devenir aides-soignantes dans le cadre de la formation continue et de la validation des acquis de l’expérience (VAE). L’ASH en contact avec les patients appartient à la catégorie « active », ce qui lui ouvre, en théorie, ses droits à la retraite à l’âge de 57 ans. Mais il doit aussi, comme tous les agents hospitaliers, valider entre 167 et 172 trimestres pour partir à la retraite à taux plein. Un seuil difficile à atteindre à 57 ans. Certains choisissent quand même de partir, avec une pénalité. C’est ce qu’on appelle la décote (baisse définitive de la future pension).
Depuis 1963, la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (dont le C.G.O.S est l’association souscriptrice) vous propose une solution pour limiter cette baisse annoncée de revenus à la retraite. Tout a été conçu pour que vous puissiez cotiser sans difficulté pendant votre vie active, quel que soit votre revenu, pour vous constituer un complément de revenu à la retraite. Le système est souple et transparent : en cas de souci de trésorerie, vous pouvez suspendre momentanément vos cotisations, puis les reprendre ou même changer de taux (y compris le diminuer) sans frais, ni pénalités !
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A l’hôpital, l’agent de service hospitalier (ASH) est responsable de la propreté des locaux : il nettoie les chambres, les salles de bains, les salles de soins, mais aussi les salles d’opération et les véhicules sanitaires. Il doit respecter les mesures d'hygiène et de prévention des bio-contaminations.

Depuis 2007, les ASH font partie du « corps des aides-soignants et des agents des services hospitaliers qualifiés de la fonction publique hospitalière ». Les deux métiers ont été réunis pour favoriser les passerelles entre eux. Après 8 ans d'expérience professionnelle (décret du 3 août 2007), les ASH ont la possibilité de suivre une formation pour devenir aides-soignants, dans le cadre d’une Validation des Acquis de l’Expérience (VAE). Cette formation se compose essentiellement d'un stage de six mois. Elle est financée par l'hôpital dans le cadre de la formation continue. Une fois la formation validée, les ASH ont le grade d’aide soignant stagiaire et perçoivent la rémunération correspondant au premier échelon du grade de la classe normale d’aide soignant.

Pour les ASH, il existe d’autres passerelles vers d’autres métiers de l’hôpital : agent de restauration et d'hôtellerie, agent de blanchisserie , auxiliaire de puériculture, aide-médico psychologique, agent de logistique, encadrant Bio-nettoyage, ou encore ambulancier.

Les agents de service hospitaliers (ASH) en contact avec les patients sont des agents de catégorie active

Aucun diplôme spécifique ne conduit au métier d’ASH. Il n’existe pas de niveau de diplôme requis au départ. Mais avec un BEP en poche, on peut se permettre d’évoluer plus vite sur d’autres postes, comme celui d’aide-soignant : notamment le BEP « carrières sanitaires et sociales », le BEP « bio-services », ou le BEP « métiers de l’hygiène, de la propreté et de l’environnement ».

Les ASH en contact avec les patients sont classés dans  la catégorie active : ce sont des emplois, qui présentent « un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles » justifiant un départ à la retraite plus tôt que d’autres. Pour les ASH, l’âge d’ouverture des droits à la retraite est donc de 57 ans. Mais pour partir à la retraite à taux plein (75 % du traitement de base calculé sur les 6 derniers mois d’activité), il faut impérativement avoir validé entre 167 et 172 trimestres, soit 43 ans de vie active ! Autant dire que pour beaucoup, c’est carrément mission impossible de réussir à valider un si grand nombre de trimestres à 57 ans ! Ceux qui voudront valider le nombre de trimestres requis devront donc travailler plus longtemps. Ceux qui décident, par lassitude ou pour toute autre raison personnelle, de partir malgré tout à 57 ans, subiront une décote, c’est à dire une baisse définitive de leur pension de retraite. Pour limiter cette baisse, la Complémentaire Retraite des Hospitaliers vous offre la possibilité de cotiser pendant votre vie active, pour vous constituer un complément de revenu à la retraite. Il vous sera ensuite versé pour toute votre vie. Créée par des hospitaliers pour les hospitaliers, la CRH s’adapte à vos besoins et à vos moyens financiers : vous choisissez votre taux (2,5 %, 3,5 %, 4,5% ou 5,5% de votre traitement mensuel brut), vous pouvez suspendre les versements, puis les reprendre sans frais ni pénalités. Vous pouvez aussi changer de taux dans les mêmes conditions.