Santé et Forme

Alimentation : on grignote de plus en plus entre les repas !

26 avril 2018

Selon une étude publiée en mars, les Français mangent de plus en plus « hors repas » : ils sont 38 % à  grignoter chocolats, barres de céréales, biscuits, chips ou autres nourritures très riches en graisses ou en excès de sucres, le matin ou l’après-midi. C’est 20 à 30 % de plus que dans les études précédentes publiées en 2010. Un comportement alimentaire qui n’est pas sain et qui accroit les risques d’obésité.
Mais selon ce même rapport réalisé par le CREDOC, contrairement aux Anglo-Saxons qui remplacent leurs repas par du grignotage, les Français conservent quand même leur 3 repas principaux par jour, mais ils grignotent en plus.
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Selon une étude du CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), publiée en mars 2018, grignoter entre les repas devient une habitude de plus en plus courante chez les Français.

38 % d’entre eux reconnaissent consommer chocolat, chips ou biscuits chaque jour et presque 35 % deux ou trois fois par semaine.  

On commence dès le matin avec la « pause-café » et on continue l’après-midi avec la « pause goûter » !  38% des sondés affirment grignoter par plaisir, 28% pour couper une sensation de faim et 17% pour décompresser.

«Ca donne du tonus, mais surtout ça apporte du plaisir et ça fait beaucoup de bien quand on veut retrouver la pêche», raconte Evelyne, infirmière aux urgences dans un hôpital du Sud-Ouest de la France. Et elle ajoute : « Je n’ai pas du tout la sensation de mal m’alimenter, c’est un petit plaisir que je me fais en plus… » D’ailleurs, comme Evelyne, 86% des interrogés déclarent ne pas culpabiliser lorsqu'ils grignotent.

22 % des Français grignotent juste avant d’aller se coucher

L'apéro dînatoire est la tendance qui se développe le plus. 42 % des Français sont séduits par cette pratique, que l'on retrouve surtout le week-end dans les villes. Enfin, 22 % des Français affirment se laisser aller à un ultime plaisir avant le coucher : le « petit chocolat » (pour se déculpabiliser, on l’appelle toujours « petit chocolat » même quand il est gros !) a la cote, car il offre une sensation de réconfort avant d'aller se coucher.

Hélas, au bout du compte, on finit par cumuler les calories. Et pour les spécialistes de la nutrition, ces comportements dérèglent le fonctionnement du centre de la faim dans le cerveau et la digestion.

Du coup, dans les pays industrialisés, le grignotage est un des principaux facteurs d’obésité. Tous ceux qui sont en surpoids grignotent. Quand on rentre du travail, avant de s’écrouler devant son écran de télévision, rendre visite à son réfrigérateur est souvent le premier réflexe de ceux qui sont en surpoids. La publicité télévisée nous y incite d’ailleurs à chaque instant. Avec l’inactivité, le grignotage est la principale explication de l’obésité, en particulier infantile, qui sévit aux Etats-Unis.

Les Français « snackent » de plus en plus, mais ne renoncent pas à leurs 3 repas par jour

Dernier enseignement de cette étude du CREDOC : « contrairement aux Anglo-Saxons, pour qui le snacking tout au long de la journée est devenu le principal mode d’alimentation, les Français ne délaissent pas pour autant les repas traditionnels à table qui sont autant de moments de convivialité... » affirme Thibaut de Saint Pol, sociologue à l'Ecole normale supérieure de Paris-Saclay et coauteur cette étude. En fait, contrairement aux Américains, les Français cumulent « repas » et « snacking » ! Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle ?