Métiers et Carrières

Apprendre la langue des signes quand on est soignant

16 juillet 2020

En France, entre 250 000 et 300 000 personnes sont sourdes, et près de six millions souffrent d’une déficience auditive. Pour les sourds et malentendants, le parcours de soin est parfois plus difficile, notamment lorsque les soignants ne pratiquent pas la langue des signes française (LSF). Mais il est possible d’apprendre la LSF, dans la cadre de la formation initiale ou continue…
Apprendre la langue des signes quand on est soignant

La langue des signes : enseignée dans les IFSI, pratiquée dans les unités d’accueil de patients sourds

La LSF fait partie des modules optionnels proposés dans certains Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI). C’est le cas à l’IFSI de Nancy par exemple. À l’issue de leur formation, les soignants peuvent pratiquer la LSF dans l’une des unités d’accueil et de soins des patients sourds en langue des signes française (UASS-LSF). En France, il en existe une vingtaine. Elles sont rattachées aux CHU. Leurs  équipes comprennent des interprètes et des soignants qui pratiquent la LSF… et des soignants eux-mêmes atteints de surdité.

Se former à la langue des signes : formation continue et apprentissage personnel !

Il n’est jamais trop tard pour apprendre la langue des signes. C’est d’ailleurs l’une des nombreuses options proposées dans le cadre de la formation continue des hospitaliers. Les unités UASS-LSF organisent aussi des journées de sensibilisation auprès des professionnels de santé, notamment pour les services de soins susceptibles d’accueillir des patients sourds ou malentendants : maternités, établissements d’accueil pour personnes âgées...