Santé et Forme

Après la canicule de juin : que nous réservent les prévisions météo pour cet été ?

4 juillet 2019

La semaine de canicule et de chaleurs intenses que nous avons connue en France à la fin du mois de juin est encore dans toutes les mémoires. Dans certaines régions, notamment dans le sud (Gard), le centre (Limoges) et dans l’est de la France (Lyon), la température  a atteint les 42/43 degrés et même 44,3 degrés à Carpentras le 28 juin ! Pas de doute, la planète continue de se réchauffer. Difficile d’en douter. Il y a quelques semaines, Météo France a publié ses prévisions saisonnières pour le reste de l’été en France : il s’annonce plus chaud que la normale. Et l’organisme public détaille même : «Juillet sera plus chaud et plus sec qu’août ». Visiblement, on n’en a pas fini avec les fortes chaleurs !
été 2019 plus chaud que la normale

« Nous venons de vivre une canicule sans précédent par sa précocité pour le mois de juin, et ce depuis 1947 ! », vient de rappeler Emmanuel Demaël, prévisionniste à Météo-France. Avec des températures relevées autour de 40 degrés le jour et 25 degrés la nuit entre le 25 et le 30 juin. Or, avant cet épisode, la plupart des canicules (hormis en 2017) s’étaient déroulées en juillet et août. Et si nous l’avons encore plus mal vécu cette fois ci, c’est parce qu’en juin, la durée du jour est maximale, ce qui rend difficile le rafraîchissement nocturne. Un phénomène amplifié dans les grandes villes, où les surfaces minérales (bâtiments, chaussée…) emmagasinent l’énergie et créent des îlots de chaleur urbaine.

 

La canicule de juin 2019 : une conséquence directe du réchauffement climatique

« L'empreinte du réchauffement climatique sur cette série d'étés au-dessus des normales est de moins en moins contestable, souligne Stéphane Nedeljkovitch », prévisionniste chez MeteoNews. « Il faudrait une éruption volcanique majeure pour renverser cette tendance de fond. »

Pour ceux qui en douteraient encore, la planète se réchauffe et les statistiques sont formelles : le 21ème siècle compte ainsi 17 des 18 années records depuis le lancement des mesures en 1880, et ces 4 dernières années forment le Top 4. Les glaciers de la planète ont rétréci pour la 38ème année consécutive. Le niveau de la mer s’est élevé de 4,3 centimètres dans le monde au cours des dix dernières années, entre janvier 2008 et janvier 2018.

L’été sera plus chaud que la normale surtout dans le nord de l’Europe

Il y a quelques semaines, Météo France a publié ses prévisions saisonnières, sorte de vision d'ensemble de ce que le ciel nous prépare pour cet été. L'été 2018 avait battu des records. Il était le deuxième plus chaud en France après 2003. On sait aujourd’hui que celui qui arrive devrait suivre le même chemin. « Les différents modèles s'accordent plutôt sur le fait qu'il fera plus chaud que d'habitude en juillet et en août parce que des conditions anticycloniques devraient dominer la période sur la France, et une grande partie du nord de l'Europe », résume Emmanuel Demaël, prévisionniste pour Météo France. Globalement, juillet sera plus chaud et plus sec qu’août

En revanche, selon Météo-France, la région méditerranéenne orientale devrait connaître un temps pluvieux plus instable que la normale, à l'inverse du nord de l'Europe. Si vous avez prévu de partir en vacances cet été sur les îles grecques, emportez tout de même un imperméable avec vous : «La Grèce et la Turquie devraient connaître un temps plus humide qu'à l'accoutumée un peu comme on a connu en mai en France », signale encore Emmanuel Demaël, de Météo France.