Santé et Forme

Des milliers de Français sollicitent leurs familles pour payer leurs frais de santé

31 janvier 2019

Chaque année, un million de Français s’endette pour se soigner ! C’est l’un des résultats les plus surprenants de l’enquête CSA publiée en octobre 2018 sur l’accès des Français à la santé. 2% d’entre eux disent faire appel à leurs familles pour financer leurs soins médicaux, et 2 % font même des emprunts auprès de leur banque. 3 Français sur 10 déclarent encore avoir renoncé aux soins pour des raisons financières. Ils sont confrontés à des choix budgétaires compliqués. L’accès aux soins n’est pas réglé. Et le problème est encore plus aigu pour les séniors dont les coûts de santé augmentent au fil des années. Pour ceux qui veulent éviter de recourir à leurs enfants au moment du départ à la retraite pour financer des soins (on n’est jamais très à l’aise pour le faire), mieux vaut anticiper et se constituer un revenu supplémentaire pour demain : une solution Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH), dont le C.G.O.S. est l’association souscriptrice.
Les français s'endettent pour se soigner

Selon une enquête CSA, publiée fin octobre 2018, 18 % des Français rencontrent de grosses difficultés pour payer leurs soins. Plus étonnant : 2 % des Français ont déjà sollicité la famille pour payer des soins. Et 2 % ont eu recours au crédit. Ce qui veut dire qu’un million de Français n’a pas les moyens de financer les soins sans faire appel à un proche ou à sa banque. Qui sont ces Français qui s’endettent ainsi ?

Les retraités sont les plus impactés

Une responsable d’un organisme de crédit, raconte : «Ce matin, Josette, une mamie de 84 ans nous a sollicités parce que ses dents la faisaient trop souffrir et elle ne mangeait plus. Sa banque a refusé de lui accorder un prêt et elle ne pouvait donc pas se soigner. Des demandes comme ça, de personnes âgées ou seules, nous en avons tous les jours», conclut-elle encore.

Les plus en difficulté sont en effet les retraités pour qui les frais de santé sont aussi les plus lourds. Avoir recours à quelqu’un de sa famille (par exemple ses enfants) pour financer des frais de santé est souvent vécu comme une humiliation. Et face au banquier, on essuie souvent des refus comme ce fut le cas de Josette.

Voilà pourquoi, il est indispensable d’anticiper et de mettre en place durant sa vie professionnelle un dispositif financier complémentaire qui permettra demain de faire face à tous les coups durs de la vie, y compris les frais de santé qui, par définition, sont imprévisibles. C’est ce que propose la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (dont le C.G.O.S est l’association souscriptrice) : en cotisant en fonction de vos possibilités financières dès aujourd’hui, vous vous assurez un complément de revenu pour le moment où vous serez à la retraite.

Pour 57 % des Français, le coût de sa santé a augmenté depuis cinq ans

Une chose est sûre : la question de l’accès financier aux soins n’est pas réglée. Malgré tous les dispositifs qui améliorent la prise en charge des soins, mis en place ces dernières années (CMU, CMU-C, Aide à la complémentaire santé, Contrats responsables en entreprises…), trois Français sur dix déclarent encore avoir renoncé à se soigner pour raison financière au cours des douze derniers mois. Ils sont même 41 % chez les ouvriers, 36 % chez les moins de 35 ans, et 37 % parmi les habitants du sud-est de la France.
Pourtant, 95 % des Français sont couverts par une complémentaire santé et l’Assurance maladie prend toujours en charge autour de 75,6 % de nos dépenses. Un dispositif qui, en principe, laisse au patient un reste à charge stable de 13,5 %. Malgré tout, pour beaucoup, le poste santé est perçu comme un poste « lourd ». Mais il ne s’agit pas que d’un simple ressenti : les patients subissent en fait l’impact du plafonnement des remboursements imposés depuis 2015 dans les contrats « responsables ». Et, contrainte de prendre en charge à 100 % de plus en plus de patients en affection longue durée, la Sécurité Sociale rembourse moins bien d’autres frais.
Sans surprise, les Français plébiscitent aussi, dans cette enquête, la mise en place en 2020 d’un reste à charge zéro en dentaire, optique et prothèses auditives. Mais neuf sondés sur dix redoutent la hausse du prix des mutuelles santé, malgré les engagements pris par les mutuelles de ne pas augmenter leurs tarifs.