Argent et Impôt

Etudiants : jobs d’été, quels sont leurs droits ?

19 juillet 2018
Nombreux sont les jeunes qui travaillent pendant les grandes vacances. Si votre enfant a décroché pour la première fois un emploi saisonnier, un job étudiant pour la période juillet/août, vous pouvez (encore) lui donner quelques petits conseils. Conseillez lui d’exiger un contrat en bonne et due forme : CDD classique ou CDD saisonnier (en vigueur depuis 2016). Il ne peut pas être payé en dessous du smic horaire : 9,88 euros aujourd’hui. Dites lui d’être vigilant sur les « heures sup » : à lui de les noter scrupuleusement. Avoir un contrat d’été permet de cotiser pour la retraite mais ne donne  droit à d’éventuelles indemnités de chômage que si la durée de travail dépasse les 3 mois d’affilée.
etudiants: jobs d'été vos droits

Votre enfant a décroché un job d’été ! C’est l’occasion pour lui de se faire un peu d’argent de poche mais aussi de se confronter, souvent pour la première fois, à la réalité d’une expérience professionnelle. Votre enfant se responsabilise, il est désormais en première ligne. Mais vous pouvez lui donner quelques petits conseils au moment où il va se lancer !

S’il a décroché un emploi de saisonnier pour l’été (plagiste, barman, cueillette de fruits…), il doit disposer d’un contrat qui lui permet de commencer à cotiser pour la retraite et le protège en cas d’accident. Incitez-le à ne pas accepter un emploi non déclaré. On lui proposera soit un CDD classique (contrat à durée déterminée), soit un CDD saisonnier, qui n’existe, dans le droit du travail que depuis 2016.

Les spécificités du CDD saisonnier

 Attention : contrairement au CDD classique, le CDD saisonnier ne lui permettra pas de toucher une prime de précarité à la fin de son contrat. C’est, malgré tout, un contrat encadré par « la loi Travail » du 8 août 2016 : il est utilisable dans le cas bien précis de « l’exécution de taches normalement appelées à se répéter chaque année, à des dates à peu près fixes, en fonction du rythme des saisons (récoltes) ou des modes de vie collectifs (tourisme)… »

Le CDD saisonnier doit comporter :  le motif du recours au contrat, les tâches à effectuer, le salaire, la date de début et de fin d’emploi ou la durée minimale du contrat, la convention collective et les deux caisses dont votre enfant va dépendre (retraite complémentaire et prévoyance) et la durée de la période d’essai.

Le tarif horaire

Le montant du smic horaire brut (salaire minimum) se monte aujourd’hui à 9,88 euros. Les  jobs d’été ne peuvent pas être payés en dessous de ce tarif. Si, par un accord collectif applicable à l’entreprise, le salaire minimum est fixé au dessus du smic, il s’applique aussi au jeune en emploi saisonnier.

Les heures supplémentaires

Pour les jeunes qui travaillent dans les bars ou les restaurants de plage par exemple, les heures supplémentaires s’accumulent très vite. Conseillez à votre fille ou à votre fils de noter régulièrement la date et le nombre d’heures en plus. Une heure supplémentaire est si vite oubliée sur un bulletin de paye par ailleurs très complexe à décrypter pour un jeune qui démarre ! Rappelons que pour un salarié majeur, le nombre d’heures ne doit pas excéder 10 heures (8 heures pour un mineur) et le temps passé au delà doit être rémunéré en heures supplémentaires.

Les repas et le logement

 Le droit est clair sur ce point : repas et logement sont à la charge de l’employé, donc de votre enfant, sauf s’il travaille dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Dans ce cas, l’employeur doit prendre en charge les repas durant les heures travaillées. Mais il pourra prélever une indemnité forfaitaire retenue sur le salaire.

Travail saisonnier et indemnités chômage

Pour avoir le droit de toucher le chômage, il faut travailler au moins trois mois d’affilée. Donc si votre enfant travaille uniquement en juillet et en août, la condition ne sera pas remplie.