Progrès médicaux

La dermographie pour aider les femmes après un cancer du sein

1 octobre 2020

Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme, avec près de 60 000 cas en France en 2018 selon l’agence nationale Santé publique France. Depuis 15 ans, le taux de mortalité associé à la maladie a diminué. Aux nouvelles thérapies s’ajoutent d’autres formes de reconstruction physique et psychologique. C’est le cas de la dermographie : cette technique de tatouage se pratique dans un cadre médical, après une mastectomie. On parle aussi de dermopigmentation réparatrice. En quoi consiste-t-elle ? Quels sont les professionnels de santé qui la pratiquent ?
dermographie réparatrice après cancer du sein

Une technique de tatouage pour aider à se reconstruire physiquement et psychologiquement

De nombreuses femmes ont recours à la reconstruction mammaire après une ablation du sein. Lorsqu’elle est possible, elle permet de reformer le sein endommagé. Cette opération est réalisée immédiatement après la mastectomie, ou quelques mois à la suite de la fin des traitements. La dermographie réparatrice est une étape supplémentaire à la reconstruction aussi bien physique que psychologique. Elle vise à redessiner l’aréole mammaire ou le mamelon par exemple, et à diminuer ou cacher certaines cicatrices. En général, elle est pratiquée 6 à 8 mois après la reconstruction mammaire : il faut prendre en compte la fragilité de la peau. Ce tatouage médical semi-permanent est en partie pris en charge par l’Assurance Maladie.

La dermographie exercée par des professionnels de santé : comment ça marche ?

La dermopigmentation réparatrice peut être pratiquée par des médecins ou des infirmières. Il arrive aussi que des tatoueurs et des esthéticiennes proposent cette démarche, mais elle doit toujours être réalisée en relation avec le corps médical, et dans le respect du décret du 19 février 2008 relatif aux pratiques du tatouage.
Une formation diplômante existe depuis 2019. Elle est dispensée au Centre clinical de Soyaux et elle est accessible aux IDE, aux aides-soignants, aux médecins et aux sages-femmes.