Santé et Forme

La procrastination ou l’art d’éviter de faire

19 mars 2020

Le 25 mars 2020, c’est la journée mondiale de la procrastination. Si ce mot ne vous dit rien, il y a pourtant de grandes chances pour que vous l’ayez vous-même pratiqué.
Un peu de latin pour comprendre ce que ce mot signifie : pro, « en avant » et crastinus, du lendemain. Le procrastineur est celui qui remet toujours au lendemain ce qu’il devrait faire le jour même. Même les professionnels de santé, qui doivent agir rapidement dans leur métier, peuvent avoir des moments de procrastination. Personne n’est épargné !
Procrastination art de ne pas faire

Procrastiner, c’est préféré différer

À la fin de la journée, il vous arrive de penser à tout ce que vous avez « oublié » de faire. Aller à la poste récupérer un recommandé, appeler pour s’affilier à la complémentaire retraite... Ce n’est pas votre mémoire qui vous joue des tours mais vous avez procrastiné. Tout simplement. Vous avez pensé qu’il fallait faire ces actions, mais vous avez préféré les différer. Pour quelles raisons ?

L’un des premiers facteurs de la procrastination est l’anxiété. Cette pratique d’évitement met fin, de manière temporaire, à une action qui est source d’angoisse. Cela peut être des petites choses de la vie courante (penser à la retraite, aller chez le dentiste) mais cela peut devenir plus handicapant quand il s’agit de véritables phobies.

On procrastine aussi quand on manque d’assurance, que l’on n’est pas sûr de pouvoir accomplir une tâche parce qu’il y a trop d’incertitude. On préfère alors privilégier une autre activité qui est plus réconfortante.
C’est pourquoi les procrastineurs sont souvent en retard et surtout débordés. Parce qu’ils préfèrent remplir leur temps à éviter de faire ce qui leur « coûte ».

Les solutions pour ne plus procrastiner

Il n’est pas facile de changer d’attitude. Il faut tout d’abord s’avouer que l’on procrastine et ce n’est pas toujours simple. Et ensuite chercher les raisons de cette attitude pour trouver des manières de contourner le problème. Si la tâche paraît insurmontable à réaliser en une seule fois, ne pas hésiter à la faire en plusieurs « rounds ».

Pour y arriver, établir un planning avec des zones d’action qui correspondent aux moments où vous êtes le plus productif.

Une chose est sûre : le plus dur est de commencer car la récompense est immédiate quand on réussit, enfin, à faire ce que l’on traîne comme un boulet depuis des semaines, voire des mois.