Ma Vie Professionnelle

La restauration hospitalière à l’heure du développement durable

29 avril 2021

S’engager pour la planète, jusque dans l’assiette : c’est l’idée de l’opération « Mon Restau Responsable », qui valorise les initiatives de développement durable dans la restauration collective. Plusieurs centres hospitaliers s’engagent aussi dans cette démarche.  C’est le cas du CHU de Besançon mais aussi de celui de Tours, avec une autre façon de concevoir les menus, en limitant le gaspillage et en achetant autrement. Et ces établissements hospitaliers sont de plus en plus nombreux !

Repenser la restauration hospitalière dans une démarche environnementale

Alors que tout le monde pense à la manière de mieux consommer avec moins d’impact sur l’environnement, la restauration hospitalière s’empare du sujet. La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme et le réseau Restau’Co ont créé une charte qui permet aux établissements hospitaliers de réaliser ces transformations. Elles se produisent à plusieurs niveaux : de l’achat des produits aux éco-gestes en passant par l’engagement social avec des partenariats avec un ESAT (établissement Social d’Aide pour le Travail). Le CHU de Besançon par exemple, a mis en place un « gaspillomètre » dans le self pour visualiser les déchets de pain sur une semaine.

« Le repas est un soin » … il faut qu’il soit bon et responsable !

La responsable de la restauration du CHRU de Tours insiste sur un point que l’on oublie : « À l’hôpital, le repas est un soin, alors on fait en sorte que ce soit bon ». Et ce n’est pas une mince affaire quand 4 500 repas sont distribués quotidiennement, dans tous les services de l’établissement. La prise en compte de la dimension environnementale n’est pas pour autant mise de côté puisque le CHRU de Tours se fournit auprès des producteurs locaux, surtout pour les produits laitiers. Les fruits et légumes bio ne peuvent pas toujours être achetés dans la région car cela produirait une vraie pénurie, tant les quantités sont importantes !  Mais les poissons sont certifiés « pêche durable » et les fournisseurs de viande doivent répondre à certains critères concernant le bien-être animal.

Il est fort à parier que ce mouvement va encore s’amplifier dans les années à venir !