Métiers et Carrières

L’aide-soignante en réanimation à l’hôpital  : en binôme avec l’infirmière, elle est confrontée aux pathologies les plus graves

26 août 2019
En France, parmi les 330 000 aides-soignants, 91 % sont… des aides-soignantes ! Et seules 19% ont plus de 50 ans. Car le métier est éprouvant, et particulièrement pour celles qui travaillent aux urgences et en réanimation. Une pénibilité reconnue par les pouvoirs publics : les aides-soignantes sont des agents hospitaliers de catégorie « active », l’âge d’ouverture de leurs droits à la retraite est donc fixé à 57 ans au lieu de 62 ans. Beaucoup d’aides soignantes en réanimation le disent : dans ces services où les patients ont des pathologies graves, le travail d’équipe a encore plus de sens, la solidité du binôme infirmière-aide-soignante est essentielle en soins intensifs. Aider, alerter, être vigilant : c’est l’un des points forts de ce métier d’aide soignante en réanimation. La prise en charge des patients est capitale.
En fin de carrière, une aide-soignante perçoit un peu moins de 2000 euros bruts mensuels . A la retraite, ses revenus baisseront de l’ordre de 25 % à 30 % comme pour tous les agents hospitaliers. Comme le métier est très fatiguant, certaines d’entre elles partent à 57 ans quoi qu’il arrive, même si elles n’ont pas validé le nombre de trimestres requis (entre 167 et 172 trimestres). Elles partent donc avec une retraite amputée (décote). Cette baisse de revenus n’est pourtant pas une fatalité, et il existe un moyen simple de la freiner : en cotisant pendant votre vie active à la Complémentaire retraite des Hospitaliers (dont le C.G.O.S. est l’association souscriptrice), vous vous constituez un complément de revenu qui sera versé régulièrement à la retraite et pour toute votre vie. Vous choisissez le montant de votre cotisation selon vos capacités financières (entre 2,5 % et 5,5 % de votre traitement brut indiciaire), et 100 % de vos cotisations sont déductibles de votre revenu net global, un moyen de faire des économies d’impôts tout en préparant sa retraite !
Aide-soignante réanimation hôpital

Le métier d’aide-soignante en réanimation est très spécifique.

Les patients ont des pathologies graves : une détresse respiratoire, un coma ou un infarctus du myocarde… «Avec des patients intubés, on ne peut pas les mobiliser seules », explique Sarah, aide-soignante en réanimation depuis plus de 7 ans dans un CHU de la région Aquitaine. Et elle ajoute : « en réanimation, plus encore que dans d’autres services de l’hôpital, l’aide-soignante travaille vraiment en binôme avec l’infirmière..»

L'aide-soignante en réanimation participe à l’accueil et à l’installation des patients. Elle aide également à la mise en place des appareillages de surveillance, à leur installation selon la pathologie tout en veillant au confort du patient. L’aide-soignante assure aussi les soins d’hygiène, d’alimentation et d’hydratation du patient tout en tenant compte des prescriptions de l’infirmière. En réanimation, elle doit être capable de remarquer le moindre changement dans l’état physique ou comportemental du patient (expression orale, regard, coloration de la peau, visage…). Elle doit faire preuve d’une grande réactivité dans la transmission des informations lors de changements d’état.

Les aides soignantes appartiennent à la catégorie « active », l’âge d’ouverture de leurs droits à la retraite est fixé à 57 ans

Comme toutes les aides-soignantes, elles appartiennent à la catégorie «active » puisqu’elles exercent un emploi présentant « un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles». Selon la grille indiciaire, une aide-soignante en début de carrière perçoit 1537 euros bruts mensuels, elle touchera un peu moins de 2000 euros de traitement juste avant de partir à la retraite (échelon 12). Compte-tenu des difficultés physiques du métier, la loi permet aux emplois de catégorie « active », une ouverture des droits à la retraite à partir de 57 ans. Avec deux conditions pour partir à taux plein (75 % du traitement brut calculé sur les 6 derniers mois d’activité) : justifier d'au moins 17 ans de services (dont 6 années consécutives) dans un ou plusieurs emplois de catégorie active, et valider entre 167 et 172 trimestres, soit entre 41 et 43 ans de vie professionnelle.

Rares sont les aides-soignantes en réanimation qui réussissent à valider le nombre de trimestres requis à 57 ans !

Très concrètement, rares sont les aides-soignantes en réanimation qui réussissent à valider un nombre de trimestres requis aussi élevé à 57 ans ! Faites le calcul : pour partir à la retraite à l’âge d’ouverture des droits (57 ans) tout en ayant validé 167 trimestres, il faudrait avoir commencé à travailler à 16 ans  sans interruption ! Même avec le jeu des bonifications (trimestres gratuits), le seuil est très difficile à atteindre. L’aide-soignante en réanimation va donc avoir le choix entre deux options : travailler plus longtemps pour valider les fameux trimestres et obtenir une pension à taux plein (et donc partir bien au delà de 57 ans !), ou s’arrêter malgré tout à 57 ans (parce qu’on a tout donné et que l’organisme fatigue), quitte à subir une décote, c’est à dire une baisse définitive de sa pension de retraite (-1,25 % par trimestre manquant).

Ces conditions expliquent en partie la baisse de revenus de l’ordre de 25 % à 30 % observée en moyenne chez les agents hospitaliers au moment du départ à la retraite. Pour limiter cette baisse, et par exemple compenser les effets d’une décote, il existe une solution : en cotisant à la Complémentaire Retraite des Hospitaliers pendant votre vie active, vous vous constituez un complément de revenu qui vous sera versé régulièrement à la retraite et pour toute votre vie. Vous choisissez le montant de votre cotisation en fonction de vos moyens. ET, vous bénéficiez d’économies d’impôts : 100 % de vos cotisations sont déductibles de votre revenu net global, dans la limite d'un plafond et dans les conditions fixées par la législation fiscale en vigueur.

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