Vie à l'hôpital

Le Centre Psychiatrique de Thuir : récompensé pour ses actions en faveur de l’égalité professionnelle hommes/femmes

3 mai 2018

Depuis 5 ans, l’hôpital de Thuir, près de Perpignan, mène des actions en faveur de l’égalité professionnelle qui viennent d’être récompensées par le label « Egalité » de l’AFNOR. C’est une grande première en France pour un établissement hospitalier !  
En 2013, l’hôpital a fait ce constat implacable : alors que 70 % des infirmiers sont des infirmières, le centre ne comptait à l’époque qu’une cadre supérieure de santé contre sept hommes aux mêmes postes. Pour tenter de rétablir la parité, il a donc favorisé l’accession des femmes à des postes à responsabilité, et il a permis à d’autres de bénéficier des meilleures conditions de travail, notamment quand elles sont enceintes.
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 Label "égalité" 2018 pour le Centre Psychiatrique de Thuir

Le Centre Psychiatrique de Thuir, dans les Pyrénées Orientales, est le premier établissement hospitalier en France à avoir obtenu, début 2018, le label « Egalité » délivré par l’AFNOR (Association française de normalisation). Cette certification reconnue par l’État est remise à toute entreprise, association ou administration qui mène des actions en faveur de l’égalité professionnelle. Pour l’hôpital Jean Grégory de Thuir, c’est la juste récompense d’une démarche volontariste engagée il y a 5 ans pour l'égalité hommes/ femmes. L'établissement qui compte plus de 1.300 professionnels de santé, majoritairement des femmes, est engagé depuis 2013 dans cette démarche d'égalité professionnelle.

Quitter temporairement des postes trop pénibles pour les femmes enceintes

Des mesures systématiques ont été prises pour permettre aux femmes enceintes de continuer de travailler dans des conditions plus favorables quand elles sont enceintes. Dans l’établissement, une dizaine de femmes ont pu quitter temporairement des postes peu compatibles avec leur grossesse, et être affectées dans des postes plus appropriés.

Objectif : éviter de mettre leur carrière entre parenthèses trop longtemps, empêcher aussi les ruptures de parcours professionnels et leur permettre de travailler sereinement jusqu’à la date de leur congé de maternité. Notamment pour celles qui ont un travail à forte pénibilité.

Enceinte de 6 mois, Vanessa a ainsi été affectée au sein du service « qualité » de l’hôpital de Thuir. Pourtant, au départ, elle n’avait pas été formée pour cela. Aide-soignante, elle a bénéficié d’une sorte d’aménagement de poste depuis sa déclaration de grossesse. « Je travaillais auprès d’autistes, il peut y avoir de la violence, donc c’était compliqué de rester dans ce service… Jusqu’au 4ème mois de grossesse, l’équipe m’a bien aidée mais au delà, c’était mettre tout le monde en difficulté. Ce n’était pas faisable sur du long terme… » Voilà pourquoi la direction des ressources humaines lui a proposé de changer temporairement de poste et de métier.

Inciter les femmes à postuler aux postes de responsabilité

L’établissement a aussi mis en place des séances de coaching pour  accompagner les femmes dans leur projet professionnel et les inciter à postuler à des postes de responsabilité. Car 70 % des infirmiers sont des femmes, mais le rapport s’inverse pour les postes à responsabilité.

L’hôpital, qui emploie plus de 1 300 personnes, a nommé une « référente égalité » pour assurer la pérennité de cette politique. Enfin, l’an dernier, il a lancé une campagne de communication contre le sexisme.