Loisirs

L’éloquence, leur apprendre à bien s’exprimer

20 août 2020

Plusieurs films et documentaires ont montré ce qu’était l’éloquence. Autrefois réservé aux avocats, ces joutes orales sont devenues un moyen de s’affirmer et de communiquer pour les plus jeunes. Des concours sont organisés dans les collèges, dans la même dynamique que les concours d’improvisation il y a quelques années. Mais comment expliquer l’importance de l’oralité à ces jeunes qui communiquent beaucoup à travers les réseaux sociaux ?
Eloquence bien s'exprimer

Savoir utiliser les mots pour mieux s’exprimer

« Là où la parole se défait commence la violence »

Cette citation de Jacques Lacan est représentative de la situation de certains adolescents en France. C’est en effet dans les collèges et les lycées que les difficultés de prise de parole et le manque de vocabulaire peuvent entraîner des comportements brutaux, comme seul moyen d’expression.

Car si les jeunes ont développé des vraies compétences sur les réseaux sociaux pour discuter entre eux, les professionnels de l’éducation constatent que la prise de parole en public est plus problématique. Certains enfants peuvent alors développer des troubles du langage comme des bégaiements ou un refus de parler. 

L’éloquence, une arme pour se défendre

Pour mieux préparer cette génération 2.0 à communiquer, des cours d’éloquence connaissent un succès grandissant dans les établissements scolaires. Dans un quartier prioritaire de Metz, des jeunes ont compris toute l’importance et le pouvoir du langage pour leur avenir. Ils apprennent à débattre et à défendre des idées, grâce aux mots. La diction comme l’élocution sont remises au goût du jour.

Le véritable engouement des adolescents pour ces joutes verbales ont permis l’organisation de concours d’éloquence sur tout le territoire français.

Le retour de l’oralité

Nous assistons peut-être à un retour de l’oralité avec plusieurs signes intéressants. Tout d’abord, le succès des podcasts qui mettent la voix à l’honneur. « Voice is the new killer app !  » La voix va tuer les applications, s’est écrié Randall Stephenson, le directeur des télécommunications américain. C’est aussi ce constat que l’on peut faire en notant que les textos et les posts sur les réseaux sociaux n’ont pas suffi à communiquer pendant le confinement. Il a fallu que l’on se parle grâce à des conférences vidéo ou des conversations téléphoniques. Les jeunes utilisent de plus en plus les mémos vocaux pour se parler : une sorte de téléphone asynchrone mais qui leur convient bien.