Conso et Bons Plans

Les AMAP, et si on continuait les circuits courts pour consommer ?

21 mai 2020

Au moment du confinement, il a fallu revoir notre système d’approvisionnement surtout en matière d’alimentation. Acheter grâce à des plateformes internationales ou privilégier des producteurs locaux avec, par exemple, des AMAP (Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne) : ce sont les deux options qui se sont présentées aux consommateurs français. Cela a été un bon moyen de connaître les maraîchers et les agriculteurs qui produisent localement et de tester ce mode d’approvisionnement pour ses besoins quotidiens. C’est ce que l’on appelle les « circuits courts ».
AMAP économie circuits courts

Les AMAP, les précurseurs des circuits courts

Les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) ont été créées en 2001 en France. Elles sont aujourd’hui plus de 2000 sur l’ensemble du territoire. Pour pouvoir bénéficier des produits de l’AMAP, les consommateurs doivent adhérer à l’association.

C’est ensemble, adhérents et producteurs, qu’ils définissent les grands principes pour l’année comme par exemple, la diversité et la quantité de produits à fournir, selon les saisons. Les adhérents s’engagent à consommer tout ce qui est cultivé. Cela permet aux producteurs de connaître les quantités à fournir. Enfin, sont établis le prix du panier ainsi que le lieu de distribution hebdomadaire.

C’est, comme on le voit, un acte engageant de la part du consommateur. 9% des Français se déclaraient membres d’une AMAP en 2019 selon le sondage Ifop sur les consommateurs de demain.

Des nouvelles manières de consommer « local »

À côté des AMAP, il existe des structures qui ont un fonctionnement plus traditionnel. Pas besoin de prendre rendez-vous ou d’adhérer, ces magasins sont le plus souvent gérés directement par les producteurs ou artisans locaux. On en compte un peu plus de 350 à travers la France. Durant le confinement, ces établissements se sont convertis au drive et leurs responsables se demandent si ce nouveau mode de consommation va durer. Pour les rassurer, l’Ifop rappelle qu’en 2019, 89% des Français disaient avoir confiance dans les circuits courts. Les nouvelles façons de consommer prises ces dernières semaines par certains, laissent-elles présager d’un développement des achats directs aux producteurs,  sans passer par les intermédiaires, et ce dans une démarche de développement durable ? A suivre….