Métiers et Carrières

Les infirmières en pratique avancée IPA : elles percevront bien un traitement revalorisé

9 mai 2019

Prévu par l'article 119 de la « loi Santé » de 2016, le nouveau métier d’infirmière en pratique avancée (IPA), est devenu officiel après la publication d’un décret du 18 juillet 2018. 5000 infirmières en pratique avancée devraient exercer d’ici à 2022. Les IPA disposeront de compétences élargies par rapport à celles de l’infirmière diplômée d’État (IDE). Leur nouvelle grille indiciaire n’est pas encore connue mais les pouvoirs publics ont confirmé en avril que leur rémunération serait revalorisée par rapport au traitement des IDE. Les IPA pourront en effet renouveler des ordonnances ou prescrire certains actes médicaux, effectuer des actes techniques, comme des prélèvements de sang par ponction artérielle, jusqu’alors réservés aux médecins.
Les premières  formations (master IPA sur deux ans) ont démarré à la rentrée de septembre 2018. Les premières IPA devraient exercer à compter de fin 2020
infirmière en pratique avancée, traitement valorisé

L'infirmière en pratique avancée est un nouveau métier à l’hôpital, créé par décret il y a tout juste un an, qui correspond à une nécessité : face au vieillissement de la population, à l’augmentation des pathologies chroniques et à la croissance démographique, cette nouvelle profession devrait permettre une amélioration de l’accès aux soins et un meilleur service rendu aux patients.

L'infirmière en pratique avancée, un nouveau maillon dans la santé

L’IPA sera un maillon supplémentaire dans la chaîne du soin pour suivre par exemple des patients chroniques stabilisés. Elle disposera de compétences élargies par rapport à celles de l’infirmier diplômé d’État : les infirmières en pratique avancée réaliseront des actes réservés habituellement aux médecins comme la prescription d’examens complémentaires ou le renouvellement de certaines prescriptions médicales, en les adaptant en cas de besoin. En revanche, les infirmières en pratique avancée ne se substitueront pas aux médecins pour la première prescription. Elles pourront aussi conduire des activités «d’orientation, d’éducation, de prévention ou de dépistage» ainsi que des entretiens avec le patient, ou effectuer certains actes techniques, par exemple des prélèvements de sang par ponction artérielle, jusqu’alors réservés aux médecins. Patrick Chamboredon, président de l’Ordre national des infirmiers a salué «une évolution de la profession, avec une extension de compétence et de responsabilité».

Les infirmières en pratique avancée (IPA) pourront exercer en soins ambulatoires ou en établissements notamment en oncologie et hémato-oncologie

Pour le moment, les infirmières en pratique avancée (IPA) ne seront pas pas compétentes dans tous les domaines. Selon le décret publié par le ministère de la santé, elles pourront exercer en soins ambulatoires ou en établissements, en oncologie et hémato-oncologie et pour prendre en charge des patients souffrant de maladie rénale chronique, de dialyse ou encore ayant subi une transplantation rénale. Elles seront également sollicitées pour les pathologies chroniques stabilisées, telles que les AVC, la maladie d’Alzheimer, l’épilepsie, la maladie de Parkinson, etc. D’autres maladies, notamment dans le champ de la psychiatrie, pourraient bientôt s’ajouter à cette liste à partir de la rentrée prochaine. Avec cette réforme, la France rejoint plusieurs autres pays qui ont déjà développé l’exercice infirmier en pratique avancée. En effet, aux États-Unis comme au Canada, les infirmiers ont vu leurs compétences élargies il y a déjà plusieurs dizaines d’années.

Pour devenir infirmière IPA, il faut prolonger sa formation de 2 ans

Pour devenir infirmière IPA, il faut prolonger sa formation de 2 ans (4 semestres) par rapport aux études initiales d’infirmière. Les premières  formations (master IPA sur deux ans) ont démarré à la rentrée de septembre 2018, en formation initiale, en formation professionnelle continue, ou encore par la VAE. Avec une sélection : les universités admises à délivrer l’enseignement ont défini leurs propres modalités d’admission, en misant le plus souvent sur l’expérience. « Il y a plus de candidatures que de places. Pour la sélection, nous prenons donc en compte l’ancienneté et l’expérience dans la profession infirmière», explique Elodie Montaigne, référente filière master IPA au CHU de Rennes.

Pour exercer, l'infirmier ayant obtenu son master devra d’ailleurs justifier de trois années au moins d'exercice en équivalent temps plein de la profession d'infirmier. Pour  exercer en qualité d’IPA, il faudra donc avoir un solide parcours infirmier.

Au début du mois d’avril 2019, les pouvoirs publics ont confirmé que les premières IPA diplômées, libérales ou en milieu hospitalier, « verront bien leurs rémunérations évoluer conformément à leurs nouvelles responsabilités ». Les infirmiers hospitaliers en pratique avancée bénéficieront d'une reconnaissance statutaire et d'une nouvelle grille indiciaire qui fait encore l'objet de travaux interministériels et qui sera relevée par rapport à la grille des infirmiers diplômés d'Etat relevant du corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés. Les IPA devraient intégrer la catégorie « sédentaire » comme les autres infirmiers. L’âge d’ouverture des droits à la retraite devrait être fixé à 62 ans.

Et comme les autres hospitaliers, elles devront pendant leur carrière agir pour leur retraite de demain car leurs revenus à la retraite devraient baisser de l’ordre de 25% à 30 %. Une solution: préparer son avenir après la vie active avec la Complémentaire Retraite des Hospitaliers dont le C.G.O.S est l’association souscriptrice.


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