Métiers et Carrières

L’infirmier(e) en psychiatrie  : aider le patient à rétablir son intégrité psychique et à vivre avec sa pathologie

9 septembre 2019

Approche thérapeutique, patients, autonomie, dynamique d'équipe, travail sur soi, modalités de soins : à l’hôpital, pour une infirmière, travailler en psychiatrie n’a rien à voir avec le travail en soins généraux. L'observation clinique réalisée par les infirmières en psychiatrie occupe une place croissante dans les prises en charge. Leur mission : aider le patient à rétablir sa santé mentale. Elles sont confrontés à des affections psychiatriques très différentes, comme la dépression, la schizophrénie, les problèmes d’addiction, la bipolarité, l’anorexie… Et pourtant, depuis 1992, il n’existe plus de formation spécifique. La formation spécialisée d'infirmier de secteur psychiatrique (ISP) a disparu au profit de la formation unique d'infirmière (IDE). Les salaires sont ceux des infirmières hospitalières. Selon la grille indiciaire, une infirmière en psychiatrie termine sa carrière avec un traitement brut mensuel de 2769 euros (1er grade). Comme tous les agents hospitaliers, à l’heure de la retraite, une infirmière psychiatrique perd en général entre 25 % et 30 % de ses revenus. Mais on peut tout à fait freiner la tendance ! En cotisant à la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (dont le C.G.O.S. est l’association souscriptrice), vous vous constituez un complément de revenu, qui sera versé régulièrement à la retraite et pour toute votre vie. Mieux : au moment de votre départ, vous pouvez choisir de percevoir une partie de votre complémentaire retraite sous forme de capital. Le complément de retraite restant vous sera versé sous forme d'une rente trimestrielle.
Infirmière en psychiatrie fonction publique hospitaliere

Une infirmière ne travaille jamais en psychiatrie par hasard, mais par choix, souvent parce que la dimension relationnelle occupe une place centrale dans les soins. « En soins généraux, tout est organisé », explique Coralie, infirmière en psychiatrie près de Marseille, après avoir longtemps travaillé aux urgences dans un établissement du Var. Elle ajoute : « Il y a des choses systématiques à faire, peu d'imprévus et les prescriptions médicales orientent le travail infirmier quotidien. En psychiatrie, outre les prescriptions, c'est l'observation clinique qui donne aux infirmiers les orientations de leur intervention. Ils l'adaptent à chaque personne, à son comportement, à ses besoins, à ses dispositions du moment... Pas de routine, donc, et une posture professionnelle très éloignée de celle d'un exécutant ». Et c’est bien la dimension relationnelle qui  domine les prises en charge. Le recours à la contention ou à l'isolement des patients, une privation de liberté décidée au sein du service dans certaines situations de crise, interroge aussi la relation entre soignants et soignés. « L'isolement, c'est le dernier recours », dit encore Coralie. Tous le répètent : essentiel pour dépasser les difficultés, le travail d'équipe est plus large, et plus approfondi qu'en soins généraux.

En 1992, la formation spécialisée des infirmières psychiatriques a été fondue dans le diplôme unique d’infirmière IDE

L’éventail des opportunités professionnelles est vaste, de l’unité d'hospitalisation classique aux nombreuses structures ambulatoires qui assurent une grande partie des prises en charge : hôpital de jour, centres médico-psychologiques (CMP), centres d'accueil thérapeutiques à temps partiel (CATTP), équipes mobiles qui se développent à domicile, dans les foyers de vie ou les centres d'hébergement...

Face à tant de spécificités, la question de la formation des infirmiers se pose. Leur formation initiale a donné au fil du temps une place variable à la psychiatrie : les plus anciens ont connu la formation spécialisée d'infirmier de secteur psychiatrique (ISP), mais elle a été supprimée en 1992. Elle comprenait 800 heures de cours théoriques spécialisés et 800 à 1100 heures de stage. Avec la formation unique d'Infirmier (IDE), les cours théoriques en psychiatrie ont été considérablement réduits. Aujourd’hui, les soignants sont par exemple très peu formés aux soins sans consentement, au déni des troubles, à la négociation. Les infirmières qui arrivent en service psychiatrique apprécient de bénéficier de l'expérience de collègues plus expérimentés. Selon les structures, elles peuvent quand même suivre des formations complémentaires courtes au sein même de l’hôpital.

Grille indiciaire d'un infirmière en psychiatrie

Selon leur grille indiciaire, les infirmières en psychiatrie (comme les autres infirmières) perçoivent en début de carrière entre 1818 euros et 1949 euros bruts mensuels selon leur grade. Leur traitement en fin de carrière est compris entre 2769 et 2891 euros.

Les infirmières psychiatriques perdent en général 25 % à 30 % de leurs revenus au moment du départ à la retraite

A la retraite, elle subissent en général une baisse de revenus moyenne comprise entre 25 % et 30 % (car les primes ne sont que très partiellement prises en compte dans le calcul de la retraite de base). Le seul moyen d’y remédier est d’anticiper astucieusement : la Complémentaire Retraite des Hospitaliers vous offre la possibilité de cotiser pendant la vie professionnelle pour vous constituer un complément de revenu à la retraite.

Créée il y a plus de 55 ans par des Hospitaliers pour les Hospitaliers, la CRH connaît particulièrement bien vos habitudes et vos besoins. Au moment de votre départ à la retraite, vous pouvez choisir de percevoir une partie de votre complémentaire retraite sous forme de capital (immédiatement et en une seule fois) à hauteur de 10 % ou 20 % de la valeur de transfert de votre complémentaire retraite. Par exemple pour financer des travaux ou un déménagement. Le complément de retraite restant (90 % ou 80 %) vous sera versé sous forme d'une rente trimestrielle. Astucieux en effet !

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