Métiers et Carrières

Masseurs-kinésithérapeutes : seulement 20 % d’entre eux font le choix de l’hôpital

18 mars 2019

Le masseur-kinésithérapeute joue un rôle essentiel au sein de la fonction publique hospitalière. C’est lui qui rééduque les patients après des interventions souvent très lourdes. Pourtant, parmi les 69 000 masseurs–kinésithérapeutes qui exercent en France, 80 % font le choix du secteur libéral car les perspectives de rémunération sont plus intéressantes. A l’hôpital, un « kiné » perçoit 1800 euros bruts en début de carrière (classe normale), après une formation de 3 ans. Depuis 2017, au sein du personnel soignant, le corps des masseurs kinésithérapeutes a été reclassé en catégorie A et appartient à la catégorie sédentaire, ce qui a un impact sur l’âge de départ à la retraite (57 ans ou 62 ans selon le droit d’option exercé). Si vous êtes « kiné », pour éviter les chutes de revenus trop brutales au moment où vous cesserez d’être en activité, renseignez vous auprès de la Complémentaire Retraite des Hospitaliers (dont le C.G.O.S. est l’association souscriptrice) : elle a des solutions à vous proposer pour vous y préparer tranquillement.

Syndrome post-chute, fracture du col du fémur, AVC…  A l’hôpital, les masseurs-kinésithérapeutes rééduquent des patients souvent lourdement handicapés. Ils font tout pour rétablir les capacités fonctionnelles du patient qui ont été altérées. Leur rôle est essentiel et pourtant, dans les hôpitaux français, on en manque cruellement ! Une pénurie qui s'explique notamment par la rémunération des « kinés hospitaliers » : selon leur grille indiciaire, en début de carrière, le traitement est compris entre 1.800 euros bruts (classe normale) et 2000 euros bruts (classe supérieure). Du coup, 80% des étudiants futurs « kinés » choisissent plutôt de s’installer en libéral car les perspectives de rémunération sont plus intéressantes.

Les Masseurs–kinésithérapeutes hospitaliers sont diplômés d'Etat

Les masseurs–kinésithérapeutes sont titulaires d’un diplôme d’Etat qui se prépare en trois ans
masseur-kinésithérapeute à l'hôpital
dans des instituts agréés. Mais attention : les titulaires du diplôme d’État de sage-femme, d’infirmier, de manipulateur en électroradiologie médicale, de pédicure-podologue, d’ergothérapeute, et de psychomotricien ainsi que les étudiants ayant validé le premier cycle d’études médicales sont dispensés de la première année d’études, sous réserve d’avoir réussi un examen de passage en deuxième année.

De nombreuses passerelles pour les masseurs–kinésithérapeutes

Pour un masseur-kinésithérapeute, les passerelles sont nombreuses : ils ont un accès de plein droit en licence de sciences sanitaires et sociales et en licence de sciences de l’éducation. Les masseurs-kinésithérapeutes peuvent se spécialiser en kinésithérapie du sport, en ergonomie, en kinésithérapie respiratoire… Ils peuvent même, au sein de la fonction publique hospitalière, accéder au corps de cadres de santé.

Depuis le 1er septembre 2017, les masseurs-kinésithérapeutes sont reclassés en catégorie A

Jusqu’au 1er septembre 2017, les masseurs-kinésithérapeutes étaient classés en catégorie B de la fonction publique hospitalière et ils appartenaient à la catégorie « active ». L’âge d’ouverture de leurs droits à la retraite était donc fixé à 57 ans pour tous. Mais, sur le modèle de la réforme du statut des infirmiers, les différents corps des personnels de rééducation de la fonction publique hospitalière ont été progressivement reclassés en catégorie A et sont maintenant rattachés à la catégorie « sédentaire ». C’est le cas des masseurs-kinésithérapeutes (décret du 9 août 2017). Ce qui a eu un impact direct sur l’âge de départ à la retraite. Ceux qui arrivent en poste aujourd’hui appartiennent d’office à la catégorie « sédentaire », et donc l’âge d’ouverture de leurs droits à la retraite est fixé à 62 ans. Mais en 2017, ceux qui étaient déjà en poste avant la réforme ont pu exercer un droit d’option : certains ont choisi de rester dans le corps d’origine, en catégorie « active » et pour eux, l’âge d’ouverture des droits à la retraite est resté fixé à 57 ans (à condition de pouvoir justifier entre 15 et 17 ans de service actif). D’autres ont choisi d’intégrer la catégorie « sédentaire » : pour eux, l’âge d’ouverture des droits à la retraite a été fixé à un palier intermédiaire : 60 ans.

La plupart des kinés hospitaliers subissent une décote au moment du départ à la retraite

Dans tous les cas, pour partir à la retraite à taux plein (75% du traitement calculé sur les 6 derniers mois), il faut avoir validé entre 167 et 172 trimestres, soit entre 41 et 43 ans de vie active, ce qui est de plus en plus compliqué, quand on commence à travailler après ses études à 21 ans. Les « kinés » qui font malgré tout le choix de partir à la retraite dès l’âge d’ouverture de leurs droits subissent une baisse conséquente et définitive de leur pension (décote). Le seul moyen d’éviter cette décote, est de travailler plus longtemps (âge maximal : 62 ans en catégorie active et 67 ans en catégorie sédentaire).
C’est souvent une source de stress terrible pour ceux qui s’aperçoivent au dernier moment que leurs revenus vont baisser de 40 % en moyenne au moment du départ à la retraite.

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