Agir pour sa retraite

Prochaine Réforme des retraites : ce que l’on sait déjà

1 novembre 2018

On connaît désormais les grandes lignes de la réforme Macron. Si le système actuel par répartition devrait être maintenu (les actifs cotisent pour ceux qui sont à la retraite), on ne parlera plus de trimestres à valider, ni d’annuités, mais de retraite par points : désormais, chacun accumulera tout au long de sa carrière des points qui seront ensuite transformés en pension. Ce sera un système de retraite universel qui viendra remplacer les 42 régimes actuels, dont les régimes spéciaux et le régime des fonctionnaires et donc des agents hospitaliers. Secteur public et secteur privé seront logés à la même enseigne. Autre changement : aujourd’hui, le calcul de la retraite se fait sur les six derniers mois dans la fonction publique et sur les 25 meilleures années dans le privé. Après la réforme, le calcul serait effectué pour tous sur l'ensemble de la carrière. Enfin l'âge légal de départ à la retraite ne bougera pas : 62 ans, mais il reste une incertitude sur la mise en place d’un âge-pivot de 63 ans en dessous duquel une décote serait appliquée. Le projet de loi devrait être voté fin 2019.
Réforme des retraites en France

Le 10 octobre dernier, les pouvoirs publics ont présenté aux partenaires sociaux les grandes orientations de la future réforme des retraites qui sera votée courant 2019. Et c’est un vrai bouleversement qui s’annonce…

1/ Le maintien du système de retraites par répartition

Le système de retraites par répartition, que nous connaissons aujourd’hui, sera maintenu. Autrement dit, les personnes en activité d'aujourd'hui continueront à financer les pensions des retraités d'aujourd'hui. Par opposition au système par capitalisation en vigueur dans d’autres pays où chacun cotise pour soi-même. Les pouvoirs publics ont rappelé leur volonté de conserver ce système de retraite par répartition, qui privilégie la «solidarité intergénérationnelle»…

2 / La révolution du système par points

Le futur système de retraites sera un système par points. On ne parlera plus de trimestres cotisés. Les points accumulés, qui permettront de calculer le montant de la retraite, seront enregistrés dans un compte unique. Chaque jour travaillé sera pris en compte.
Avec une incertitude de taille : on pourra difficilement savoir à l’avance le montant de sa future retraite car la valeur du point sera fluctuante ! Il pourra être révisé à la hausse comme à la baisse.

3 / Un régime universel pour tous

Les règles de calcul des droits et les mécanismes de solidarité « seront les mêmes pour tous », que vous soyez salarié du privé ou fonctionnaire.
Le calcul de la retraite se fait aujourd'hui sur les six derniers mois dans la fonction publique et sur les 25 meilleures années dans le privé. Après la réforme, le calcul sera effectué pour tous sur l'ensemble de la carrière. Reste à savoir qui en sortira gagnant… Le taux de cotisation sera proche de ce qu’il est aujourd’hui : 28 % pour les assurés et leurs employeurs, qu'ils soient publics ou privés. Par ailleurs, pour les fonctionnaires et les agents des régimes spéciaux, les primes seraient entièrement prises en compte dans le calcul (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui).
Concernant l’alignement des 42 régimes spéciaux de retraite, « chaque spécificité sera regardée au cas par cas pour voir ce qu’il est légitime ou pas de garder » a indiqué le Haut-Commissaire à la réforme des retraites.
Des droits spécifiques, comme des points supplémentaires ou un droit à partir plus tôt, pourront être accordés pour tenir compte de la pénibilité, des carrières longues et du handicap. Un minimum de pension sera prévu pour les Français ayant travaillé toute leur vie à temps partiel ou avec des revenus modestes.

4 / Une bonification accordée dès le premier enfant

La réforme va octroyer une bonification « pour chaque enfant, dès le premier enfant » et non plus à partir du troisième comme c’est le cas aujourd’hui. Objectif : compenser les impacts sur la carrière des parents, de l'arrivée ou de l'éducation de l'enfant. Des points seront aussi accordés pour prendre en compte les interruptions d'activité liées aux aléas de carrière (chômage, maladie, invalidité, etc.), ainsi que la maternité.

5 / L’âge légal de départ reste fixé à 62 ans, mais…

L'âge minimum de départ à la retraite reste fixé à 62 ans. Mais une idée a fait son apparition ces derniers mois : introduire une deuxième borne, un « âge-pivot » qui pourrait être 63 ans. L'âge-pivot est une limite d'âge à partir de laquelle on applique une surcote ou une décote aux pensions pour retarder les départs à la retraite. En clair : rien n'empêcherait, celui qui le souhaite, de partir à 62 ans, mais il aurait une pension moins intéressante que s'il attendait un an de plus. Une sorte de malus serait appliqué à tous ceux qui partent avant 63 ans, sur le modèle des retraites complémentaires des salariés du privé qui le subiront dès 2019. À l'inverse, il y aurait une surcote pour ceux qui dépassent cet "âge-pivot". Cette mesure est toujours en discussion. Toutefois, elle ne fait pas partie des recommandations proposées par le Haut commissaire à la réforme des retraites le 10 octobre dernier.

6 / Le maintien de la pension de réversion

La pension de réversion ne sera pas supprimée. En revanche, les discussions doivent porter sur l’harmonisation des règles entre le public et le privé. On sait par exemple qu’aujourd’hui, si le défunt est un fonctionnaire, son époux ou son épouse bénéficie d’une pension de réversion sans condition de revenus. En revanche, si le défunt est un salarié du privé, la réversion n’est pas automatique, elle dépend des revenus du conjoint survivant. Si demain, les systèmes sont harmonisés, lequel des deux l’emportera sur l’autre ?

7 / Les nouvelles règles ne seront appliquées que dans cinq ans

Une fois votée, la réforme ne s'appliquera pas tout de suite : ceux qui s'apprêtent à prendre leur retraite dans les cinq prochaines années ne seront pas concernés et seront toujours régis par le système actuel.
Les nouvelles règles de la future réforme commenceront à s’appliquer dans cinq ans, et pour les personnes nées après 1963. Tout le monde ne va pas, en effet, basculer du jour au lendemain dans le régime à points.

8 / La Complémentaire Retraite des Hospitaliers a été conçue pour faire face à l’incertitude

Parmi tous ceux qui sont concernés par la réforme (tous les Français nés après 1963), qui peut dire ce que sera sa retraite demain ? Personne !
Si on commence à en savoir un peu plus sur ce que sera ce grand bouleversement pour tous, impossible d’anticiper sur le futur montant de sa retraite. Tout dépendra du mode de calcul effectivement choisi et de la valeur du point au moment du départ (ce qui reste la grande inconnue aujourd’hui). Des solutions sont à votre disposition, dès aujourd’hui, pour réduire cette incertitude et éviter les mauvaises surprises : renseignez vous dès maintenant sur la démarche à adopter pour limiter la baisse de votre niveau de vie quand vous partirez à la retraite. La Complémentaire Retraite des Hospitaliers, dont le C.G.O.S est l’association souscriptrice, vous propose de vous affilier maintenant pour vous assurer ce complément de revenu qui vous fera peut-être défaut au moment où vous en aurez vraiment besoin.

Pour conclure, la prochaine réforme des retraites va impacter les pension de retraite. L'important est d'anticiper au plus tôt sa retraite avec une complémentaire retraite,  afin de ne pas être contraint de continuer à travailler pendant sa retraite

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