Mieux vivre demain

Professionnels de santé  : comment faire partie d’associations humanitaires d’aide médicale ? 

24 décembre 2020

Rejoindre une association humanitaire d’aide médicale, c’est une décision qui demande de la motivation et de l’implication… mais qui permet aussi de vivre une aventure humaine forte. Les besoins en compétence médicale sont importants, autant dans des pays en crise que dans le cadre d’un projet de développement et d’accompagnement. Comme rejoindre une association humanitaire quand on est soignant ? Dans quel cadre professionnel peut-on mener ce projet ?
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La mission humanitaire dans le cadre du stage infirmier

Concrétiser un projet humanitaire, cela peut se faire dans le cadre d’un stage pendant ses études. Pour les futurs infirmiers par exemple, la mission humanitaire prend la forme d’un stage à l’étranger. Il doit être validé par l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI).

La structure encadre les stagiaires et permet d’appliquer les gestes et connaissances acquis pendant leur formation. Les IFSI conseillent les étudiants de mener ce projet à plusieurs. Lucie a passé six semaines à Madagascar, en 2019, avec trois amies de la même promotion : « nous avons participé à une campagne de vaccination dans plusieurs villages, et nous avons organisé des cours de sensibilisation à la contraception pour les femmes, raconte-t-elle.

C’est un sujet qui nous touchait beaucoup avant de partir, mais sur place, nous avons aussi appris beaucoup sur nous-mêmes ! ». Opter pour un stage à l’étranger est aussi possible pour les aides-soignants en formation, ou encore pour les futures sages-femmes.  

Un congé humanitaire pour aider l’organisation de son choix

Les ONG recrutent régulièrement des professionnels de la santé mais aussi des agents administratifs et des logisticiens. Pour que les projets n’aient pas d’incidence sur le contrat de travail, il est possible de demander un « congé humanitaire » : celui-ci se déroule obligatoirement pendant les congés ou les RTT, sur une période de 2 à 8 semaines.

Le volontaire perçoit son salaire habituel, comme à chaque fois qu’il est en vacances. La différence, c’est qu’il consacre ce temps à d’autres !

C’est la solution choisie par Madeleine, sage-femme. Elle est très impliquée dans une association qui gère un orphelinat au Laos. « J’y passe trois semaines tous les deux ans. Cela me permet d’apporter mes compétences ailleurs », sourit-elle.