Argent et Impôt

Retour de l’inflation : quel impact sur notre pouvoir d’achat ?

25 octobre 2018

Le taux d’inflation augmente de nouveau en France (+ 1,6 % attendu pour 2018) et le budget de chacun risque d’en être affecté. Car les augmentations sont réelles (énergie, transports, alimentation). Or, le point d’indice des fonctionnaires reste gelé en 2018 et 2019, les pensions de retraite vont rester quasiment stables (+0,3 % en 2019 et 2020), et la première baisse de la taxe d’habitation n’est pas forcément visible, ni effective, pour tous… Sans oublier l’impact psychologique du prélèvement de l’impôt à la source dès le 1er janvier 2019. Il risque de renforcer, au moins dans les premiers mois, la sensation de baisse de pouvoir d’achat.
Inflation et pouvoir d'achat

On avait presque oublié cette petite phrase, mais cette fois c’est une certitude : les prix sont repartis à la hausse en 2018. Selon l’INSEE, ils ont augmenté de 2 % en juin, 2,3 % en juillet, et encore de 0,5 % en août. Et même si un repli a été observé en septembre (-0,2%), le taux d’inflation en France devrait se situer autour de 1,6 % en 2018.
En un mot, l’inflation est de retour et vous l’avez probablement constaté vous-même depuis plusieurs mois.
Selon l’INSEE, les prix de l’énergie ont bondi de 14,3 % sur un an, celui du gaz de 17,3 % et ceux des produits pétroliers de 21,8 %. Et la facture grimpe aussi pour les dépenses d’alimentation : la viande et le poisson sont quasiment devenus des « produits de luxe » et les produits frais sont eux aussi en forte hausse, en moyenne de 6,4 %.

Remplir votre réfrigérateur, vous déplacer en voiture ou vous chauffer vous coûte désormais plus cher

Cette envolée des prix s’explique : elle est due essentiellement à la hausse des prix de l’énergie, des services publics et du tabac, explique l’INSEE. Certes, les cours du pétrole ont presque doublé depuis un an, mais les hausses de taxes, sur les énergies « non vertes » et les cigarettes restent les principales causes de la reprise de l’inflation.

Si le traitement des agents de la fonction publique hospitalière augmentait d’autant, cette hausse des prix serait indolore. Mais ce n’est pas le cas.

Après avoir été gelé entre 2010 et 2016, le point d'indice sur lequel est basé l'évolution de votre rémunération, l'est à nouveau pour deux années. Vous ne pourrez compter que sur une évolution de carrière ou votre ancienneté pour espérer ne pas voir votre pouvoir d'achat grignoté.
Mais ce n’est pas tout : l’aide personnalisée au logement, les allocations familiales, les pensions de retraite n’augmenteront que de 0,3 % par an en 2019 et en 2020. Cela revient pour les bénéficiaires à perdre du pouvoir d’achat. Par ailleurs, la suppression de 30 % de la taxe d’habitation dès cette année ne touche pas encore tous les ménages, et une partie de ceux qui continuent à la payer ont vu leurs prélèvements augmenter à cause de la hausse de la fiscalité programmée par un certain nombre de communes.

L’impact psychologique des réformes à venir renforce la sensation de baisse du pouvoir d’achat

La mise en place du prélèvement de l’impôt à la source dès le 1er janvier 2019 risque d’accentuer la sensation de perte de pouvoir d’achat. Quand nous découvrirons nos premières fiches de paye net d’impôts, nous aurons forcément, au moins les premiers mois, la désagréable impression de gagner moins. Même si cette sensation ne sera pas juste mathématiquement, elle sera forcément présente dans nos têtes.

Réforme des retraites

Sans oublier la réforme des retraites qui se prépare pour 2019 : elle est source de forte inquiétude pour les Français et les fonctionnaires en particulier. Que se passera-t-il demain si le calcul de la pension de retraite n’est plus effectué sur la base des 6 derniers mois de traitement mais sur la base, comme dans le privé, des 25 meilleures années dans une carrière ? Et comment les règles de la réversion vont-elles évoluer ?

Autant d’incertitudes qui risquent d’accentuer plus encore l’impression générale d’un pouvoir d’achat en baisse. Mieux vaut les avoir en tête pour anticiper et se constituer, pour demain, un complément de retraite. Car dans une période d’inflation à 1,6%, continuer à épargner sur un livret bancaire, dont le taux d’intérêt reste bloqué au mieux à 0,75 %, n’offre aucune perspective réjouissante

Attention, la future réforme des retraites va impacter le montant des retraites des hospitaliers. En anticipant au plus tôt sa retraite avec une complémentaire retraite, on peut éviter  d'être contraint de continuer à travailler pendant sa retraite

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