Droits et Démarches

Sécurité Sociale étudiante : elle disparaît à la rentrée 2018

7 décembre 2017

Dès la prochaine rentrée universitaire, en 2018, les nouveaux étudiants seront rattachés à la Sécurité Sociale de leurs parents.  Ils seront donc au Régime Général et l’Assurance Maladie va prendre le relais. C’est la fin de la Sécurité Sociale étudiante. La cotisation de 217 euros, qui était encore payée cette année par tous les étudiants non boursiers, est supprimée.
Fin de la sécurité sociale étudiant à la rentrée 2018

Elle est remplacée par une contribution établie selon le niveau d’études : 60 euros en licence, 120 euros en master et 150 euros pour les doctorants. En revanche, rien ne change pour les étudiants boursiers qui ne payaient pas l’ancienne cotisation. Pour les étudiants déjà entrés dans le cursus universitaire, la réforme s’appliquera à la rentrée 2019. Les mutuelles étudiantes vont continuer à proposer des offres de complémentaires santé.

 

C’est une petite révolution dans l’enseignement supérieur. Les pouvoirs publics ont décidé, fin octobre 2017, de supprimer purement et simplement la Sécurité Sociale étudiante ! Dès la rentrée de septembre 2018, les nouveaux étudiants, ceux qui démarrent leurs études universitaires, seront désormais rattachés au régime général de la Sécurité Sociale.

En fait, plus question pour eux de s’affilier à une sécurité sociale étudiante obligatoire (LMDE ou SMEREP) comme c’était le cas jusqu’à cette année : ils resteront affiliés à la Sécurité Sociale de leurs parents.

Des remboursements de soins seront accélérés pour les étudiants

Les autres étudiants, ceux qui sont déjà à l’université ou dans les grandes écoles, attendront la rentrée 2019. Mais ceux là savent déjà que cette réforme va leur simplifier la vie. Parmi eux, qui n’a pas passé des heures, en début d’année, à faire la queue pour choisir sa mutuelle étudiante, et rassembler les documents nécessaires ? Qui n’a pas vécu les semaines et les mois d’attente avant de se faire rembourser des frais médicaux ou dentaires ? Parfois les étudiants devaient patienter jusqu’à 6 mois avant d’obtenir le moindre remboursement. Une situation paradoxale : cette population qui a, par définition, peu de moyens, finissait par supporter des délais de remboursement beaucoup plus longs que ceux imposés à leurs parents par le régime général. La réforme va donc accélérer les remboursements. L’affiliation à la Sécurité Sociale des parents aura comme premier effet de simplifier la vie des étudiants. Et la vôtre aussi, si vous êtes parent, et si vous viviez avec vos enfants ces moments de grande exaspération !

Suppression de la cotisation annuelle de 217 euros dès la rentrée 2018

Conséquence immédiate : la cotisation annuelle de 217 euros, qui était exigée pour toute affiliation, sera supprimée. Elle sera remplacée par une contribution beaucoup plus modeste, la « cotisation vie étudiante » dont le montant dépendra du niveau d’études : 60 euros par an pour un étudiant en licence, 120 euros en master et 150 euros pour un étudiant en thèse.

La cotisation «vie étudiante» coûtera donc beaucoup moins cher, mais couvrira un champ plus large : elle donnera accès, sans supplément, aux activités sportives et culturelles du campus universitaire. Cet effort financier permettra aussi de créer des centres de santé universitaires (CSU), qui assureront les besoins des étudiants en matière de santé.

Pour les étudiants boursiers qui ne payaient par l’ancienne cotisation de 217 euros, rien ne change, ils continueront à être exonérés.

Les pouvoirs publics estiment que les étudiants vont gagner, grâce à cette mesure, en moyenne 100 euros de pouvoir d’achat par an.

De leur côté, les mutuelles étudiantes vont avoir la possibilité de continuer à proposer des « complémentaires santé » aux étudiants.