Formation

Vers une revalorisation du métier d’aide-soignant pour attirer les jeunes

26 avril 2021

Aide-soignant : un métier essentiel dans les établissements de soins, et dont les besoins en personnel ne cessent de croître. Comment rendre la profession plus attractive pour renforcer les effectifs ? Plusieurs mesures ont été proposées, notamment dans le cadre du Ségur de la santé : elles concernent la formation des futurs aides-soignants mais aussi leur rémunération.

Formation des aides-soignantes : de nouvelles modalités d’ici 2022

Les besoins en effectifs dans les établissements de santé ne cessent d’augmenter, et encore plus dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Pour y répondre, le gouvernement s’est fixé deux objectifs : rendre la formation plus attractive et former davantage de professionnels. Aussi, 6 600 nouvelles places devraient voir le jour d’ici 2022 dans les centres de formation, dans toute la France. Avec pour but de multiplier par deux les entrées en formation d’ici 2025, comme le prévoit le Ségur de la santé. L’instauration d’une double rentrée (en septembre puis entre janvier et mars) devrait également optimiser la disponibilité des nouveaux diplômés, qui pourront commencer à travailler à différents moments de l’année. Enfin, la durée de la formation au métier d’aide-soignante doit être allongée à 44 semaines dès la rentrée 2021 pour intégrer de nouveaux blocs de compétences.

La revalorisation de la rémunération dans la Fonction publique hospitalière, pour les aides-soignants aussi

La rémunération est la première préoccupation des agents. Le Ségur de la santé, dont les conclusions ont été rendues à l’été 2020, prévoit ainsi plusieurs mesures de revalorisation : + 183 euros net mensuel pour les professionnels non médicaux, auxquels s’ajoutent 35 euros nets par mois en moyenne pour les effectifs au contact des patients, dont font partie les aides-soignants. Ces augmentations s’appliquent avec l’entrée en vigueur de nouvelles grilles de rémunération, dont les objectifs sont de mieux tenir compte des spécificités de chaque métier et de proposer des évolutions de carrière plus rapides. Une revalorisation qui devrait aussi faciliter la souscription d’une épargne retraite durant la carrière, encore plus nécessaire aujourd’hui quand on sait que les revenus des hospitaliers chutent en moyenne entre 25% et 30% à la retraite.

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