27 avril 2017

Bac : Tutos, applis, réseaux sociaux, les nouvelles méthodes pour réviser le bac !

Les nouvelles technologies ont fait irruption dans l’univers des lycéens qui révisent pour le baccalauréat. A côté des techniques de révision classiques (tableaux de révisions, fiches-résumés) les futurs bacheliers utilisent désormais tout ce qui fait partie de leur univers quotidien : internet, « tutos », applications, réseaux sociaux. Des compléments utiles aux révisions qui viennent compléter les bonnes vieilles méthodes classiques.

Vous avez certainement entendu vos enfants lycéens parler de « tutos »… Le concept est simple : des professeurs (très sérieux) créent des vidéos interactives (très ludiques) de quelques minutes à destination des lycéens pour les aider à décrocher leur Bac. Des outils gratuits dont les jeunes raffolent. On trouve par exemple des résumés d’événements historiques, tous au programme du Bac, racontés par un professeur un peu farfelu qu’on rêverait tous d’avoir. Un autre enseignant dispense, lui, des cours de maths, niveau terminale S, en apparaissant avec son vrai visage mais avec un corps de personnage de bande dessinée ! Un troisième donne des cours d’anglais avec humour et avec un flegme très britanniques. Pour tous, «ces tutos apportent un soutien important à des élèves, qui ont laissé tomber ou négligé leurs cours. Ces vidéos redonnent confiance, le goût d’apprendre et remettent le pied à l’étrier… » Autre avantage : ces vidéos peuvent être visionnées sur smartphones et permettent aujourd’hui aux lycéens de réviser n’importe où : dans les moyens de transports ou dans une salle d’attente chez le médecin !

Connaissez-vous les gifs du Ministère de l’Éducation Nationale ?

Avec les vidéos sur internet, vos enfants peuvent suivre les cours à leur rythme et revenir autant de fois qu’ils le veulent sur un élément qu’ils ne comprennent pas, en appuyant sur « pause ». Sensibles aux images et aux vidéos, les élèves ont le sentiment de rester dans un monde qu’ils connaissent bien. A tel point que le Ministère de l’Éducation Nationale a investi lui aussi cet univers en mettant en ligne un site « Quand je passe le bac », qui accompagne les jeunes dans leurs révisions avec des conseils, «les 10 questions que tu n'oses pas poser sur le bac », mais aussi des gifs, ces petites vidéos qui tournent en boucle simplement pour se détendre !

D’autres lycéens font le choix de rejoindre des groupes sur les réseaux sociaux comme Facebook, qui proposent d’échanger des adresses ou de télécharger des contenus. Cette formule peut devenir particulièrement intéressante s’il s’agit d’un groupe créé avec les élèves de sa classe et son enseignant.

Les fiches traditionnelles ont encore de l’avenir devant elles !

Mais attention : à quatre semaines des premières épreuves du bac, le plus important est désormais de ne pas se perdre dans la masse de contenus numériques. Même sérieux, ces outils ne peuvent pas remplacer les fiches personnelles. En mai, mieux vaut désormais privilégier les sujets sur lesquels on n’est pas encore très au point et mettre les impasses (les cours mal ou jamais appris) au début des révisions. Conseillez à vos enfants d’alterner les matières et d’éviter de faire des maths pendant une journée entière, puis de l'histoire un autre jour, puis de la philo... Pour aborder la dernière ligne droite le plus sereinement possible, il faut aussi savoir faire des pauses, et relativiser : en 2016, le taux de réussite au bac était quand même de 88,5 % toutes filières confondues !

 Également dans votre blog Complément'air, d'autres articles sur les enfants et la famille :
Naissance d’un enfant : quel impact sur ma retraite ?  
Lycéens : le calendrier de l’admission post bac (APB) 
Bébé est arrivé : les bons plans pour dépenser moins ! 



Lire la suite...

24 avril 2017

Des aides-soignantes qui se forment à l'assistance dentaire à l’hôpital !



Avec le développement des consultations bucco-dentaires à l’hôpital, les aides-soignantes (et parfois aussi les infirmières) optent de plus en plus pour une formation complémentaire qui leur permet d’être aussi assistantes dentaires. Presque un nouveau métier ! Une double compétence favorisée par l’inscription de la profession d’assistante dentaire dans le Code de la santé publique (CSP) depuis la loi de modernisation de la santé du 26 janvier 2016. Les patients, notamment les plus âgés dans les maisons de retraite, apprécient cette organisation car c’est la même personne, celle qu’ils connaissent au quotidien, qui assurent aussi le suivi dentaire.


Trop longtemps négligés, les soins dentaires sont de plus en plus présents dans les maisons de retraites à l’hôpital. On voit bien l’intérêt pour les patients. Plus besoin d’organiser une sortie chez un dentiste de ville. Cette fois, c’est le praticien qui se déplace.
Cette évolution des soins dentaires à l’hôpital ouvre aussi des perspectives pour le personnel. Les aides-soignantes notamment, ont la possibilité d’acquérir des compétences supplémentaires et de devenir « assistantes dentaires ». Ce changement est désormais facilité par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, complétée par le décret du 3 décembre 2016. Cette loi inscrit la profession d’assistante dentaire dans le Code de la santé publique (CSP), et lui donne un statut de personnel de santé à part entière : « La profession d’assistant dentaire consiste à assister le chirurgien-dentiste ou le médecin exerçant dans le champ de la chirurgie dentaire dans son activité professionnelle, sous sa responsabilité et son contrôle effectif. L’assistant dentaire contribue aux activités de prévention et d’éducation pour la santé dans le domaine bucco-dentaire. Il est soumis au secret professionnel. »

Les assistants dentaires sont désormais des auxiliaires médicaux,  au même titre que les aides-soignants ou les ambulanciers (Livre 3, titre 9 du CSP)

L’inscription au CSP, c’est la garantie d’un diplôme reconnu par l’Etat, sécurisé, valable en toutes circonstances, et donc la possibilité de créer des passerelles, aujourd’hui inexistantes, entre cabinets libéraux, hôpitaux, centres de santé ou établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
« L’un des chantiers prioritaires est de définir les modalités et le contenu de la formation des assistantes », explique Jean Azerad, chef du service odontologie de la Pitié-Salpêtrière (Paris).

Aides-soignantes et infirmières dispensées de certains modules

Pour l’heure, la formation (sur 12 à 18 mois dans un centre agréé) n’a pas encore été modifiée depuis la loi de 2016. L’arrêté ministériel portant sur l’évolution de la formation n’est pas encore paru au journal officiel. Pour devenir assistantes dentaires, les aides-soignantes (ou les infirmières) doivent, elles aussi, suivre une formation spécifique (stérilisation des instruments, aide opératoire…) mais compte-tenu de leur activité professionnelle, elles sont dispensées de certains modules.
A la maison de retraite de l’hôpital de Pézenas, qui expérimente les soins bucco-dentaires sur place depuis quelques mois, Noémie, aide-soignante depuis 10 ans, a fait le choix de devenir aussi assistante dentaire et elle ne le regrette pas : « Comme les résidents me connaissent comme aide-soignante, ils acceptent beaucoup plus facilement de se rendre à la consultation bucco-dentaire. Cela les rassure... » Un point de vue confirmé par Sylvie, la dentiste : « Le travail avec l’aide-soignante qui est aussi assistante dentaire, c’est comme un fil rouge… Les préconisations thérapeutiques sont bien suivies lorsque les patients retournent dans leurs chambres… » L’aide-soignante / assistante dentaire assure ainsi un suivi indispensable au confort des patients.

Retrouvez également dans votre blog, d'autres articles en rapport avec la vie professionnelle à l'hôpital :

Lire la suite...

18 avril 2017

Infirmières, aides-soignantes : comment est calculée votre pension de retraite ?




Pour obtenir le taux plein de 75 % du traitement de base sur les 6 derniers mois, les agents hospitaliers de catégorie active doivent remplir une condition d’âge (57 ans minimum) et valider un nombre minimal de trimestres d’assurance retraite : entre 166 et 172 trimestres selon l’année à partir de laquelle vous pouvez partir à la retraite.

Si le nombre de trimestres est insuffisant au moment du départ, vous subirez ce qu’on appelle une décote, c’est-à-dire une réduction définitive du montant de la pension calculée sur la base de 1,25 % par trimestre manquant.


Dans la fonction publique hospitalière et si vous faites partie de la  catégorie « active » vous pouvez espérer obtenir une pension maximale si vous remplissez d’abord une condition d’âge minimum au moment du départ : 57 ans.

Ensuite, votre future pension de retraite correspond à un pourcentage de votre traitement. Pour les fonctionnaires hospitaliers titulaires, la retraite de base est calculée selon la formule suivante :

             Nombre de trimestres de
75% x   services et bonifications (3)                   x traitement indiciaire (1)
             Nombre de trimestres nécessaires
             pour bénéficier du taux plein (2)

Revenons sur chacun des 3 éléments de ce calcul pour mieux comprendre :

(1) Le traitement indiciaire

Comme pour tous les autres fonctionnaires titulaires, la pension de retraite des agents hospitaliers est calculée à partir du traitement de base des 6 derniers mois (hors primes) et non sur les 25 meilleures années de salaire comme c’est le cas pour les salariés du privé.

(2) Nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier du taux plein

Un nombre précis de trimestres que vous devez avoir acquis au cours de votre carrière est exigé par la loi pour espérer obtenir une pension maximale.
Si vous êtes un agent hospitalier de catégorie « active », ce nombre varie en fonction de l'année à partir de laquelle vous avez le droit de prendre votre retraite :

 
Année à partir de laquelle vous pouvez partir à la retraite
Durée de cotisation requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein de 75 %
2017
166 (41 ans et 3 mois)
2018, 2019,2020
167 (41 ans et 9 mois)
2021, 2022, 2023
168 (42 ans)
2024, 2025, 2026
169 (42 ans et 3 mois)
2027, 2028, 2029
170 (42 ans et 6 mois)
2030, 2031, 2032
171 (42 ans et 9 mois)
2033 et après
172 (43 ans)


Emplois concernés : infirmiers, aides-soignants, sages-femmes, personnels paramédicaux et assistantes sociales dont l'emploi comporte un contact direct et permanent avec des malades, puéricultrices en fonction dans les services de pédiatrie. 

(3) Nombre de trimestres de services et de bonifications


Le calcul de ce nombre de trimestres est donc le reflet de votre parcours dans la fonction publique et de la durée globale de service : elle prend en compte l’intégralité de votre carrière.

Dans le décompte de trimestres, il faut retenir la durée des services effectifs dans la fonction publique, mais aussi les bonifications :
ce sont des trimestres octroyés à titre gratuit pour tenir compte de certaines situations familiales. Il existe notamment une bonification pour enfants nés et élevés avant 2004.

Les périodes à temps partiel de droit ou sur autorisation sont comptés comme de services à temps plein. Autrement dit, si vous avez travaillé sur une année à temps partiel (au minimum 50%), cette année compte pour une année de service entière (4 trimestres). Cependant, le montant de la pension, pour les services à temps partiel, est, lui, calculé au prorata de la durée de service effectuée.

Conclusion :
En reprenant notre formule de calcul citée plus haut, on voit bien que la pension maximale que l’on peut obtenir, si le nombre de trimestres effectués est égal au nombre de trimestres requis, est égale à 75 % du traitement indiciaire. On parle alors de pension de retraite à taux plein.

 La décote.
Le problème, c’est qu’il est de plus en plus difficile, dans une carrière, d’atteindre le nombre de trimestres requis. Et bon nombre d’agents partent à la retraite sans avoir validé le nombre de trimestres exigé par la loi. Alors le montant de votre pension sera diminué. C’est le principe de la décote.
Le taux de la décote est de -1,25 % par trimestre manquant.

Prenons l’exemple de Jacqueline, une infirmière née en 1960. Elle doit comptabiliser 166 trimestres pour accéder à sa retraite à taux plein. Mais elle n’a validé que 152 trimestres. Si elle décide de partir à la retraite à 57 ans (en 2017), sans avoir validé les 166 trimestres requis, sa pension subira donc une décote de 14 trimestres.

Voici le calcul de la pension pour Jacqueline :

             Nombre de trimestres de
75% x   services et bonifications : 152            = 69 %
             Nombre de trimestres nécessaires
             pour bénéficier du taux plein : 166

On obtient ce qu’on appelle un taux de liquidation de 69 % (75 % x 152/166)

C’est ce taux de 69 % qui sera appliqué à son traitement indiciaire pour obtenir le montant théorique de sa pension.
Ensuite, l’application de la décote pour les 14 trimestres manquants (14 x 1,25 % = 17,5 %) fera chuter le montant de sa pension de 17,5 %.

Mais attention : à partir d’un certain âge, la décote n’est plus appliquée, même si vous ne remplissez pas les conditions requises pour avoir droit à la retraite à taux plein. Pour en bénéficier, il faut faire le choix de travailler plus longtemps, bien au delà des 57 ans qui ouvrent le droit au départ à la retraite.

Si vous êtes né en :
Age d’annulation de la décote
1960
61 ans et 3 mois
1961
61 ans et 6 mois
1962
61 ans et 9 mois
1963 et au-delà
62 ans

Le mois prochain, sur Complement’air.com, retrouvez le mode de calcul de la pension de retraite pour les agents hospitaliers de catégorie « sédentaire ».

Découvrez ici d'autres articles sur la retraite et sa préparation :
Agents hospitaliers : à quel âge pouvons-nous partir à la retraite ?
Dans les prochaines décennies, aurons-nous les moyens financiers pour bien vivre à la retraite ?
Préparer sa retraite dès le début de carrière !








Lire la suite...
Fourni par Blogger.