17 août 2017

Parents d’étudiants : comment maîtriser votre budget ?


Frais d’inscription, logement, nourriture, fournitures… La vie étudiante coûte cher. Dans la plupart des cas (75 %), les parents financent une bonne partie de ces frais. Alors comment faire pour réduire ces dépenses au maximum, surtout si vous avez plusieurs enfants à charge ? Les bourses et les allocations attribuées à vos enfants selon des critères de revenus peuvent alléger l’addition pour vous. Sans oublier les prêts étudiants garantis par l’Etat et les petits jobs à temps partiel.

En 2017, le budget moyen d’un étudiant s’élève à 684 euros par mois sans compter celui des études elles-mêmes, notamment les frais d’inscription. En 10 ans, il a connu une hausse de plus de 30 %. Le logement représente en moyenne 55 % du budget mensuel (le choix d'une colocation peut faire baisser, parfois de moitié, le coût du loyer), et l’alimentation est le deuxième poste de dépenses. Sans oublier les frais de santé (Sécurité Sociale et mutuelle complémentaire), les transports, la téléphonie, internet et l’habillement ! Votre enfant doit donc arbitrer entre toutes ces dépenses, et vous pouvez l’aider directement ou indirectement, selon vos possibilités financières.

Versement mensuel. Si vous en avez les moyens, vous pouvez soutenir votre enfant étudiant grâce à un versement mensuel régulier. Vous pouvez déduire cette somme de vos revenus à une condition : que votre enfant ne soit plus rattaché à votre foyer fiscal pour l’impôt sur le revenu. Les trois quarts des étudiants reçoivent de leurs parents une aide familiale qui ne couvre pas toutes leurs dépenses. Seuls 50 % des jeunes sont intégralement financés par leur famille.

Job étudiant. Si votre enfant veut augmenter son budget, incitez le à dénicher un petit job. 25 % des étudiants travaillent tout en suivant leurs études. Ils occupent le plus souvent des postes à mi-temps ou à temps partiel. Dans la mesure du possible, mieux vaut éviter le temps plein qui risquerait de nuire à ses études.

Prêt étudiant. Pour compléter ses ressources, votre enfant étudiant peut aussi souscrire un prêt étudiant, garanti par l'État. C’est un crédit à la consommation qui lui sera accordé pour financer ses études. Il peut faire l'objet d'un remboursement différé, ce qui lui permet de ne commencer à rembourser qu'une fois ses études terminées.

Bourse nationale. Si vous avez de faibles revenus, votre enfant peut faire une demande de bourse nationale auprès du CROUS. Attention : la demande doit être effectuée entre le 15 janvier et le 31 mai de l’année qui précède la rentrée universitaire. L’attribution est faite selon 3 critères : le montant des revenus parentaux, le nombre de frères et sœurs à la charge de la famille et l’éloignement du lieu d’études.     Avant de faire la demande, vous pouvez vous renseigner pour savoir si votre enfant y aura droit grâce à un simulateur mis en place par le CROUS : https://simulateur.lescrous.fr/

A savoir : Si votre enfant peut prétendre à une bourse, le premier versement n’aura lieu que fin octobre, il faut donc anticiper et avoir un peu d’argent de côté pour régler dès septembre les frais d’inscription, et l’affiliation au régime maladie (217 euros pour l’année universitaire 2017-2018).

APL. Enfin, votre enfant étudiant peut demander une aide au logement : la CAF (Caisse d’allocations familiales) verse deux allocations aux étudiants : l’APL (Aide personnalisée au logement) et l’ALS (Allocation logement à caractère social) qui sont versées elles aussi selon des critères de revenus. Vous pouvez vous renseigner sur : http://www.caf.fr/
 
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10 août 2017

Éliminer les déchets infectieux sur place à l’hôpital, c’est possible !


Pour éviter le transport, puis l’incinération du matériel infectieux, notamment les seringues ou les compresses usagées, une société toulousaine a inventé une machine permettant de tout transformer, de tout broyer et de tout désinfecter sur place. Elle n’est pas plus encombrante qu’une photocopieuse. Seul bémol, son  coût : 50 000 euros. 

« Toute personne qui produit des déchets d’activités déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés est tenue de les éliminer… » L'article R 1335-2 du Code de la Santé publique s’applique aux professions libérales comme aux hôpitaux. La France produit chaque année plus de 200 000 tonnes de déchets infectieux qui demandent un traitement particulier : une collecte et un tri dans les fameuses « boîtes jaunes ». Ils sont ensuite transportés puis détruits dans des usines d’incinération (à 850°c) pour un coût souvent très élevé.
Or, une société toulousaine vient d’inventer une « machine » qui élimine sur place des déchets infectieux dans les hôpitaux. Peu encombrante, de la taille d’une photocopieuse, cette machine montée sur roulettes broie son contenu en 30 minutes, y compris les aiguilles des seringues, puis elle désinfecte, entre 20 et 80 litres de déchets selon sa capacité, grâce à une stérilisation à la vapeur à 135 °C. Ensuite, les mini-particules obtenues sont récupérées dans un bac et comme elles sont désinfectées, elles peuvent être jetées dans une poubelle normale. L’inventeur de cette machine, Miquel Lozano, explique : « La machine injecte de la vapeur sur les morceaux broyés, ce qui permet d’éliminer les risques de contamination biologique de ces déchets. Leur donner l’aspect de mini-confettis supprime le risque psycho-émotionnel provoqué si on les voit. Ils sont méconnaissables, alors que dans les centres de tri, il n’est pas rare de trouver des seringues parmi les ordures ménagères… »

Suppression du transport et de l’incinération des déchets

En effet, si le traitement des déchets infectieux est indispensable pour éliminer la présence potentielle de micro-organismes, il s’impose également pour des raisons psychologiques. Le Code de la Santé Publique estime que le danger est aussi psycho-émotionnel : l’aspect visuel de ces déchets (seringues usagées notamment) est susceptible de déclencher des peurs incontrôlables de risques de contamination dans la population et de susciter des sentiments de crainte, par la simple présence visuelle du matériel contaminé. D’où l’intérêt de les faire disparaître le plus rapidement possible après usage. C’est une solution qui devrait aussi faire baisser les coûts d’élimination car elle supprime la phase de transport puis d’incinération.

Depuis 2013, 250 appareils ont été installés dans le monde. Pour le moment, 90 % des clients sont étrangers. « Nous avons mis plus de deux ans à obtenir l’autorisation de vendre en France », explique encore Miquel Lozano. Quelques laboratoires d’analyses et des cliniques sont désormais équipées en France. Le créateur du système espère maintenant intéresser les hôpitaux, « d’autant que la législation vient de changer et permet désormais aux établissements de traiter sur place leurs déchets hospitaliers, moyennant une déclaration à l’agence régionale de santé… » Un bémol quand même, le coût élevé de la machine : 50 000 euros.
Ailleurs dans le monde, cette machine pourrait bien intéresser en priorité les zones comme l’Amérique latine, qui ne possèdent aucune infrastructure de tri des déchets.

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03 août 2017

Quel recours en cas de litige après un achat en ligne ?


En 2016, les Français ont fait 72 milliards d’euros d’achats sur internet, en hausse de 15 % par rapport à 2015. Les achats sur le Web se multiplient et donc, les contestations aussi. La loi française protège les acheteurs. Délais de livraison dépassés, article non disponible, colis en mauvais état : après un premier contact avec le vendeur, si le litige persiste, envoyez une lettre recommandée pour contester et vous faire rembourser. Une fois livré, vous pouvez changer d’avis, décider de renvoyer le produit sans explication : vous disposez pour cela d’un droit de rétractation de 14 jours.


Vous avez passé commande sur un site internet et vous avez un litige avec le vendeur ? Selon les cas, la loi sur la consommation offre une protection aux acheteurs et plusieurs voies de contestation.

1 / Le délai de livraison est dépassé
Envoyez un courrier au vendeur et mettez-le en demeure de vous livrer dans un délai raisonnable (indiquez une date). Si ce nouveau délai n’est pas respecté, vous êtes en droit d’annuler la commande par lettre recommandée. Attention : même si le problème vient du transporteur, vous devez vous adresser au vendeur.

2/ L’article n’est finalement plus disponible
Le vendeur doit vous prévenir dès que possible et vous rembourser au plus tard dans les 14 jours. Si le contrat que vous avez signé prévoit qu’il a la possibilité de vous envoyer un bien « ?équivalent? » en cas d’indisponibilité, vous êtes libre d’accepter ou non le produit de substitution.

3/ Le colis est abîmé
Vérifiez toujours le contenu du colis en présence du livreur (c’est votre droit) et, le cas échéant, apportez des réserves sur le bon de livraison. En cas de doute, refusez-le. Si vous avez pris livraison du colis sans que le transporteur vous ait laissé en vérifier le contenu, vous disposez de 10 jours ouvrables pour dénoncer par courrier recommandé un manque ou une détérioration dans la livraison. Dans tous les cas, informez-en le vendeur dès que possible.

4/ Vous avez changé d’avis, vous n’êtes plus acheteur

Vous pouvez changer d’avis et décider de renvoyer le produit sans explication : vous disposez d’un droit de rétractation de 14 jours.
Vous avez ensuite 14 jours supplémentaires pour renvoyer le produit à vos frais, de préférence en recommandé. L’article doit être retourné au vendeur en parfait état, avec ses accessoires et dans son emballage d’origine. À réception, le professionnel a 14 jours pour effectuer le remboursement.
Bon à savoir : la clause de non-remboursement en cas de litige est illégale. Et le droit de rétractation ne s’applique pas aux jeux vidéo, CD, DVD, logiciels descellés, voyages, et produits alimentaires…

Dans tous les cas, n’hésitez pas à contacter une association de consommateurs comme « UFC-Que Choisir » ou « 60 millions de consommateurs ». Une directive européenne de 2015 a par ailleurs imposé un médiateur. En France, il peut être saisi en ligne sur mediateurfevad.fr.

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27 juillet 2017

Hospitaliers : les conditions pour bénéficier des trimestres retraite de bonification pour enfants ?

Depuis la réforme des retraites de 2003, l’octroi de la bonification pour enfants dépend de la date de naissance de vos enfants. Pour ceux, nés ou adoptés avant le 1er janvier 2004, tout agent hospitalier, homme ou femme, a droit à un an de bonification (4 trimestres) s’il a interrompu son activité au moins pendant deux mois continus pour élever son enfant. Pour les enfants nés après janvier 2004, cette bonification est remplacée par une majoration de durée d’assurance de 6 mois (2 trimestres) par enfant, réservée à la mère, si l’agent hospitalier interrompt son activité pendant moins de 6 mois.

Au moment du départ à la retraite, en plus de vos années de services effectives, sont intégrées dans la durée d’assurance ce qu’on appelle les "bonifications" pour enfants: ce sont des trimestres supplémentaires accordés gratuitement, pour tenir compte de votre situation familiale. Ces bonifications sont des trimestres qui s’ajoutent aux trimestres cotisés pour le calcul du montant de la pension.

Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2004.

Bonification pour enfants s’il y a eu interruption d’activité. Chaque agent hospitalier (homme ou femme) peut bénéficier d’une bonification d’un an (4 trimestres) par enfant, né ou adopté avant le 1er janvier 2004, à condition qu'il ait interrompu son activité pendant au moins 2 mois : soit dans le cadre d’un congé de maternité ou d’adoption, soit d’un congé parental, soit d’un congé de présence parentale, soit d’une disponibilité pour élever un enfant de moins de 8 ans, soit d’un temps partiel de droit pour élever un enfant.

Bonification pour enfants s’il y a eu réduction d’activité. Les 4 trimestres de bonification vous sont aussi octroyés, si vous avez seulement réduit votre activité et si vous avez dû travailler à mi-temps au moins 4 mois, à 60 % pendant au moins 5 mois, à 70 % pendant au moins 7 mois.

Bonification pour enfants pour les agents hospitaliers non titulaires.
Le droit à bonification pour enfants est reconnu aux agents qui ont interrompu ou réduit leur activité alors qu’ils ne possédaient pas le statut de fonctionnaire.

Bonifications pour enfant si la mère a accouché pendant ses études.
Chaque mère peut aussi bénéficier d’une bonification d’un an par enfant, si elle a accouché au cours de ses études avant son recrutement dans la fonction publique, dès lors que ce recrutement est intervenu dans les 2 ans après l'obtention du diplôme.

Pour les enfants nés après le 1er janvier 2004.

La bonification est remplacée par une majoration de durée d’assurance de 6 mois (2 trimestres) par enfant, réservée à la mère, si l’agent hospitalier interrompt son activité pendant moins de 6 mois. Avec une condition : la mère doit avoir accouché après son arrivée dans la fonction publique.
Le dispositif pour les enfants nés après le 1er janvier 2004 étant plus restrictif (2 trimestres de bonification au lieu de 4, réservé aux mères), la loi prend en compte les périodes précises pendant lesquelles les parents (père et mère cette fois) ont interrompu ou réduit leur activité pour élever un enfant dans le calcul de leur durée de service. Cette prise en compte peut aller jusqu'à trois ans.

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20 juillet 2017

Vacances : le mobile-home plébiscité par les Français !


Les Français qui choisissent les vacances au camping sont de plus en plus nombreux à préférer le mobile-home à la toile de tente. Le nombre d’emplacements a même augmenté de 20 % en 5 ans ! L’été, certains ont abandonné la location en appartement au profit du mobile home pour des raisons de coût (une semaine en mobile-home coûte en moyenne entre 200 et 600 euros la semaine) sans (trop) sacrifier leur confort. Les familles avec enfants sont 73 % à préférer le mobil-home à la toile de tente. Mais 56 % craignent quand même un peu la proximité avec les voisins. En vacances aussi, difficile d’avoir tous les avantages sans les inconvénients !

Selon un sondage Opinion Way, publié en juin 2017 pour un groupement d’hôtellerie en plein air, 67 % des Français estiment que les vacances au camping se vivent d’abord dans le confort d’un mobile-home. Et selon l’INSEE, si la fréquentation des campings a augmenté de 7,5 % entre 2010 et 2015, le nombre d’emplacements pour des tentes a chuté de 10 % alors que celui des places de mobile-home a augmenté de 20 % !
Ce sont les familles qui privilégient le plus ce type de logement : 73% des personnes ayant des enfants de moins de 18 ans  disent préférer ce mode de location contre 65% pour ceux qui n’en ont pas.

Pourquoi cet engouement ? Selon la même étude, les Français sont d’abord attentifs à la météo de la destination choisie (58%) et en cas de pluie, le mobile-home est une base de repli beaucoup plus agréable que la toile de tente.
Les vacanciers sont vigilants aussi sur le rapport qualité/prix : le coût d’un mobile-home varie en moyenne entre 200 et 600 euros par semaine, un tarif beaucoup plus modéré que les locations moyennes d’appartements ou de maisons. Ceux qui font le choix du mobile-home veulent souvent économiser sur la location sans trop sacrifier sur leur confort. Pour eux, c’est un bon compromis entre l’appartement et la toile de tente.
Ce qui les séduit aussi, c’est la flexibilité des dates. Contrairement aux vacances en location, les vacanciers peuvent souvent arriver et repartir à tout moment de la semaine et ainsi organiser leurs séjours comme ils le souhaitent. Plus besoin dans ce cas de réserver du samedi au samedi avec tous les embouteillages qui vont avec !

Le mobil-home n’a plus une image ringarde

Selon cette étude, les vacanciers privilégient aussi de plus en plus le confort intérieur (49%). L’espace offert et les chambres séparées influencent dans le choix du modèle mobil-home. Un mobile-home peut offrir jusqu’à 40 m2 et disposer de 3 chambres, de 2 salles de bain et d’une cuisine équipée.
Il n’a plus l’image ringarde qu’il avait auparavant : seuls 8 % des Français craignent les moqueries de leurs proches en choisissant cette option pour leurs vacances.
Mais les vacances en mobile-home peuvent tout de même susciter quelques craintes : 24 % des Français se demandent toujours, avant d’arriver, s’ils vont disposer d’un bon emplacement et c’est souvent une source de stress. Plus gênant : 56 % des Français craignent la promiscuité avec les autres vacanciers, les 65 ans et plus étant les plus réticents à s’installer à quelques mètres seulement de leurs voisins immédiats.

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13 juillet 2017

Le système de santé français au 15ème rang mondial


La qualité des soins s’améliore à l’échelle du monde, mais les pays les plus pauvres progressent moins vite que les autres. Et la France se situe à la 15ème place sur 195 pays. C’est le résultat d’une étude mondiale menée par 2000 chercheurs entre 1990 et 2015, sur deux critères : l’accessibilité et la qualité des soins à l’hôpital. Selon cette enquête, la France affiche «un bon système de santé, un accès égalitaire aux soins et un bon accès aux thérapeutiques innovantes », mais perd des places, dans le classement, sur les risques liés aux soins : maladies nosocomiales et les effets secondaires des médicaments…


Fin mai 2017, la revue médicale britannique « The Lancet » a publié un classement de 195 pays, en se basant sur les taux de mortalité de 32 maladies pour lesquelles les décès pourraient en théorie être évités, à condition d'un accès rapide à des soins efficaces (tuberculose, diphtérie, coqueluche, appendicite…). L’étude a été menée dans le monde entier entre 1990 et 2015.
Quel pays dispose du système de santé le plus efficace selon ces critères ? Andorre arrive en première position avec une note de 95 sur 100, tandis que la République de Centrafrique est dernière (29/100).
Notée 88/100, la France se classe quant à elle à la 15e position entre l’Autriche et la Belgique. C’est un résultat plutôt correct même si on aurait pu s’attendre à mieux : l’Organisation Mondiale de la Santé jugeait en 2000 que la France disposait du meilleur système de santé au monde...
Dans l’étude, la France pâtit du nombre de décès liés aux effets indésirables des traitements médicaux (avec une note assez moyenne de 62 sur 100). Elle enregistre également de mauvais résultats en ce qui concerne les infections respiratoires aiguës, ou encore les leucémies (64 sur 100). Elle n’est pas en pointe dans la prévention des maladies nosocomiales.
Mais elle fait partie du top dix des pays les plus performants dans d'autres pathologies : les maladies respiratoires chroniques (98 sur 100), les maladies du rein (92 sur 100).

Alors comment la France peut-elle envisager de progresser encore dans ce classement ? 
Fin 2016, l'OCDE expliquait dans son Panorama santé 2016, que la France jouissait d'une des plus importantes espérances de vie (82,8 ans) au monde. Mais d’après l’étude, il lui manquerait une vraie politique de prévention, qui pourrait par exemple permettre de détecter certaines maladies plus tôt, afin de mieux les soigner, voire de les éviter.
En 2014, l'OCDE chiffrait à 2 % les dépenses de santé de la France dédiée à la prévention, contre 3 % pour le reste de l'Europe.
«Des milliers de morts pourraient être évitées chaque année en s’attelant à améliorer l’organisation des soins, la formation des soignants, l’observance des patients, les prescriptions médicales, constate le spécialiste. Il y a là un vrai enjeu…» explique François Alla, professeur de santé publique à l’université de Lorraine et coauteur de l’étude.

Sur le plan international, parmi les 15 premiers du classement (dans l’ordre l’Andorre, l’Islande, la Suisse, la Suède…) 13 sont des pays européens. Ceux qui ferment la marche sont l’Afghanistan, la Somalie, la Guinée-Bissau et la République centrafricaine. Les plus belles progressions sont attribuées à la Chine, à la Turquie, à la Corée du Sud ou au Pérou.
Cette étude montre aussi que les inégalités se sont creusées : l'écart entre le premier pays et le dernier était de 66 points en 2015 contre 62 seulement en 1990. L'étude s'intéresse aussi à l'écart entre les performances réelles des pays et celles que leur niveau de développement devrait normalement entraîner. Les Etats-Unis par exemple ne se situent qu’à la 35ème place, une position inférieure de 10 points à ce qu'on pourrait attendre d'eux. «Une honte, surtout quand on considère que le pays dépense plus de 9000 dollars par an par habitant, soit plus qu’aucun autre pays», commente le responsable de l'étude, le professeur Christopher Murray. «Ces résultats sonnent comme un avertissement : l'augmentation du niveau de développement n'entraîne pas forcément une amélioration de la qualité et de l'accès au système de santé ». Tout dépend de la volonté des pouvoirs publics de permettre à chacun d’accéder facilement aux soins.




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11 juillet 2017

Téléphone : les appels, les SMS et MMS ne sont plus taxés dans l’Union Européenne



Depuis le 15 juin 2017, les appels, les SMS et les MMS ne sont plus surtaxés dans les 27 pays de l’Union européenne, et au Royaume-Uni. C’est la fin des « frais d’itinérance » facturés souvent avec excès par les opérateurs téléphoniques. De la même manière, naviguer sur internet dans l’Europe des 27 (+ le Royaume Uni) vous coûte désormais beaucoup moins cher, dans la limite d’un plafond de données fixé par votre opérateur.


SMS et MMS.

Envoyer un SMS ou un MMS depuis l’un des 27 Etats membres de l’Union européenne (UE) et la Grande-Bretagne  vous coûte désormais le même prix que si vous êtes en France. Après 10 ans de négociations, ce qu’on appelle les frais d’itinérance, les surcoûts pour téléphoner à l’étranger, ont disparu depuis le 15 juin.
Concrètement, les SMS et MMS envoyés ou reçus ne sont plus surtaxés. Exemple : vous êtes en vacances en Sicile (Italie) et vous envoyez à des amis restés en France une photo du petit port de Syracuse (MMS), vous ne serez pas surtaxé ! Si vos amis vous répondent par SMS, vous ne serez pas surtaxé non plus.

Appels téléphoniques.

Les appels aussi ne sont plus surtaxés. Ils sont désormais décomptés de votre forfait (ou des cartes prépayées) de façon identique, que l’appel soit réalisé vers la France, vers le pays dans lequel vous êtes, ou vers n’importe quel autre pays de l’UE. Autre bonne nouvelle : lorsque vous voyagez dans l’UE et que vous recevez un appel venant d’un autre pays européen, celui-ci n’est pas surtaxé.

En revanche, vos appels passés depuis la France vers un pays n’appartenant pas à l’UE (par exemple la Suisse, la Turquie, la Serbie, ou les Etats-Unis), ou à l’inverse, depuis un pays n’appartenant pas à l’UE vers la France sont toujours surtaxés.
Exemple : vous êtes en vacances en Grèce (membre de l’UE) et vous appelez votre oncle qui habite Marseille pour lui dire que tout se passe merveilleusement bien ! Vous n’êtes pas surfacturé.
En revanche si vous l’appelez de Suisse, vous aurez un surcoût indiqué par votre opérateur dès votre arrivée dans le pays.
Des limites ont quand même été mises en place :  après quatre mois consécutifs de communications à l’étranger, tout comportement excessif – c’est-à-dire si vous utilisez davantage votre téléphone à l’étranger que dans votre pays d’origine – peut être facturé dans la limite du plafond européen (3,2 centimes par minute, 1 centime par SMS). L’objectif est d’éviter que des Européens souscrivent à des forfaits plus avantageux dans un autre pays pour les utiliser chez eux.

Internet.
Enfin, surfer sur internet est désormais possible sans surcoût dans la limite d’un plafond de données transmis par votre opérateur. Quand vous vous connectez à la 3G ou à la 4G dans un pays de l’UE, vérifiez quand même régulièrement (dans « Réglages / Données cellulaires » de votre smartphone) que vous ne dépassez pas le plafond fixé par votre opérateur.
Lisez attentivement les conditions de votre abonnement (elles vous sont rappelées par un SMS de votre opérateur chaque fois que vous changez de pays), car en cas de dépassement un surcoût vous sera facturé.

Bon à savoir
Si vous prenez la mer : vous dépendrez du réseau satellitaire des compagnies maritimes et ce dernier n'entre pas dans le cadre de la fin des frais d'itinérance : les tarifs risquent de s’envoler !
Attention également à vos déplacements près d'une frontière avec un pays hors UE : votre téléphone pourrait se connecter à un réseau surfacturé sans que vous vous en rendiez compte !

Astuce
Il vous est donc désormais possible de profiter sans surcoût de la 4G pour consulter le Web ou vos mails dans un des pays de l’UE.
Mais pour éviter les mauvaises surprises, quand vous voyagez hors de France, y compris dans l’UE, mieux vaut continuer à désactiver les « données cellulaires » et les « données à l’étranger » de son smartphone dans la journée. L’utilisation de la 3G ou de la 4G à l’étranger doit rester très épisodique. Mieux vaut essayer de privilégier le wifi sécurisé (avec mot de passe) qui vous assure la gratuité.


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29 juin 2017

Comment racheter des trimestres de retraite quand on est agent hospitalier ?


S’il vous manque des trimestres retraite pour partir avec une pension maximale, vous pouvez racheter jusqu’à 12 trimestres correspondant à vos années d’études validées par un diplôme. Attention, ce dispositif est onéreux. Cependant, plus vous anticipez tôt dans votre carrière, moins le coût sera élevé.  


Le rachat de trimestres, c’est quoi ?
Le rachat de trimestre s'adresse à ceux qui souhaitent profiter de leur retraite dès l'âge légal, mais auxquelles il manque quelques trimestres pour pouvoir partir dans des conditions financières optimales. 
Vous le savez, pour prendre votre retraite à taux plein, vous devrez avoir cotisé un certain nombre de trimestres. S'il vous en manque, vous avez donc la possibilité de racheter des trimestres de cotisation manquants pour éviter la décote, dans la limite de 12 trimestres maximum. On l’appelle aussi le « versement pour la retraite » : ce dispositif a été mis en place par la réforme des retraites de 2003.

A quelles conditions ?
Pour les agents de la fonction publique (et donc pour les agents hospitaliers) comme pour les salariés du privé, les trimestres manquants doivent correspondre à des années d'études supérieures. Pour pouvoir effectuer le rachat de trimestre au titre de ces années d’études, il faut avoir obtenu le diplôme final. Les années effectuées en classes préparatoires comptent aussi.
Les salariés du privé, et uniquement eux, peuvent aussi racheter des trimestres pour compenser des années de travail incomplètes (moins de 4 trimestres validés dans l’année). Les fonctionnaires n’ont pas cette possibilité.

A quel prix ?
Le coût des trimestres rachetés varie selon :

- L'âge auquel vous les achetez.
Plus on est jeune au moment du rachat (donc plus on anticipe), moins son coût est élevé. Vous pouvez demander le rachat dès votre titularisation dans la fonction publique. Vous devez avoir au moins 20 ans et avoir moins de 60 ans à la date de la demande.

- Votre traitement indiciaire brut à la date de la demande
Plus il est élevé, plus le trimestre est onéreux. Le montant du rachat est déductible de vos impôts sur le revenu.

 - 3 options de rachat possible.

Vous avez le choix entre 3 options :
Option 1 : racheter des trimestres pour augmenter votre durée de service et vos bonifications ;
Option 2 : racheter des trimestres pour augmenter votre durée d’assurance retraite ;
Option 3 : racheter des trimestres pour additionner les options 1 et 2.

Un barème fixe le montant de cotisations, dû pour chaque trimestre racheté, en tenant compte de ces 3 éléments.
Vous pouvez calculer vous-même le coût du rachat de trimestres grâce à ce simulateur : https://retraitesdeletat.gouv.fr/RachatEtudes/

Comment savoir si ce sera rentable ?
Le simulateur ci-dessus permet déjà d’avoir une petite idée ! Si vous souhaitez racheter un grand nombre de trimestres (12 maximum) mais que vous vous y prenez un peu tard, par exemple quelques années seulement avant le départ à la retraite, le coût risque d’être très élevé, plusieurs milliers d’euros par trimestre.
Il faut donc sérieusement y réfléchir en amont. Si le coût se révèle trop élevé, optez plutôt pour d’autres dispositifs « spécial retraite » comme la CRH (Complémentaire Retraite des Hospitaliers) qui vous garantira, à moindre coût, une rente à vie.

Peut-on payer le rachat de trimestres en plusieurs fois ?
Pour les fonctionnaires, les échéances de paiement obéissent à des règles précises :
Paiement comptant pour un seul trimestre ;
Versements en 3 ans au maximum pour 2 à 4 trimestres ;
Versements en 5 ans au maximum pour 5 à 8 trimestres ;
Versements en 7 ans maximum pour 9 à 12 trimestres.
Les prélèvements peuvent être suspendus en cas de congé maladie ou de surendettement.

Peut-on bénéficier de rabais ?
Depuis la réforme des retraites de 2014, il existe un système de « ristournes » pour les plus jeunes : ceux qui font une demande rachat de trimestre dans les 10 premières années de leur vie professionnelle, obtiennent un rabais de 1000 euros par trimestre dans la limite de 4 trimestres soit une possibilité de rabais de 4000 euros maximum.

A qui faut-il s’adresser pour déposer une demande de rachat de trimestres pour les agents hospitaliers fonctionnaires ?

Vous devez formuler votre demande auprès de la CNRACL :
- soit sur papier libre en indiquant vos nom, prénom, numéro de Sécurité sociale et

 adresse ;
- soit en joignant directement la CNRACL par téléphone.
Dans les 4 mois suivant la demande, la CNRACL vous informera de la recevabilité de votre demande et du montant du rachat. A vous ensuite de confirmer ou pas votre choix de rachat. 


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22 juin 2017

Bientôt les vacances d’été : êtes-vous bien assurés ?


Si vous partez en vacances moins de 3 mois, votre maison reste assurée par votre contrat d’assurance habitation. Ce contrat peut aussi couvrir l’appartement que vous avez loué sur votre lieu de vacances, à condition de comporter une « garantie de villégiature ». A l’étranger, pour une prise en charge plus facile de vos frais médicaux, pensez à emporter votre carte européenne d’assurance maladie. N’oubliez pas que certaines cartes bancaires couvrent non seulement ces frais médicaux, mais aussi les frais d’annulation des billets de train ou d’avion, ou la franchise du véhicule que vous avez loué.


Avant de partir en vacances, on pense souvent à vérifier si l’eau et le gaz sont bien coupés, si tous les robinets sont fermés, si la télévision n’est pas restée allumée sur « veille », mais on oublie souvent l’essentiel : vérifier si on est bien assuré grâce à son contrat d’assurance « multirisques habitation ».

1/ Votre maison ou votre appartement reste assuré en cas d’absence.
Si vous partez moins de 90 jours en vacances, pas d’inquiétude : juridiquement, votre maison d’habitation ou votre appartement reste assuré pendant votre absence, par exemple en cas de cambriolage, ou d’incendie chez vous... Mais certains contrats comportent des clauses particulières : l’une de ces clauses peut notamment exiger de « fermer les volets en cas d’absence pour plusieurs jours». Il faut donc relire son contrat avant de partir et repérer ces clauses particulières avant le départ, au cas où…

2/ Votre assurance multirisque habitation couvre aussi la maison de vacances que vous avez louée.
Là encore, il est important de relire votre contrat : il doit comporter une garantie dite « villégiature ». Grâce à cette disposition, si vous louez une maison de vacances, elle sera assurée de la même manière que votre résidence principale. N’hésitez pas à prévenir votre assureur, à lui communiquer l’adresse et la période de location. Il pourra vous fournir une attestation qui pourra être exigée par le loueur. Si cette garantie ne figure pas dans votre contrat, il est plus prudent d’en souscrire une avant de partir.

3/ Certaines cartes bancaires incluent les assurances annulation.
Si vous partez en avion ou en train, le transporteur vous proposera systématiquement une « assurance annulation » : ne vous précipitez pas et comparez avec ce que vous offre déjà votre carte bancaire, avec laquelle vous avez payé le voyage. Demandez à votre banquier de vous renseigner. Prenez les mêmes précautions si vous louez une voiture : là encore, les cartes bancaires prennent souvent en charge le rachat de la franchise. Enfin si vous partez en vacances avec votre propre voiture, lisez attentivement votre « carte verte » : vous y trouverez la liste des pays où votre assurance est valable.

4/ A l’étranger, les frais de santé peuvent être pris en charge par la Caisse Nationale d’Assurance maladie (CNAM). Pensez à vous munir de votre carte européenne d’assurance maladie : elle est disponible dans votre CNAM. Cette carte vous facilitera la prise en charge de vos frais médicaux dans les établissements publics. Là encore, jetez un coup d’œil aux garanties offertes par votre carte bancaire. Certaines, même basiques, peuvent prendre en charge jusqu’à 11 000 euros de frais médicaux. Ce qui ne sera pas forcément suffisant dans des pays comme les États-Unis ou une hospitalisation journalière peut coûter jusqu’à 7500 euros. En dehors de l’Union européenne, l’assurance voyage supplémentaire est conseillée.

5 / Votre contrat d’assurance habitation ou automobile peut couvrir les frais d’assistance. Les frais de rapatriement en urgence peuvent grimper très vite. En principe votre contrat d’assurance habitation ou votre contrat « voiture » comporte une garantie d’assistance. Quoi qu’il arrive, appelez toujours votre assureur avant d’engager le moindre frais.


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15 juin 2017

Des menus d’un chef étoilé pour que les patients mangent mieux à l’hôpital !

Le centre anti cancer Gustave Roussy à Villejuif propose à ses patients, deux jours par semaine, des menus concoctés par de grands chefs étoilés. L’objectif : lutter contre la mauvaise réputation des plateaux-repas à l’hôpital, améliorer le bien-être de ses patients, et veiller à la qualité dans l’assiette en respectant les apports nutritionnels nécessaires. Les quantités ont été légèrement réduites pour équilibrer les coûts.


Chaque mardi et chaque jeudi environ 150 repas élaborés par le chef « deux étoiles » Alexandre Bourdas sont servis dans les chambres de l'Institut Gustave Roussy à Villejuif. Au menu par exemple : sauté de veau aux olives et fruits rouges, lasagnes de canard confit champignons fêta et cumin… Jusqu’à cette année, on n’avait pas l’habitude de déguster de tels plats dans une chambre d’hôpital ! C’est une première en France : l’expérience a été lancée en février 2017 pour lutter contre la dénutrition des patients à l’hôpital (2 millions de patients touchés chaque année en France selon le Ministère de la Santé) et pour lutter contre les préjugés sur la « malbouffe à l’hôpital ».

Lutter contre la mauvaise réputation des plateaux repas à l’hôpital

En fait, cette offre de repas raffinés fait partie d'un programme plus global d'amélioration du séjour des patients mais elle est aussi partie d'un constat : les trois quarts des plateaux repas n'étaient pas terminés par les malades.  « Le fait de privilégier la qualité sur la quantité a permis d’obtenir un coût équivalent, mais avec davantage de qualité dans les plateaux », explique Frédéric Varnier, le directeur général Adjoint de Gustave Roussy. Et il ajoute : « Les traitements contre le cancer impliquent des effets secondaires importants : pertes d’appétit, nausées, aphtes. Qui rendent l’alimentation compliquée. On redonne donc la notion de plaisir, en adaptant l’alimentation à des malades atteints du cancer… »
A Gustave Roussy, de grands chefs étoilés collaborent avec des nutritionnistes pour concocter les menus. Le chef crée et les nutritionnistes veillent à ce que le plat corresponde aux besoins.
Par exemple, la chimiothérapie réduit la sécrétion de salive donc quand le chef prévoit de la semoule, il faut imaginer une  crème assez épaisse pour l’enrober…

La cuisine est une source de bien-être pour les patients


Le chef a travaillé près de deux ans pour mettre au point ces menus appétissants qui répondent aux spécificités d'une personne hospitalisée pour un cancer. « Je reste persuadé que la cuisine est une source de bien-être », explique Alexandre Bourdas. « J’ai été conseillé par des gens qui connaissent les maladies. J’ai découvert de nouvelles contraintes, notamment l’acidité… Il s’agit de faire une cuisine qui ait du goût, mais qu’il ne soit pas trop prononcé… Par exemple, pour les épices, il faut conserver le parfum de l’épice, sans avoir sa tonicité ou sa puissance… »
Et cette initiative est particulièrement bien accueillie chez les patients : «Entre le traitement tres lourd et le plein d’inquiétude, on a l’impression de revenir dans le monde normal et de retrouver la notion de plaisir…», témoigne Annie, une patiente de 48 ans qui a déjà fait plusieurs séjours à Gustave Roussy. Elle ajoute même : « Je pense que la considération qu’on nous porte en nous proposant ces menus tellement raffinés peut aussi nous aider à guérir… »

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08 juin 2017

Prêts immobiliers : changer d’assurance pour économiser, c'est désormais plus facile !




Jusqu’au début de cette année, chaque emprunteur avait la possibilité de choisir une autre assurance que celle proposée par la banque, dans les 12 premiers mois suivant la signature du prêt immobilier. Mais la législation a évolué dans un sens plus favorable : pour les nouveaux prêts immobiliers émis depuis le 22 février 2017, on peut changer d’assureur, non plus seulement dans les 12 premiers mois, mais à chaque date anniversaire du contrat. Ce qui laisse plus de temps pour faire jouer la concurrence et gagner en pouvoir d’achat. A partir du 1er janvier 2018, tout le monde pourra changer d’assureur à chaque date anniversaire ! La mesure s’appliquera à l’ensemble des contrats de prêts immobiliers, même les plus anciens signés avant 2017.


Lorsque vous empruntez de l’argent pour acheter un logement, la banque réclame une assurance qui prend en charge vos mensualités en cas de problème (maladie, accident, décès). Le tarif peut représenter jusqu’à 30 % du coût du crédit. C’est donc une part très importante du budget. Voilà pourquoi, en juillet 2014, la loi Hamon a donné la possibilité à l’emprunteur d’alléger la facture… Tout simplement en faisant jouer la concurrence !
Cette loi prévoyait que l’emprunteur avait 12 mois, après la signature de son contrat de prêt immobilier, pour trouver un autre assureur que celui proposé par la banque. Mais une fois cette année écoulée, il n’était plus possible de changer.
En février 2017, les pouvoirs publics ont adopté un nouveau texte qui donne la possibilité de changer d’assureur, non plus seulement dans les 12 premiers mois, mais à chaque date anniversaire de votre contrat. C’est un changement considérable car vous n’êtes plus obligé de trouver un assureur en urgence dans les 12 mois qui suivent la signature du contrat. Cette mesure, en place depuis plus de 3 mois est encore mal connue : les banques n’y sont évidemment pas très favorables et ont fait peu d’efforts pour informer les emprunteurs. Pourtant, elle concerne tous les nouveaux contrats signés depuis le 1er mars 2017. Pour que la mesure soit connue de tous, il suffirait que les pouvoirs publics prennent un arrêté prévu de longue date obligeant les banques à modifier la « fiche d’information standardisée » remise à l’emprunteur. Pour le moment, cette fiche n’a pas l’obligation de  mentionner la possibilité de changer d’assureur à chaque date anniversaire. Voilà pourquoi les emprunteurs n’y pensent pas forcément.

Selon la CLCV, association nationale de défense des consommateurs et des usagers, « ces réformes sont utiles car elles permettent aux emprunteurs de gagner en pouvoir d’achat… » Ce qu’ils ne payent plus à l’assureur leur permet de dégager un budget important pour d’autres achats.

Changement d’assurance : les prêts immobiliers les plans anciens bientôt concernés


Autre bonne nouvelle pour les emprunteurs : à partir du 1er janvier 2018, cette possibilité de changer d’assureur sera offerte à tous ! Y compris à ceux qui ont souscrit un prêt immobilier plus ancien, datant d’avant mars 2017. Tous les contrats pourront être résiliés à la date anniversaire du contrat. L’occasion pour des millions d’emprunteurs qui remboursent actuellement un crédit immobilier de changer gratuitement d’assurance emprunteur pour une meilleure offre.
Il y a actuellement 8 millions de prêts immobiliers en cours de remboursement. De quoi relancer fortement la concurrence sur le marché de l’assurance emprunteur.

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01 juin 2017

Agents hospitaliers : entre décote et surcote, comme s’y retrouver ?


Au moment du départ, si vous n’avez pas validé le nombre de trimestres requis pour partir avec un taux maximal de 75 %, le montant de votre pension de retraite sera minoré. C’est le principe de la décote. A l’inverse, si vous avez cotisé au delà de la durée d’assurance requise et que vous pouvez justifier de plus de trimestres que le nombre exigé, vous bénéficiez d’une majoration, c’est ce qu’on appelle la surcote. Le taux appliqué à la décote, comme à la surcote, est désormais de 1,25 % par trimestre en plus ou en moins.

LA DECOTE. Dans la fonction publique hospitalière, au moment du départ à la retraite, pour obtenir le taux plein de 75% du traitement de base sur les 6 derniers mois, il faut remplir une condition d’âge (57 ans pour les agents « actifs » et 62 ans pour les agents sédentaires et contractuels) et avoir validé un nombre minimal de trimestres d’assurance retraite (entre 166 et 172 trimestres).

Si vous n'atteignez pas la durée d'assurance requise, autrement dit s’il vous manque des trimestres, votre pension sera doublement réduite.
D’abord, elle sera calculée au prorata du nombre de trimestres validés sur la durée requise, première réduction. Ensuite, on appliquera une  minoration de 1,25% par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres. Deuxième réduction. C’est ce que l’on appelle la décote.

Prenons un exemple :

Jeanne est infirmière, elle vient d’avoir 57 ans et elle compte bien partir à la retraite sans attendre. Seul problème : Jeanne a interrompu sa carrière professionnelle pendant plusieurs années et elle n’a validé que 149 trimestres sur les 166 normalement requis.

Son taux de liquidation sera de 75 % x 149/166 soit : 67,3 %.
C’est ce taux de 67,3 % qui sera appliqué à son traitement indiciaire pour obtenir le montant théorique de sa pension. Voilà pour l’application de la première réduction.

Ensuite on va calculer la décote : 1,25 % x 17 trimestres manquants = 21,2 %. Le montant théorique de la pension précédemment calculé sera diminué de 21,2%. C’est la seconde réduction appliquée.

Mais attention : à partir d’un certain âge, la décote n’est plus appliquée, même si vous ne remplissez pas les conditions requises pour avoir droit à la retraite à taux plein.
Pour supprimer l’effet de la décote, il faut faire le choix de travailler plus longtemps, bien au delà des 57 ans pour les « agents actifs » et 62 ans pour les « agents sédentaires » qui ouvrent le droit au départ à la retraite.

Pour les agents actifs :
Si vous êtes né en :    Age d’annulation de la décote
1960    61 ans et 3 mois
1961    61 ans et 6 mois
1962    61 ans et 9 mois
1963 et au-delà    62 ans

Pour les agents sédentaires :

Si vous êtes né en :    Age d’annulation de la décote
1955    66 ans et 3 mois
1956    66 ans et 6 mois
1957    66 ans et 9 mois
1958 et au-delà    67 ans


Autres cas où la décote n’est pas applicable quelle que soit votre durée d'assurance retraite :
Pour les agents « actifs » comme pour les « sédentaires », la décote n’est pas applicable :

- si vous souffrez d'une incapacité permanente au moins égale à 50%,
ou
- si vous partez à la retraite pour invalidité.

Pour les agents « sédentaires » seulement  :

Familles nombreuses
. La décote n'est pas applicable, quel que soit le nombre de trimestres d'assurance, à partir de 65 ans, si vous êtes né(e) entre juillet 1951 et décembre 1955, si vous avez au moins 3 enfants, si vous avez interrompu ou réduit votre activité professionnelle après la naissance ou l'adoption d'au moins l'un d'entre eux pour se consacrer à son éducation, et si vous avez validé au moins 8 trimestres au titre d'une activité professionnelle avant la réduction ou interruption de cette activité.

Enfant handicapé. La décote n'est pas applicable, quel que soit le nombre de trimestres d'assurance, à partir de 65 ans si vous bénéficiez d'une majoration de votre durée d'assurance d'au moins 1 trimestre pour avoir élevé pendant 30 mois un enfant de moins de 20 ans invalide à au moins 80% ;
ou
si vous avez été salarié ou aidant familial, pendant au moins 30 mois, de votre enfant bénéficiaire de la prestation de compensation du handicap (PCH) au titre de l'aide humaine,
ou
si vous avez interrompu votre activité pour vous occuper d'un membre de votre famille en qualité d'aidant familial pendant au moins 30 mois consécutifs.

LA SURCOTE. A l’inverse, une majoration est appliquée à votre pension pour tout trimestre travaillé au-delà de l'âge minimal et si vous avez travaillé au delà de la durée requise d'assurance. C’est ce qu’on appelle la surcote.

En clair, cette majoration est de 1,25 % de la pension par trimestre supplémentaire, à condition d’avoir dépassé l’âge légal de la retraite : 62 ans pour les fonctionnaires sédentaires et 57 ans pour les agents « actifs » et d’avoir validé plus de trimestres que nécessaires pour obtenir une pension au taux maximal de 75 %.

Prenons l’exemple de Sophie, secrétaire administrative (agent sédentaire), 63 ans : elle a donc dépassé l’âge légal de départ à la retraite (62 ans) et elle a validé 170 trimestres soit 4 trimestres de plus que le nombre requis pour partir à la retraite à taux plein (166). Le montant de sa pension est donc majoré de 4 x 1,25% soit 5 %.

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25 mai 2017

« Baluchonnage » : donner un peu de répit aux aidants



Un rapport parlementaire publié en avril 2017 propose de mettre en place officiellement le système du « baluchonnage » en France : l’idée c’est de permettre aux quelques 8,3 millions d’aidants familiaux qui aident un proche à domicile pour raisons de santé de souffler un peu et d’être remplacés par un tiers rémunéré. Le rapport préconise d’introduire une pause de 2 jours et une nuit minimum, soit 36 heures, et propose que dans la prochaine loi de financement de la Sécurité Sociale, des crédits soient alloués pour permettre sa mise en œuvre.


En France, 8,3 millions d’aidants apportent soutien, et réconfort bénévole, à un parent âgé dépendant en perte d’autonomie, un conjoint malade, un enfant ou un adolescent handicapé. Plus d’un aidant sur deux est une femme (56 %) et 55 % sont âgés de 50 ans ou plus. La plupart (87 %) aident un membre de leur famille. « L’aidant peut apporter un soutien moral, réaliser des activités domestiques, aider à se déplacer, suivre les formalités administratives et accompagner les soins », explique Claudie Kulak, fondatrice de l’association La Compagnie des aidants et elle même aidante. « C’est un peu le chef d’orchestre du quotidien. Il doit tout gérer, y compris son propre stress, voire sa culpabilité s’il n’est pas aussi disponible qu’il le voudrait ou s’il n’arrive pas à obtenir ce qu’il souhaite. L’aidant perd aussi beaucoup de temps à rechercher des informations, à trouver les bons interlocuteurs. »
En moyenne, en France, 226 kilomètres séparent l’aidant de son proche. Ces déplacements incessants ont un impact sur la vie de famille, mais aussi sur la vie professionnelle, puisqu’il faut parfois se rendre disponible pendant les horaires de bureau pour pouvoir joindre tel ou tel service qui n’est pas ouvert le week-end. Les soucis s’accumulent, tout comme la fatigue, et on peut vite être dépassé.

Isolement, fatigue, manque de temps : la santé des aidants est fragile.


Les chiffres sont cruels : 30 % des aidants meurent avant leur proche atteint de la maladie d’Alzheimer. En cause : l’épuisement physique et mental. Les aidants doivent faire face à de nombreuses difficultés, mais heureusement, la société prend doucement conscience de leur rôle social et économique et la législation française évolue peu à peu.
La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, promulguée fin 2015, prévoit la reconnaissance du statut de « proche aidant ».
« Ce statut, que l’on peut juger insuffisant, constitue pourtant un premier pas, une reconnaissance pour les aidants, qui ont longtemps été considérés comme des invisibles », note le sociologue Serge Guérin.

Un répit  de 2 jours et une nuit pour les aidants

Le récent rapport parlementaire (avril 2017) propose de franchir une étape supplémentaire : permettre à ces aidants d’avoir un répit,  de « souffler » de temps en temps en mettant en place officiellement le système du « baluchonnage ». L’aidant prend son « baluchon » et « souffle » quelques jours pendant qu’un tiers rémunéré, formé pour cela, le remplace. L’idée est née au Canada. Selon les spécialistes, pour qu’elle soit bénéfique, cette pause doit être d’au moins 2 jours et une nuit, soit 36 heures d’affilée.
Aujourd’hui, sa mise en place se heurte à des difficultés de financement. Pour que cette mesure préconisée dans le rapport soit appliquée, il faut que les pouvoirs publics l’inscrivent dans la prochaine loi de financement de la sécurité Sociale. « L’enjeu, aujourd’hui, est de faire en sorte que les questions autour des aidants restent dans l’agenda des pouvoirs publics», conclut le sociologue Serge Guérin.
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18 mai 2017

Des biscuits, conçus en CHU, pour lutter contre la dénutrition des personnes âgés !


Depuis le 1er mars 2017, des biscuits hyperprotéinés, inventés au CHU de Nice et vendus en pharmacie, sont désormais pris en charge par l’Assurance maladie. Ces galettes au beurre, à la texture friable, peuvent être consommées quel que soit l’état de la dentition du patient. Elles agissent contre la dénutrition et permettent aux personnes âgées, affaiblies dans leur état général, de maintenir leur poids ou même d'en reprendre.


En France, près de 20 % des plus de 70 ans sont affectés par la dénutrition. Manque d’énergie, manque d’appétit, lassitude générale : c’est une véritable maladie qui favorise l’épuisement, les infections, les complications des pathologies et les chutes. Voilà pourquoi la mise au point d’un biscuit, par le CHU de Nice, désormais pris en charge par l’Assurance maladie depuis le 1er mars 2017, est une petite révolution !
A l’initiative du Dr Isabelle Prêcheur, chirurgien-dentiste, spécialisée en odontologie gériatrique, l’idée de ce biscuit-produit de santé a pris forme en 2009 dans la cuisine centrale de l’hôpital. L’objectif était simple : trouver un aliment solide pouvant être mangé par des patients âgés dénutris, quel que soit l’état de leurs dents. « Mon expérience auprès de ces patients m’a rapidement montré, explique Isabelle Prêcheur, que pour des raisons diverses, financières, sociales, psychologiques, beaucoup ne pouvaient pas avoir de prothèses dentaires. » Or, pour elle, il fallait trouver un moyen de lutter contre les carences et les pertes de poids inquiétantes pour ces patients qui, subitement, se laissent dépérir et n’ont plus la force de lutter… « Je me suis mis en tête de confectionner un gâteau solide, mais qui se brise facilement, même entre des mâchoires édentées, grâce à une texture friable. On a bossé encore et encore avec le pâtissier-chef  du CHU… » Et c’est grâce à cette volonté farouche de réussir que ces biscuits sont désormais disponibles en pharmacie, sous forme de galettes bretonnes, et remboursés par la Sécurité Sociale…

Des biscuits hyperprotéinés consommés croqués, trempés ou émiettés

Riche en céréales, le biscuit apporte un complément hyperprotéiné (22% de protéines contre 6,4% de protéines en moyenne pour les biscuits secs au beurre vendus en supermarché) et hypercalorique (30 kcal). Grâce à sa texture particulière, ce biscuit peut être consommé croqué, trempé ou émietté, il régule le transit et donc réduit les risques d’escarres. Fabriquée en France, cette galette-complément nutritionnel ne contient pas d’huile de palme, ni d’OGM, ni de colorant ou de conservateur. Elle est distribuée par un laboratoire de recherche en santé buccale et nutrition à l’hôpital et l’université de Nice.
Grâce à leurs propriétés, ces galettes sont aussi prescrites aux personnes souffrant de diabète, car elles présentent un index glycémique inférieur à 28. Une étude, réalisée par le CHU de Nîmes révèle que l’état nutritionnel des patients s’améliore grâce à ce produit, entraînant une réduction des coûts des consultations médicales et des séjours hospitaliers.



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11 mai 2017

Chauffage collectif : facture individuelle obligatoire !



Depuis le 31 mars 2017, si vous habitez dans un immeuble doté d’un chauffage central, la loi impose une facturation individuelle obligatoire de votre consommation d’énergie. Vous devez donc vous équiper de compteurs individuels. Objectif : faire baisser la facture de 15 % en responsabilisant les consommateurs. Le 31 mars 2017 était une date butoir pour les immeubles qui consomment le plus d’énergie (plus 150 kWh par m2 et par an). Pour les autres, le répit ne sera que de quelques mois. Après 2019, tout immeuble non équipé pourra être passible d’une amende de 1500 euros à la charge du propriétaire.

La loi de transition énergétique impose désormais aux immeubles qui disposent du chauffage collectif d’équiper chaque logement de compteurs individuels. 4,5 millions de foyers sont concernés sur les 33 millions de logements en France (appartements et maisons).
Concrètement, dans chaque immeuble concerné, le syndic doit faire installer des appareils de mesure permettant de déterminer la quantité de chaleur consommée. Selon la configuration de l’installation de chauffage du bâtiment, il peut s’agir de répartiteurs électroniques placés sur chaque radiateur ou d’un compteur d’énergie thermique, placé à l’entrée du logement.

Eviter les gaspillages et faire baisser la facture

L’objectif, selon les pouvoirs publics, est de responsabiliser les occupants, d’éviter les gaspillages et de faire baisser la facture. Effectivement, avec ce dispositif nouveau, on paie désormais en fonction de ce que l’on consomme réellement et non, comme c’était le cas avant la loi, en fonction de la surface et de la quote-part détenue dans la copropriété. Pour certains qui en avaient assez de « payer pour les autres », c’est plutôt une bonne nouvelle : ils vont faire des économies sur leur facture. Elle devrait baisser de 15 % selon les pouvoirs publics. Rappelons qu’en moyenne en France, un occupant d’un logement de 67 m2 dépense 800 euros de chauffage par an. C’est le premier poste de dépense énergétique dans l’habitat.
Cette mesure a déjà été généralisée dans  de nombreux pays d’Europe : en Suisse, on a constaté une baisse de 20 à 40 % de la facture en moyenne, mais aussi -30 % au Danemark, et - 20 % en Allemagne.

Le coût de l’installation est supporté par les occupants des logements, qu’ils soient locataires ou propriétaires : environ 10 euros de frais de location par an et par radiateur, pour les répartiteurs électroniques placés sur chacun d’eux. Si la configuration nécessite l’installation d’un compteur de mesure général sur le palier ou à l’entrée du logement, elle est à la charge du propriétaire.
Mais attention : certains immeubles sont dispensés lorsqu'il est techniquement impossible d'installer les appareils de mesures, comme ceux utilisant le chauffage au sol, ou encore parce que cela nécessiterait des investissement trop coûteux sur le système de chauffage.
La date butoir était fixée au 31 mars 2017 pour les immeubles qui consomment plus de 150 kWh de combustible chauffage par m2 et par an, soit 71% des copropriétés équipés d'un chauffage collectif. Les bâtiments moins énergivores (120-150 kWh) ont quant à eux jusqu'à fin 2017 pour s'équiper, voire jusqu'à fin 2019 pour ceux dont la consommation est inférieure à 120 kWh/m² par an.

1500 euros d’amende en cas de manquement

Attention si vous êtes concerné : le syndicat des copropriétaires représenté par le syndic est responsable de l'installation du dispositif permettant l'individualisation des frais de chauffage. Si votre syndic ne s’en préoccupe pas, la loi prévoit une amende pouvant aller jusqu'à 1.500 euros par an et par logement jusqu'à ce que l'immeuble soit conforme à la réglementation en vigueur.


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04 mai 2017

Agents hospitaliers sédentaires : quelle sera votre pension de retraite ?

C’est votre salaire indiciaire brut mensuel des six derniers mois, ou «traitement de référence» qui sert de base au calcul de votre retraite. Si vous êtes un agent hospitalier de catégorie « sédentaire », vous devez remplir deux conditions pour partir à taux plein : avoir 62 ans minimum et pouvoir justifier entre 166 et 172 trimestres d’assurance retraite selon votre année de naissance.

Si le nombre de trimestres est insuffisant au moment du départ, vous subirez une décote, c’est-à-dire une réduction définitive du montant de la pension calculée sur la base de 1,25 % par trimestre manquant, mais plafonnée à 20 trimestres maximum.

Pour les fonctionnaires de catégorie « sédentaire », la condition d’âge minimum à partir duquel vous pouvez partir à la retraite est désormais de 62 ans pour tous.

C’est votre salaire indiciaire brut mensuel des six derniers mois, ou «traitement de référence», qui sert de base au calcul de votre retraite. Les indemnités et primes diverses n’entrent pas en compte.

Votre future pension de retraite correspond à un pourcentage de votre traitement. La retraite de base est calculée selon la formule suivante :

             Nombre de trimestres de
75% x   services et bonifications             x traitement indiciaire
             Nombre de trimestres nécessaires
             pour bénéficier du taux plein

Les clés pour décrypter cette formule

A l’image des autres régimes de retraite, votre durée d’assurance dans la fonction publique est décomptée en trimestres. Elle intègre vos périodes de services effectives, auxquelles s’ajoutent, comme pour les salariés, certaines interruptions d’activité : maladie, maternité, service militaire, congé parental… Concernant le service effectif, la règle en vigueur est que toute fraction de trimestre au moins égale à 45 jours compte pour un trimestre entier (les fractions inférieures à 45 jours ne sont pas retenues).

Sachez également que toute activité accomplie à temps partiel  sont comptés comme des services à temps plein. Par exemple, si vous avez travaillé une année à temps partiel (au minimum 50%), celle-ci compte pour une année de service entière (4 trimestres). Cependant, le montant de la pension, pour les services à temps partiel est lui calculé au prorata de la durée de service effectuée.

Dernière précision : en plus de vos années de services effectives ou assimilées, sont intégrées dans la durée d’assurance les «bonifications», c’est-à-dire des trimestres supplémentaires accordés gratuitement. Il existe notamment une bonification pour enfants nés et élevés avant 2004.
 
Revenons à la formule de calcul :

             Nombre de trimestres de
75% x   services et bonifications   (1)                    x traitement indiciaire
             Nombre de trimestres nécessaires
             pour bénéficier du taux plein (2)

(1) Le nombre de trimestres de service et de bonifications est celui que vous totalisez au moment du départ à la retraite ;

(2) Le nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier du taux plein est fixé par la loi. C’est un nombre précis de trimestres que vous devez avoir acquis au cours de votre carrière pour espérer obtenir une pension maximale.
Si vous êtes un agent hospitalier de catégorie « sédentaire », ce nombre dépend de votre année de naissance.
Par exemple, si vous êtes né en 1957, vous pourrez partir au plus tôt à 62 ans et devrez justifier de 166 trimestres de services pour toucher une retraite à taux plein.


Année de naissance
Durée de cotisation requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein de 75 %
1957
166 (41 ans et 3 mois)
1958, 1959, 1960
167 (41 ans et 9 mois)
1961, 1962, 1963
168 (42 ans)
1964, 1965, 1966
169 (42 ans et 3 mois)
1967, 1968, 1969
170 (42 ans et 6 mois)
1970, 1971, 1972
171 (42 ans et 9 mois)
1973 et après
172 (43 ans)

Notez que pour les générations nées à partir de 1973, le nombre de trimestres requis est d’ores et déjà fixé à 172.

Conclusion :

En reprenant notre formule de calcul citée plus haut, on voit bien que la pension maximale que l’on peut obtenir, si le nombre de trimestres effectués est égal au nombre de trimestres requis, est égale à 75 % du traitement indiciaire. On parle alors de pension de retraite à taux plein. S’il manque des trimestres de services, le taux de liquidation de la retraite de la fonction publique sera recalculé au prorata.

Prenons l’exemple de José, ambulancier né en 1957, pouvant partir en retraite à 62 ans en 2019, qui aura à cette date 30 ans de services, soit 120 trimestres, au lieu des 166 exigés.

Voici le calcul de la pension pour José :

             Nombre de trimestres de
75% x   services et bonifications : 120            = 54,2 %
             Nombre de trimestres nécessaires
             pour bénéficier du taux plein : 166

On obtient ce qu’on appelle un taux de liquidation de 54,2 % (75 % x 120/166) C’est ce taux de 54,2 % qui sera appliqué à son traitement indiciaire pour obtenir le montant théorique de sa pension.

Mais ce n’est pas tout ! La loi prévoit ensuite de lui appliquer ce qu’on appelle une décote. Le taux de la décote est de -1,25 % par trimestre manquant, plafonné à 20 trimestres maximum.

Mais attention : à partir d’un certain âge, la décote n’est plus appliquée, même si vous ne remplissez pas les conditions requises pour avoir droit à la retraite à taux plein. Pour en bénéficier, il faut faire le choix de travailler plus longtemps, bien au delà des 62 ans qui ouvrent le droit au départ à la retraite.

Si vous êtes né en :
Age d’annulation de la décote
1955
66 ans et 3 mois
1956
66 ans et 6 mois
1957
66 ans et 9 mois
1958 et au-delà
67 ans

Lire aussi, en cliquant ICI, le mode de calcul de la pension de retraite pour les agents hospitaliers de catégorie « active ».

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