29 septembre 2016

Trisomie : bientôt le test sanguin pour remplacer l’amniocentèse ?

 En juin 2016, les médecins de la  Société française de médecine prédictive et personnalisée (SFMPP)*, ont demandé aux pouvoirs publics de remplacer l’amniocentèse, une pratique jugée très anxiogène pour la mère,  trop à risque pour le fœtus et pas toujours fiable, par un test de dépistage basé sur une simple prise de sang de la future maman. Ce nouveau test est fiable à 99 % et coûte 3 fois moins cher que la ponction du liquide amniotique. 


Chaque année, en France, plus de 20 000 femmes enceintes subissent une amniocentèse pour dépister l’anomalie chromosomique de la trisomie 21. Le médecin repère le fœtus par échographie puis introduit dans l’utérus, dès la 14ème semaine, une fine aiguille pour prélever du liquide amniotique. L’amniocentèse est particulièrement redoutée par les femmes enceintes car elle n’est fiable qu’à 85 %. Elle coûte en moyenne 1200 euros par patiente et peut entrainer des fausses couches (dans 1% des cas) : 100 bébés sains ne naissent pas chaque année à cause de l’amniocentèse.

Pourtant, il existe une autre technologie, beaucoup moins risquée, beaucoup moins chère et beaucoup plus fiable ! Un dépistage basé sur une simple prise de sang de la mère. Dès que la future maman est enceinte, son sang véhicule de l'ADN du fœtus, que les progrès de la technologie, grâce au séquençage, permettent d'analyser pour y détecter les anomalies chromosomiques (13, 18 et 21). Il peut être pratiqué dès la 10ème semaine de grossesse, il est fiable à 99% et ne coûte en moyenne que 390 euros. C’est ce qu’on appelle le Dépistage Prénatal Non Invasif (DPNI).

L'Hôpital américain de Paris est le premier établissement à l'avoir expérimenté en France en janvier 2013. Il a pratiqué depuis plus de 5 400 DPNI. « On le propose en routine aux femmes jugées à risque et ça marche très bien », confie le professeur François Jacquemard. « Tant que l'on n'avait pas la preuve de l'efficacité de ces tests de dépistage prénatal non invasif, je n'y étais pas favorable », explique le professeur Israel Nisand, gynécologue et obstétricien au CHU de Strasbourg… Et il ajoute : « Mais aujourd'hui, la somme d'études menées prouve suffisamment que le taux d'échec est très faible. Et mon avis est désormais très clair. Il y a urgence ! On ne peut pas faire l'économie de proposer —et rembourser — un test de dépistage dont la technologie permet d'emblée un diagnostic fiable à plus de 95 %. »

« Cet examen semble logiquement conduit à supplanter l'amniocentèse dans le cadre du dispositif actuel de dépistage de la trisomie 21 »

Voilà pourquoi, en juin 2016, la Société française de médecine prédictive et personnalisée (SFMPP), réunie en congrès, a officiellement demandé aux pouvoirs publics de remplacer l’amniocentèse par le DPNI. La technologie est au point et une bonne demi-douzaine de sociétés dans le monde les réalise depuis plusieurs années. Le Comité national consultatif d'éthique a même rendu un avis favorable en avril 2013. D'autres pays, comme les Etats-Unis, la Suisse ou l'Allemagne l'ont déjà adopté : « Cet examen semble logiquement conduit à supplanter l'amniocentèse dans le cadre du dispositif actuel de dépistage de la trisomie 21 », prédit le professeur Léon Boubli, cofondateur de la SFMPP.

En mai 2016, le DPNI a été inscrit dans une liste d'examens autorisés et remboursés s'ils sont prescrits, « à l'appréciation du médecin », dans certains établissements de soins accrédités. Un premier pas « insuffisant et inégalitaire » selon Pascal Pujol, président de la SFMPP et généticien. Il précise : « Si vous êtes suivie dans un petit hôpital, vous n'y avez pas droit ! Ce qui serait éthiquement discutable serait de poursuivre les indications de l'amniocentèse pour le dépistage telle qu'on la pratique, entraînant la perte de près de 100 enfants non atteints par an, alors que des tests sanguins non invasifs existent et sont très supérieurs en fiabilité ».

* Société française de médecine prédictive et personnalisée

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22 septembre 2016

Electricité : pourquoi 28 millions de Français vont payer presque 30 euros de plus cette année !


Les 28 millions de foyers abonnés aux tarifs «bleus résidentiels» d’EDF dépensent déjà entre 800 et 900 euros par an en électricité. Pourtant, c’est officiel depuis l’été, leur facture va augmenter de 27 euros exactement, sur 18 mois ! Ce n’est malheureusement qu’un début… Voici quelques explications pour comprendre pourquoi votre facture va subitement s’alourdir…

Les 28 millions de Français concernés par la hausse sont tous des clients EDF abonnés aux tarifs régulés de l'électricité, ceux qui sont fixés par les pouvoirs publics. Pour tous, il va falloir remettre « la main à la poche » ! Alors comment en est-on arrivé là ?

Chaque année, comme c’est prévu par la loi, EDF déclare ses coûts de production et demande une hausse de ses tarifs à l’Etat pour couvrir ses dépenses. L’Etat peut ensuite rejeter ou diminuer cette demande « pour défendre les consommateurs ». C’est ce qui s’est passé en 2014. EDF a estimé sa hausse des tarifs pour couvrir ses coûts de production à + 5%. Pour ne pas « froisser » les consommateurs, les pouvoirs publics ont décidé de limiter les augmentations de tarifs demandées par EDF à + 2,5 %.

Seul problème, la loi est catégorique : elle prévoit que les tarifs régulés de l'électricité doivent impérativement couvrir les coûts de production d’EDF. Or la hausse limitée à 2,5% ne couvre pas les coûts de production de + 5 % annoncés par EDF ! C’est mathématique : +2,5% au lieu de +5 %, le compte n’y est pas ! Imparable juridiquement.

1,50 euro supplémentaire par mois pendant 18 mois !


Les concurrents d’EDF (Direct Energie, Eni, Lampiris…) regroupés au sein d’une association baptisée Anode, se sont engouffrés dans la brèche : ils ont porté plainte auprès du Conseil d’Etat, estimant que l’augmentation des tarifs d’EDF était trop faible et non conforme à la loi… Le Conseil d’Etat a donné raison à l’Anode et a jugé l’augmentation insuffisante. Il a donc annulé, en juin 2016, les limitations de tarifs décidées par le gouvernement en 2014. Les pouvoirs publics ont dû se plier à cette décision, et renoncer à limiter l’augmentation des tarifs. La hausse de 5 % initialement réclamée par EDF doit donc etre appliquée. Les clients sont donc désormais informés qu’ils paieront 1,50 euro supplémentaire par mois pendant 18 mois, soit exactement 27 euros d’augmentation !

Ce n’est hélas pas la première fois ni la dernière peut être ! Depuis 2012, il y a eu ainsi pas moins de 14 recours déposés devant le Conseil d'Etat. Deux d'entre eux concernaient l'électricité. Les douze autres visaient le gaz.     Mais nous n'en n'avons pas fini avec les factures rétroactives. L'Anode a déjà déposé un nouveau recours, toujours devant le Conseil d'Etat, mais cette fois contre l'augmentation des tarifs de 2,5 % intervenue le 1 er août 2015 ! Un nouveau rattrapage de plusieurs dizaines d'euros par ménage sera donc inévitable… en 2017 et 2018 ! Et il s'additionnera à celui annoncé en juin dernier !

Les Français qui ne sont pas concernés sont les 12% de clients qui ont opté pour d’autres fournisseurs d’électricité qu’EDF. Ils sont 3,8 millions en France. Rappelons que la fourniture d'électricité aux particuliers n'est plus un monopole d'EDF depuis juillet 2007. Le « principe de réversibilité » autorise d’ailleurs depuis 2011 à revenir aux tarifs régulés d’EDF à n'importe quel moment. Cette souplesse permet désormais de donner un vrai choix au consommateur.

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16 septembre 2016

COMPLEMENTAIRE RETRAITE DES HOSPITALIERS (CRH) : un nouveau site Internet pour vous accompagner dans la préparation de votre retraite !



La Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH), dont le C.G.O.S est l’association souscriptrice, propose aux agents une solution simple, souple et sûre pour percevoir le moment venu un complément de revenus versé régulièrement, pendant toute leur retraite.

Pour aider les agents à préparer leur retraite pendant leur vie active, la CRH lance un nouveau site internet, plus clair, fourni en informations sur les spécificités de la retraite des hospitaliers du secteur public et les solutions pour mieux la préparer.
L’objectif est que chacun, quel que soit son âge ou sa situation personnelle, soit sensibilisé à l’importance de préparer son avenir, puisqu’il est établi que, pour les agents hospitaliers, la chute des revenus une fois à la retraite est importante : en moyenne, de l’ordre de 40%.

JE VISITE :
http://crh.cgos.info/

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01 septembre 2016

Maman solo : pas facile d’élever seule son enfant !



C’est le paradoxe des familles monoparentales : plus de 80 % des parents solo se déclarent satisfaits et fiers d’élever seuls leurs enfants, mais ils sont presque autant (79 %) à constater qu’ils ne voient pas beaucoup leurs amis et que leurs relations sociales se dégradent …

En France, on recense près de 2,6 millions de familles monoparentales : ce sont beaucoup de mamans, et quelques papas qui élèvent seuls leurs enfants. Les mères « solo » représentent en effet 87 % de ces parents isolés. « Ce n’est pas évident tous les jours mais je suis fière de ce que j’accomplis », raconte Erika, 41 ans, divorcée, aide-soignante dans le Var. Elle est maman d’une petite Léna, 8 ans, et de deux adolescents, Cédric et Lucas, 15 et 17 ans. La fierté d’élever seul son enfant : voilà ce que revendiquent 82 % des parents solo. C’est le résultat d’une enquête menée par l’association « Uniparent », qui regroupe un grand nombre de parents élevant seuls leurs enfants. Selon cette étude, 87% des parents solo se disent « soulagés d’éviter désormais les disputes à la maison », 83 % estiment qu’il sera désormais « plus facile de transmettre leur culture à leurs enfants… »
« Ces résultats très positifs ne sont pas vraiment surprenants », estime Marie-Thérèse Letablier, sociologue, chercheuse au CNRS. Et elle ajoute : « les mères surtout peuvent se sentir soulagées après une séparation, qui, souvent, est conflictuelle, difficile à vivre et donc elles revendiquent leur capacité à élever seules leurs enfants… »
Les mamans solo font preuve d'une combativité sans égal. Comme elles le disent elles-mêmes : elles n'ont pas le choix car tout dépend uniquement d'elles ! Ainsi, envers et contre tout, elles sont de tous les combats, s'interdisant de baisser la garde et même, de tomber malades. Elles sont souvent les reines de l'organisation et du système D !

Mais la sociologue ajoute aussi : « Elles connaissent aussi des moments délicats… » Précarité de l'emploi, difficultés financières (20 % vivent en dessous du seuil de pauvreté), absence de vie sociale, voire de vie amoureuse, solitude parfois, inquiétudes au sujet de l'avenir (« qu'adviendra-t-il de mes enfants si je viens à disparaître ? »), les mamans solos cumulent les handicaps.
 
L’étude réalisée pour la même association fait aussi la liste des contraintes de la monoparentalité : 25 % de ces parents se disent « en difficulté ».
Erika, l’aide soignante, le confirme : « la vie de mère célibataire n’a pas toujours été facile. Après mon divorce, en déménageant, j’ai perdu mes amis, je n’avais pas de travail « et plus aucun lien social… Le soir, je me sentais très seule, je n’avais personne à qui parler quand les enfants étaient couchés… »

75% des monoparents disent s’imposer des restrictions budgétaires.

Autres conclusions de cette étude : 54 % se déclarent « trop fatigués », 50 % disent « n’avoir jamais le temps de rien »,  et 75 % des monoparents disent « s’imposer des restrictions budgétaires pour les sorties et les restaurants », contre seulement 54 % pour l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus.
Virginie, infirmière dans un CHU du Loiret, maman solo d’une petite Lola de 5 ans, le confirme : « je gagne mois de 2000 euros nets par mois et malgré la pension alimentaire pour ma fille, j’ai beaucoup de mal à boucler les fins de mois… Je ne vais jamais au restaurant, je décline poliment quand mes amis me le proposent, je préfère inviter chez moi… »
Dans l’enquête, 79 % des sondés disent aussi « avoir du mal à voir des amis et entretenir une vie sociale… » (contre 48 % pour l’ensemble de la population).  Jean-François Pellé, le président de l’association a une explication : « les parents isolés qui ont l’impression de consacrer tout leur temps libre à leurs enfants sont ceux qui ont des difficultés à gérer leur monoparentalité… » En fait, tout dépend des périodes.
Après avoir vécu un passage à vide, juste après son divorce, quand sa petite dernière était très jeune, Erika, aide-soignante, a désormais le sentiment de revivre : « je prends de plus en plus de temps pour moi, je refais du sport, je profite du fait que mes grands garçons peuvent désormais garder ma fille… » Si, comme maman solo, vous traversez des moments difficiles, dites-vous que cela ne durera pas. Erika nous l’a confirmé !

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25 août 2016

Les retraites de nouveau gelées jusqu’au 1er octobre ?


Avec les réformes successives des retraites, les pensions n’augmentent plus. Cette année encore les retraites seront gelées. Les seniors perdent du pouvoir d’achat. Du coup l’écart se creuse de plus en plus avec les actifs dont les salaires continuent légèrement à augmenter.
Explications. 

Pour les anciens salariés du privé, jusqu’à la réforme des retraites de 1993, les pensions de retraite évoluaient en fonction du niveau des salaires des actifs. En clair : elles augmentaient au même rythme ! Quand les salaires augmentaient, les pensions augmentaient d’autant. Mais depuis la réforme de 1993, elles sont désormais indexées sur l’augmentation des prix à la consommation.
Pour les fonctionnaires, la réforme des retraites de 2003 a instauré le même système : l’indexation des pensions de retraites sur les traitements des actifs a été remplacée par l’indexation sur l’indice des prix hors tabac, comme pour les salariés du privé.
Tant que les prix augmentaient d’une année sur l’autre, les pensions augmentaient dans les mêmes proportions. Mais aujourd’hui ? L’indice des prix mesuré sur les 12 derniers mois est en baisse… Ce qui veut dire qu’au 1er octobre 2016,  les pensions vont certainement faire du « sur place » après avoir été quasiment gelées en octobre 2015 (+0,1%).
Cette situation intervient après d’autres réformes qui ont largement contribué, ces dernières années, à faire reculer le pouvoir d’achat des retraités : en 2009, les pouvoirs publics ont décalé de janvier à avril la date de revalorisation des pensions. En 2014, cette date a encore été déplacée, cette fois d’avril à octobre, tout en gelant le montant des pensions pendant un an. Il n’y a donc pas eu d’augmentation en 2014, ni pendant les 9 premiers mois de 2015. Seuls les retraités modestes, dont les pensions étaient inférieures à 1200 euros mensuels ont bénéficié d’un coup de pouce mensuel de 40 euros. La dernière vraie revalorisation des retraites de base date donc d’avril 2013 : + 1,3 %.

Des pensions qui décrochent par rapport aux salaires


Du coup, on assiste à un véritable « décrochage » des pensions de retraites par rapport aux salaires, qui, eux, augmentent.
Dans le secteur privé, au premier trimestre 2016, le rythme de progression du salaire moyen est de +1,8 % alors que celui de l’indice des prix hors tabac régresse : - 0,1 %. Le pouvoir d’achat des retraités est donc clairement en baisse.
Pour les fonctionnaires, après 5 années sans augmentation, les 5,4 millions de fonctionnaires actifs bénéficient cette année d'une augmentation de 1,2 % du point d’indice, en deux fois : 0,6 % le 1er juillet 2016 et 0,6 % le 1er février 2017. Alors que les retraités, rappelons-le, devraient connaître une augmentation de leurs pensions proche de zéro, l’indice des prix étant stable, et affichant même une légère baisse. Les retraités commencent à contester de plus en plus ce système, car certains tarifs, comme par exemple ceux des billets SNCF ou des transports urbains, continuent à croître.
Des perspectives qui devraient inciter toutes les personnes en activité à réfléchir : pour un agent hospitalier, au moment du départ à la retraite, la baisse de revenu se situe autour de - 40 %. Les années suivantes, on sait que les pensions ne vont quasiment pas évoluer quand les traitements des actifs vont progresser, même légèrement. Mieux vaut penser maintenant à des compléments de revenus qui viendront compenser en partie cette perte au moment du départ à la retraite. La Complémentaire Retraite des Hospitaliers, dont le C.G.O.S est l’association souscriptrice, peut vous y aider ! 


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