03 avril 2014

Réforme des retraites 2014 : hospitaliers, savez vous ce qui vous attend ?

La nouvelle réforme des retraites, définitivement votée le 18 décembre 2013, et publiée au Journal Officiel le 21 janvier 2014, va entraîner de profonds changements pour l'ensemble des Français et en particulier pour les hospitaliers.
Chacun ressent avec inquiétude la période d'incertitude que nous vivons actuellement. Selon un sondage CSA réalisé en janvier 2014, donc après le vote de la réforme, 67 % des Français se disent inquiets pour leur retraite. Ils étaient 57 % il y a seulement 3 ans.
Alors mieux vaut être informé sur ce qui vous attend ! Que va-t-il se passer pour vous ? Quelles seront les conséquences pour votre retraite ? Le dispositif prévu par la loi va se mettre en place petit à petit, entre 2014 et 2017. Voici le détail des mesures et les conséquences immédiates ou à venir pour vous. 





Travailler plus longtemps que nos aînés

Le principe de la réforme, c'est l'allongement de la durée de cotisation pour pouvoir partir à la retraite à taux plein, c'est à dire avec un niveau de pension maximal. En clair : nous allons devoir travailler plus longtemps que nos aînés pour espérer toucher une retraite équivalente.
Aujourd'hui, par exemple,  les agents « actifs » nés en 1955 qui veulent partir à la retraite en 2014 doivent avoir cotisé 166 trimestres durant leur carrière, soit 41,5 annuités.
Mais la durée de cotisation exigée pour partir à la retraite à taux plein va augmenter d'un trimestre tous les 3 ans à compter de 2020 et jusqu'en 2035.
Voici le détail, en fonction de l'année de naissance, du nombre de trimestres qu'il faudra acquérir :


Année de naissance
Nombre de trimestres cotisés pour obtenir une retraite à taux plein
1955,1956, 1957
166 trimestres (41,5 annuités)
1958, 1959, 1960
167 trimestres
1961,1962,1963
168 trimestres
1964,1965, 1966
169 trimestres
1967,1968,1969
170 trimestres
1970,1971,1972
171 trimestres
1973 et années suivantes
172 trimestres (43 annuités)

Bien entendu, le salarié a toujours la possibilité de partir à la retraite, à compter de l'âge de l'ouverture des droits, même s'il n'a pas atteint le nombre de trimestres requis. Mais sa pension subira alors une diminution définitive, ce qu’on appelle la « décote ».

Hausse des cotisations vieillesse

L'autre grand principe de cette réforme, c'est la hausse des cotisations vieillesse à compter de 2014 et jusqu'à 2017. Pour les agents de la fonction publique, cette hausse est de 0,06 point en 2014. Puis elle sera relevée chaque année de 0,08 point en 2015, 2016 et 2017, ce qui portera l'augmentation totale à 0,30 point sur  4 ans.

Les futurs retraités mis à contribution

L'une des mesures de cette réforme touche directement le pouvoir d'achat des futurs retraités : jusqu'à aujourd'hui, la loi prévoyait un bonus de pension de 10 % non imposable pour les retraités ayant élevé au moins 3 enfants. Cet avantage n'est pas supprimé, mais le bonus est désormais réintégré au revenu imposable.
Le revenu net des futurs retraité(e)s va donc baisser, y compris les revenus les plus modestes.
Cette mesure s'applique immédiatement, pour l'impôt payé en 2014 sur les revenus 2013, et pour les années à suivre...

Pas de «compte pénibilité » pour les hospitaliers en 2015 !

Dans la réforme de 2014, les pouvoirs publics ont décidé de tenir compte de a pénibilité du travail.
Cette mesure était très attendue puisque selon différents sondages, 85 % des Français se disaient favorables à la création d'un « compte individuel de pénibilité » pour chacun, avec un système de points permettant
soit de financer une formation pour accéder à un emploi moins pénible, soit de maintenir sa rémunération lors d'un passage à temps partiel, soit d'acquérir des trimestres d'assurance pour partir plus tôt à la retraite
ou se garantir une pension à taux plein.
Hélas, ce système applicable dès le 1erjanvier 2015 ne concernera que les salariés du secteur privé. C'est une grosse déception pour bon nombre d'agents hospitaliers dont le travail quotidien (contraintes physiques et rythmes de travail) correspond aux critères d'attribution des points de pénibilité.
Mais pour les pouvoirs publics, l'existence de deux catégories, « agents sédentaires » et « agents actifs » tient déjà compte de ces éléments de pénibilité.

De mesures insuffisantes en faveur des femmes

La loi a prévu deux mesures en faveur des femmes. Avant la réforme, seul le trimestre de l'accouchement était retenu pour le calcul du nombre de trimestres comptant pour la retraite. Avec la réforme, c’est la totalité du congé de maternité qui est prise en compte.
Par ailleurs, pour valider un trimestre d'activité, un salarié du privé à temps partiel (80 % sont des femmes) devait auparavant totaliser au moins 200 heures payées au Smic. Avec la réforme, on passe à 150 heures.
Ces mesures vont dans le bon sens mais n'effaceront pas l'inégalité hommes/femmes face à la retraite, « car les femmes en activité touchent en moyenne 80 % du salaire des hommes », rappelle l'Observatoire des
inégalités. Une différence qui se perpétue par la suite, durant la retraite, si on n'a pas prévu d'autres revenus complémentaires à sa pension.

                                       Ces efforts demandés à tous n’augmenteront pas
                                            pour autant le montant des futures pensions.
                                        Il est donc encore plus indispensable aujourd'hui
                                                        d’anticiper pour sa retraite.

Compter avant tout sur soi-même

Beaucoup de Français surestiment  leur niveau de revenu quand ils seront à la retraite. Selon le sondage CSA de janvier 2014, une majorité de Français pense conserver un peu plus de 70  % de ses revenus à la retraite. Or, pour les agents hospitaliers,  on sait que la pension ne dépassera pas en moyenne 60 % du traitement indiciaire brut au moment du départ  à la retraite, soit un écart de 10 points par rapport aux revenus attendus ; D'où la nécessité d'anticiper pour éviter les mauvaises surprises et d' imaginer dès aujourd’hui, individuellement, comment compenser la perte de revenus au moment de la retraite, comment trouver ce complément de revenus qui fera la différence, le moment venu. L'une des solutions peut être celle proposée par le C.G.O.S, la Complémentaire Retraite des Hospitaliers. Se renseigner, c'est déjà commencer à anticiper.


Le C.G.O.S à vos côtés pour votre future retraite
Acteur majeur de l’action sociale dans le monde hospitalier, le C.G.O.S propose notamment une solution durable permettant de limiter la perte de revenus au moment du départ à la retraite : c'est la
Complémentaire Retraite des Hospitaliers (CRH) qui sera versée au retraité durant toute sa vie. Un choix fait par Oranne, infirmière, qui a adhéré à la CRH en janvier 2014...

Le point de vue de :
Oranne, 38 ans, divorcée, infirmière en Meurthe et Moselle, adhérente à la CRH depuis janvier 2014
« Quand le C.G.O.S m'a proposé d'adhérer à la CRH, je me suis dit qu'à 38 ans, il était temps d'y songer. C'est vraiment la réforme des retraites qui m'a décidée. Je sais que les pensions vont diminuer. Quand j'ai divorcé, je me suis retrouvée toute seule avec mes 3 enfants. Je ne peux compter que sur moi-même pour mon quotidien et pour l'avenir. Je dois penser à tout ce qui peut arriver. Si je dois me retrouver en maison de retraite un jour, je n'ai pas envie d'être à la charge de mes enfants, la CRH m'aidera à être autonome... J'ai toujours été très prévoyante, mais je préfère épargner doucement et progressivement. Ma banque m'a proposé de souscrire aussi, mais je n'étais pas rassurée. Avec la crise, on ne sait jamais ce qui peut se passer avec les banques... Alors qu'avec le C.G.O.S, j'étais en sécurité. Quand ça passe par l'hôpital, on a davantage confiance... »


Pour découvrir la solution retraite du C.G.O.S cliquer ici :  CRH

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