25 décembre 2014

L’optimisme : un moteur pour tous !

Mais pourquoi donc y a-t-il des optimistes et des pessimistes ? Est-ce héréditaire ou une disposition particulière de notre cerveau ? Pas seulement : l'optimisme se cultive aussi ! On peut s'auto-persuader et ça marche ! C'est même bon pour la santé. Travaillons notre mental. Un vrai travail de longue haleine !

 

« Je ne suis pas sûre d'être optimiste mais je me dis : il y a toujours quelque chose qu'on ne sait pas, qu'on n'a pas essayé, alors je fonce ! » explique la comédienne Sylvie Testud avec enthousiasme ! Mais elle fait figure d'exception. Car selon l'économiste Claudia Senik, « les Français restent souvent les champions du monde du pessimisme...» Alors que dans des pays comme le Ghana, le Nigeria ou le Vietnam, « les habitants se disent majoritairement heureux » constate Philippe Gabilliet, auteur du livre « Eloge de l'optimisme ». La raison ? Dans ces pays où le niveau de vie reste très inférieur au nôtre, « on y éprouve une sensation de progrès, tandis que chez nous le sentiment d'impuissance nourrit la dépression... », explique encore Philippe Gabilliet.

Pouvons-nous devenir optimistes à force de volonté ?

Alors pouvons-nous inverser cette tendance ? Peut-on devenir optimistes à force de volonté auto-persuasive ? En clair : pouvons-nous changer notre façon d'être et de penser en faisant simplement un travail sur notre cerveau ? Le fondateur de la psychanalyse Sigmund Freud considérait l'optimisme comme une caractéristique innée chez chaque individu. Pour lui, on ne pouvait pas l'acquérir. En 2007, une étude de la New York University publiée dans la revue « Nature » a localisé une « zone de l'optimisme » dans le « cerveau moyen » situé juste derrière les yeux... L'IRM a confirmé cette hypothèse : la zone considérée fonctionne bien plus intensément chez les optimistes déclarés. Freud avait donc raison ? Pourtant, de nombreux chercheurs considèrent que la composante génétique ne suffit pas. L'optimisme peut aussi se cultiver et notre cerveau se modifier en conséquence. Pour s'exprimer, cette fameuse zone de l'optimisme de notre cerveau doit bénéficier de circonstances propices et d'un environnement favorable. Voilà pourquoi il ne faut jamais désespérer ! L'optimisme dépend aussi de facteurs sociaux comme l'éducation, les conditions matérielles, les événements de la vie... Philippe Gabilliet souligne aussi « le rôle crucial d'une enfance où on se sent aimé... »

L'optimisme bon pour la santé

Une chose est sûre : l'optimisme est bon pour la santé. « Les femmes optimistes sont moins affectées psychologiquement lorsqu'elles sont frappées par un cancer du sein, ou lorsque les tentatives de fécondation in vitro se révèlent infructueuses... » explique la revue « Cerveau et Psycho ». En fait l'optimisme a du bon pour tout le monde et pour tous les sexes : il permet d'obtenir de meilleures notes en fac, de continuer à se sentir moins malheureux en cas de coup dur, ou d'avoir en moyenne davantage d'amis. Il aide à mieux supporter les effets secondaires de certains traitements comme les chimiothérapies. Il réduit même le taux d'AVC ! Selon une étude publiée par l'Université du Michigan, sur un échantillon de 6044 hommes et femmes, chaque degré supplémentaire d'optimisme (sur une échelle qui en compte 16) s'accompagne d'une baisse de 9% du risque d'AVC.

« Le bonheur ne s'apprend pas, il s'autorise... »

Etre optimiste, cela se travaille. Quand on décide de regarder un verre à moitié plein au lieu de se lamenter devant un verre à moitié vide, c'est déjà une première étape. C'est même le fondement de la « pensée positive » de plus en plus souvent utilisée par les psychologues. « Je n'essaie pas de faire croire à mes patients que la vie c'est du bonheur, mais que les moments de bonheur existent. Et plus profondément que la vie est souvent telle que nous la regardons... » explique Béatrice Millêtre, docteur en psychologie et auteur de « Prendre la vie du bon côté ». Pour elle, le bonheur ne s'apprend pas vraiment, « il s'autorise ». Prendre l'initiative de s'octroyer de petits moments de bonheur est un exercice souvent bien plus difficile à réaliser qu'on ne l'imagine. La « pensée positive » ne nie pas les symptômes de pathologies comme le stress, l'angoisse ou la déprime. Mais elle met l'accent sur les ressources que chacun a en soi et sur les qualités sur lesquelles nous pouvons nous appuyer pour nous en sortir. Si vous venez de vivre un moment difficile, recensez vos qualités, changez d'état d'esprit et commencez à prendre la vie du bon côté. 2015 est déjà une autre année qui commence...et l’avenir s’annonce plus favorable si l’on envisage les choses sous un angle positif.

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