10 mai 2016

Des robots à l’hôpital pour aider les infirmiers et les aides soignants !

A l’état de prototypes ou déjà en fonctionnement notamment au Japon, les robots qui entrent à l’hôpital ne sont plus seulement destinés à aider les chirurgiens à opérer. Ils viennent désormais prêter main forte aux infirmiers et aux aides-soignants. Ils effectuent les tâches les plus pénibles pour leur permettre de se concentrer sur la relation avec le patient.


Les robots qui « opèrent » ont fait leur entrée à l’hôpital depuis plusieurs années déjà. Les chirurgiens n’interviennent plus directement sur  le patient, ils manipulent le robot, ils restent les maîtres du jeu, mais ils ont gagné en précision. Pour eux, c’est déjà presque une routine.
Lire dans Complement’air l’article : http://www.complement-air.com/2014/03/quand-un-robot-articule-opere-les.html

Ce qui est nouveau, c’est l’arrivée du robot destiné à soulager le travail des infirmiers et des aides-soignants. La révolution est en marche !

Aux États-Unis, Tim Maguire, entrepreneur installé dans le New Jersey, a inventé une machine capable de faire des prises de sang. Au Japon, Hospi, un engin costaud, 1,30 m pour 120 kg, est capable de distribuer les médicaments et de laver les cheveux des patients. Son corps en plastique, qui ressemble à un gros seau renversé, se déplace seul sur des roulettes dans les couloirs et les chambres des établissements hospitaliers, après en avoir mémorisé le plan. Enfin en Europe, le CHU de Liège a investi 2,6 millions d'euros pour acheter deux robots chargés de préparer les médicaments. Ces automates permettent, en bout de chaîne, de faciliter le travail des infirmières. Car l’objectif est là : décharger les infirmières et les aides-soignantes des taches ingrates ou physiquement trop pénibles. Elles pourront ainsi passer plus de temps avec les patients.

C’est ce qui se passe au Japon : les robots s'occupant d'une partie de la logistique, le personnel de soin peut se concentrer sur la surveillance et l'accompagnement des malades. «Si ces robots débarquent en France, nous pourrons passer plus de temps avec les patients, pour les rassurer, comprendre leurs angoisses et les préparer à des opérations délicates… Franchement, avec tout ce que j’ai à faire aujourd’hui, je n’ai pas le temps de discuter avec les patients et je vais à l’essentiel… » souligne Edwige, infirmière depuis 20 ans dans le Var.
Parfois, tout de même, il peut arriver que la machine se grippe. Il y a quelques années, dans un établissement de l’ouest de la France, des médicaments ont été détruits par erreur, suite à un dysfonctionnement du robot de rangement et du système informatique ! Autre bémol : le coût de ce robot reste encore élevé. Il faut compter 100 000 euros pour un robot de rangement, sans compter les travaux d’aménagement qui sont souvent nécessaires pour qu’il puisse circuler.

Dernier exemple : des scientifiques japonais ont conçu un robot qui peut soulever et déplacer les patients immobiles afin de faciliter la tâche du personnel des hôpitaux. Avec sa drôle de tête d'ourson, Robear, 140 kg sur la balance, peut notamment ajuster sa force et l'amplitude de ses mouvements en fonction de la morphologie des patients grâce ses nombreux capteurs sensoriels. Il peut extraire une personne de son lit pour ensuite la déposer délicatement dans un fauteuil roulant ou tout simplement l'aider à se lever. « Nous avons opté pour cette représentation animale parmi diverses propositions de nos chercheurs », précise l'un des fondateurs du projet, Toshiharu Mukai, à propos de ce robot car il devait inspirer « force et cordialité ». Et il ajoute : « Nous avons l'intention de poursuivre la recherche vers des robots plus pratiques capables de fournir délicatement des soins aux personnes âgées »…
Stéphanie, aide-soignante débutante dans la Marne aimerait pouvoir s’appuyer en France sur ce type de robot : « Soulever une personne invalide est un geste qui demande non seulement une technique très bien rodée, mais surtout une force physique assez importante. Répété de nombreuses fois dans la journée, ce geste peut avoir des conséquences sur notre santé, notamment au niveau du dos… » La firme japonaise qui a imaginé Robear a senti tout le potentiel de ce robot et affirme : « Nous espérons vraiment que ce robot va entraîner des progrès dans les soins infirmiers et soulager le fardeau des soignants… »
Il n’y aurait donc pas de limite ? Pour le moment, on ne peut pas confier, même aux robots les plus perfectionnés, des tâches qui demandent une prise de décision si celle-ci n’a pas été programmée par l’homme. Les robots actuels, confrontés à des événements totalement imprévus, ne savent pas "imaginer" la bonne réaction, ce qui est le propre de l'intelligence humaine. Les robots de prochaine génération, et notamment ceux destinés aux services à la personne, seront-ils capables de mimer toute une palette d'émotions dans leur comportement pour être acceptés sans réserve dans l'intimité des patients ? Les débats sont ouverts...

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