Santé et Forme

Les animaux de compagnie : un atout pour notre santé !

16 juillet 2015
Chat, chien, hamster ou poisson rouge : avoir un animal fait du bien à la tête et au corps ! Ceux qui ont des animaux le savent intuitivement. Mais la question est si sérieuse que des chercheurs du monde entier s’y sont penchés. Certains animaux peuvent même servir de thérapie pour soulager des troubles psychologiques…
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Sultan ou Daisy ne sont pas simplement de fidèles compagnons. Ils veillent aussi sur votre santé. Des études américaines, publiées il y a quelques années, ont montré que les maitres de compagnons à 4 pattes avaient moins de problèmes d'hypertension artérielle, moins de cholestérol et de triglycérides que les autres ! Et leurs chances de survie en cas d'attaque cardiaque sont plus élevées. Le chien serait même un allié de poids contre les kilos !
L’explication est simple : jouer avec son chat dans la maison ou lancer la balle du chien dehors sont autant de moments où l’on accomplit des efforts sans s’en rendre compte. Les personnes qui possèdent un chien sont plus actives en promenant leur animal tous les jours ! Sans oublier les rencontres que ces promenades peuvent provoquer : avez-vous remarqué combien il est facile de croiser des personnes seules avec leur chien quand soi-même on se promène avec le sien ? Il suffit de parler de son « toutou », de ses « bêtises », pour que tout de suite, le silence gêné soit rompu, la confiance s’installe, les amitiés naissent ! En un mot, votre chien vous aide aussi à agrandir votre cercle relationnel !

Des vertus psychologiques

De manière générale, les animaux de compagnie ont aussi des vertus psychologiques reconnues. Ainsi, le fait d'avoir un chien, un chat, des oiseaux, des poissons rouges, permet de réduire le stress des maîtres. Les heureux propriétaires sont également moins sujets à la dépression. Les chiens permettraient à leur maître d’augmenter leur sentiment d’appartenance, d’estime de soi. Ils donneraient même un sens à leur existence. Selon les mêmes études américaines, le simple fait d'avoir un animal de compagnie réduit de manière forte l'usage de médicaments psychotropes et diminue de 50 % les dépenses de santé ! Ces compagnons permettraient de traverser de manière plus sereine toutes les difficultés de la vie... Normal : à la maison, il prend sa place, devient le complice des jeux, le confident des peines. Un compagnon irremplaçable ! Autre enseignement : caresser son animal permet de libérer l’ocytocine, l’hormone de l’amour…  

Un enfant qui vit avec un chien va renforcer son système immunitaire

L’animal de compagnie est bon aussi pour le développement physiologique et psychologique de l’enfant. L’animal aidera l’enfant en bas-âge dans sa communication verbale et non verbale. C’est un confident qui va lui permettre d’acquérir des qualités comme la fidélité, la responsabilité. Plus important encore : un enfant qui vit avec un chien qui va être amené à lui lécher copieusement le visage va forcément renforcer son système immunitaire. Le Docteur Pham Thi, allergologue à Paris, explique : « On sait qu’un environnement riche en bactéries, quand on a beaucoup d’animaux, de moisissures, a un effet protecteur sur nos immunités. Dans les premiers mois de vie, les premiers éléments avec lesquels on est en contact peuvent déterminer beaucoup de choses dans notre vie future. C’est extrêmement important pour la suite de notre santé… » Selon une étude dévoilée fin 2014 au congrès européen de pneumologie à Munich, dormir avec un animal serait même un atout contre l’asthme ! Pour leur enquête, les chercheurs ont suivi près de 2.500 bébés pendant dix ans. Il ressort que ceux qui ont dormi avant trois mois sur de la fourrure animale ont diminué de 79 % leur risque d’avoir de l’asthme à l’âge de 6 ans.  

L’animal de compagnie réduit la sensation d’isolement chez les séniors

Pour un sénior aussi, l’animal de compagnie a toutes les vertus ! Surtout lorsqu’il vit seul, c’est un véritable réconfort quotidien. Il atténue la sensation d’isolement. Donner à manger à son chien, le sortir… permet d’avoir un rythme de vie régulier. La promenade de Daisy permettra au senior de prévenir les maladies cardiovasculaires, autant que retarder l’ostéoporose. D’ailleurs, si les animaux ont un effet protecteur, ils sont également utilisés pour soigner ! Élodie est une jeune psychologue de la région parisienne qui prend en charge les enfants dyslexiques, autistes, les adolescents en difficulté, mais aussi les personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de démences. Quand elle se rend chez ses patients, c’est soit avec un chien, soit avec un lapin, selon la pathologie. Elle explique : « L'animal n'est pas le thérapeute mais il est un médiateur, un facilitateur social entre le thérapeute et le patient, il sert de déclencheur de réactions, de comportements, de mouvement d'équilibre, de mémoire et enfin d'anxiolytique… » Ensuite, c'est au thérapeute d'interpréter ce lien entre le comportement de la personne et celui de l'animal. « Le chien facilite la verbalisation, précise Élodie. Le lapin nain, quant à lui, est un animal idéal avec les enfants en difficulté. Ses longues oreilles tombantes peuvent être levées afin d'y chuchoter les confidences parfois les plus intimes… » Forts de tous ces enseignements, les parents les plus réfractaires aux animaux domestiques finiront peut-être par céder aux demandes répétées de leurs enfants !